Castigo del penséf/iie, acte II, se
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ques passes, l'Espagnol d'un coup de revers tranche la léte de l'Albanais. Très penaud et un peu inquiet de ce résultat, le motif de la querelle étant d'ailleurs futile, l'Espagnol s'approche du corps, sent qu'il palpite, que la tôte séparée du tronc remue. Il a une idée de génie. Il rapproche les deux morceaux, qui, o-ràce au froid terrible de l'endroit, se ressoudent le mieux du monde. Ravi de l'opération, il conduit son Albanais à la taverne prochaine pour sceller la réconciliation. On boit, on trinque; mais voici que la chaleur de la chambre opère malencontreusement; les morceaux soudés se désagrègent. Aussi l'Albanais, qui, à un moment, se renverse pour mieux vider son verre et faire raison à son camarade, perd-il de nouveau sa tête au grand ébahissement des convives. L'Espagnol se sauve*.
Il n'y avait pas en Flandre que le froid qui déplût aux Espagnols. Une autre particularité de votre pays, de la configuration de votre sol leur inspirait une aversion et une crainte bien justifiées. Les bancs de Flandre, ces sables mouvants, qui, se déplaçant d'heure en heure, trompaient les marins et faisaient échouer leurs navires, ces bancs plus redoutables que