‹ Études sur l'Espagne (volume 4)Chapitre 146 sur 197 · V. L'ESPAGNE DU « DON QUICHOTTE · texte numérisé non relu

V. L'ESPAGNE DU « DON QUICHOTTE

l'exégèse du roman reste l'œuvre cleTAnglais, sans compter qu'une partie accessoire mais fort utile de son livre, j'entends le lexique de la langue du Don Quichotte, n'a été remplacée par rien et conservera sa valeur, tant qu'on ne lui aura pas substitué un répertoire plus complet et plus digne de nos connaissances actuelles en matière de philologie castillane. Béni soit donc ce brave ecclésiastique, ce Don Boivle, comme l'appelaient volontiers ses amis qui plaisantaient son savant amour pour le chevalier de la Manche : il a ouvert la voie, il a été, au sens propre du mot, le premier des cervantistes.

L'intérêt qu'inspire en Angleterre l'œuvre .de Cervantes, s'il ne s'est pas traduit dans notre siècle par des travaux aussi considérables et méritoires que ceux de Bowle, continue cependant de se manifester de temps à autre par de nouvelles traductions ou des essais littéraires qui visent, soit à rendre de plus en plus fidèlement la pensée de l'auteur, soit à tenir le public au courant des recherches de l'érudition espagnole.

Celle-ci traite maintenant Cervantes comme l'Italie son Dante ou le Portugal son Camoëns, quoiqu'elle soit loin d'apporter à l'étude du héros national le zèle et la critique dont font

Page 1