‹ Études sur l'Espagne (volume 4)Chapitre 191 sur 197 · Prologue des Comedias de Cervantes · texte numérisé non relu

Prologue des Comedias de Cervantes

378 V. l'espagne du « don Quichotte ».

ductions les plus extravagantes de la Thalie espagnole, en même temps qu'au nombre des plus contraires aux règles admises et recommandées par Cervantes dans ses écrits, on s'est demandé comment il avait pu les composer d'abord, puis les imprimer, les garantissant bonnes ou au moins passables. Désireux de \ résoudre ce problème, un écrivain fantasque duxviii" siècle, Blas de Nasarre a soutenu que Cervantes avait agi à l'égard du théâtre de son pays comme à l'égard des livres de chevaleries, qu'il s'était proposé de le tuer sous le ridicule, en le parodiante Boutade que personne n'a prise au sérieux. Une parodie demande à être spirituelle, amusante, comme le Don Qui- \ chotte, et quelle parodie que huit pièces mortellement ennuyeuses et absurdes où pas un , trait n'avertit qu'il s'agit d'une plaisanterie et ^ qu'on se moque de nous ! Non, la vérité est que Cervantes les a écrites telles quelles et sans se soucier le moins du monde des règles, — pas plus de celles d'Aristote que de celles du bon sens et du goût, — parce qu'il n'a pas eu le loisir de les écrire autrement, et qu'il les a vendues à un libraire parce qu'il avait

1. Voyez la préface qu'il a mise à l'éclition des Comedias de Cervantes publiée en i7i9.

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