Diiran, ibid., n
voilà élucidée, de la façon la plus plausible, l'allusion de Lazarille. C'est un souvenir de la vieille romance du comte Claros. Rien de plus commun, au reste, que ces réminiscenceslà chez les écrivains espagnols *, et rien qui ne s'explique mieux que ces substitutions successives d'Alaî^cos à Claros et à^Arcos kAiarcos. Dans le premier cas, les deux romances, qui ne sont pas sans analogies, ont été confondues ; dans le second, c'est un imprimeur maladroit qui a laissé tomber les premières lettres à'Alarcos.
Passons maintenant aux éditions flamandes. Nous considérons celle de Martin Nuyts (Nutius) — petit volume in-12 de 48 feuillets, imprimé en caractères ronds et sans figures, l'an 1554, à Anvers, — comme une simple répétition de l'édition de Burgos de la même
1. Dans Lazarille même, au chapitre de l'écuyer, on en peut noter deux autres. Les mots « Hélos do bitehen. . . » (alguazil et greffier) rappellent la romance Hélo, Jiélo, por do viene (Duran, n° 858); et cette réflexion du pauvre garçon : « Yo, como en otra tal no me ubiesse visto . . . » est un souvenir d'une vieille chanson populaire, qu on retrouve dans la Niùa de Gômez Arias, de Calderon :
Senor Gômez Arias,
Duélete de mi.
Que soy nina y sola,
Nunca en tal me vl.