Charles II et l'amant espagnol, t. I, p
180 III. l'histoire dans ruy blas.
coutumes et de costumes, beaucoup de coches de coylieras et d'azziiccar espongado, môme des notes pour rassurer les profanes et leur révéler le sens de ces étonnants idiotismes castillans: le tout délayé dans un style dont on ne connaît que trop la déplorable facilité.
Quelque temps après l'apparition de ces divers récits romanesques, ce fut au tour des artistes de nous oflVir un Charles II digne de tout point des modèles si étrangement outrés de la littérature. L'exorcisme de Charles II, roi d'Espagne, tableau d'Adolphe Brune, exposé au Salon de 1835, nous représente D. Gârlos sous les traits d'un pelit vieux idiot, que des prêtres et des moines, à la face livide et hébétée par le fanatisme, ont agenouillé de force sur un coussin et qu'ils pressent brutalement de se laisser exorciser. La lueur blafarde d'une torche, tenue par un des moines, éclaire cette sinistre scène \
On ne fera pas à Hugo l'injure de supposer un instant qu'il ait pu contracter quelque dette envers ces ?ni?iores de la littérature et de l'art ; son génie plane fort au-dessus de pareilles misères. Néanmoins, le hasard seul
1. Une lithograpliie de ce tableau se trouve dans L'Artiste, t. IX, année 1835.