Victor Hugo, Choses vues, Paris, 1888, p
3. Nous avons uue lettre du duc à son beau-frè EmmïDuel de Satm, datée de Senones (chef-lieu de la pria< pauté de Salm Salm), le SI décembre 1789 (Bibl. Nat., M Esp. m»', fol. 61>
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grand d'Espagne et duc de Tlnfantado, le 18 juillet 1791. Lorsqu 'éclata la guerre entre l'Espagne et la République Française, il leva et équipa à ses frais un régiment de volontaires dont le Roi le nomma colonel. L'histoire ne parle pas de prouesses qu'il aurait accomplies au cours de la campagne ; mais elle connaît ses intrigues politiques. Familier de Ferdinand YII, quand ce souverain n'était encore que prince des Asturies et conspirait contre son père, Infantado, cela au moins soit dit à son honneur, fiit un des très rares grands d'Espagne qui ne se prosternèrent pas devant Godoy. L'abdication de Charles IV et l'avènement de Ferdinand, en mars 1808, le portèrent tout naturellement aux plus hauts emplois. Il fut nommé coup sur coup colonel des Gardes Espagnoles et président du Conseil de Castille ; ce qui ne l'empêcha pas, quelques mois plus tard, de féliciter Napoléon à Rayonne et de faire sa soumission à Joseph, qu'il se hâta d'ailleurs d'abandonner aussitôt après la défaite des Français à Bailen. Très infatué de ses minces talents militaires, il se fit nommer général en chef par le gouvernement provisoire, le 10 décembre 1808, perdit un mois après (12 janvier 1809) la bataille d'Uclés, qui eut des suites désastreuses, et fut relevé de son commandement. Pendant la dernière période de la guerre de l'Indépendance, il se tint plus à l'écart, attendant le retour du roi légitime, qui, en 1814, lui rendit ses deux emplois de colonel des Gardes et de président du Conseil dont il avait été dépossédé par la guerre et la révolution. Esprit .confus et chimérique, caractère