‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 127 sur 212 · MORT DE LA ROMANA · texte numérisé non relu

MORT DE LA ROMANA

possible que tu trouves, si je ne te le dis pas... Ma sœur, qui, inquiète de ma santé et désireuse de profiter de cette occasion pour voyager un peu, a réussi à extorquer un oui au duc et s'est rendue ici en quatre jours par le chemin long. A ce irai, je reconois n'est-il pas vrai?

Elle est arrivée le dimanche 20 et je pense qu'elle restera jusqu'au milieu du mois prochain. Je l'accompagnerai jusqu'à Belmonte, passerai de là à Fernan Nunez, rentrerai à Madrid pour y demeurer jusqu'à la fin de Tannée au plus, puis me rendrai à Paris, si rien ne m'en empêche^ ».

n revient ensuite sur Taffaire d'Alger. De faux bruits et des calomnies répandus dans le public par les chefs intéressés à se blanchir et à attribuer toutes les fautes à ceux qui ne sont plus là pour se défendre excitent l'indignation de notre brigadier ; il les relève vertement.

« C'est une canaillerie que Ricardos' ou tout autre mette sur le compte de La Romana le malheur qui nous est arrivé. Quand je débarquai avec mes grenadiers, qui furent des premiers à mettre pied à terre, je ne le vis pas. Je formai mes hommes et le cherchai, parce qu'il commandait ma division. Au bout d'un quart d'heure et demi, je rencontrai son aide de camp à l'arrière-garde de son bataillon et lui demandai des nouvelles du général. Il me répondit qu'il venait d'être tué. A ce moment, nous n'avions pas encore bougé de l'endroit où nous nous étions formés. Vois donc quelle faute on peut reprocher à ce malheureux, en admettant qu'il y ait eu faute dans le

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