DESCRIPTION DE LA GALICE
ton beau-frère et de sa famille, qu'en ce moment je regrette fort et qui me donne les occupations que tu peux croire ».
Il s'agit des Infantado, qui se préparaient à se rendre à Paris et avaient sans doute confié à Fernan Nunez le soin d'administrer beaucoup d'affaires en leur absence. La fin de la lettre traite de la Galice, ce pays perdu dont Salm a demandé une description à son ami, puis des événements politiques du jour.
(( Tu désires que je te parle de la Galice et de ses habitants. Le pays ressemble beaucoup à T Angleterre par ses rivières et sa culture, mais, étant plus accidenté, il est aussi plus agréable et offre des points de vue plus variés et beaux : je le préfère infiniment au terrain plat de notre Valence. Les villes sont vieilles et mal bâties, sauf la partie neuve du Ferrol et de la Gorogne, qui sont d'un autre goût, quoiqu'on y puisse apporter encore des améliorations. Les paquebots courriers ont donné à ce dernier port et à tout le royaume un développement qui augmentera chaque jour. Les femmes sont en ce pays de vraies esclaves rivées au travail comme dans tout lé nord de l'Espagne, et, pour un homme qui pioche, on y voit huit femmes. L'émigration au Portugal et en Castille et ce que prélève la conscription maritime font que le royaume semble moins peuplé qu'il ne l'est. Pour parer à l'émigration, il y aurait bien des choses à faire, et, certainement, si l'on développait le commerce, l'industrie du tissage et d'autres qui conviendraient au pays, si les maisons des paysans n'étaient pas des tanières et les habitants des pourceaux, ce serait la plus belle province d'Espagne et une des plus productives : aujourd'hui même, elle ne l'est pas peu, puisqu'elle fournit neuf régiments de milices et 11,345 hommes à la marine de l'Etat.
Le papier ci-joint t'instruira de ce qui s'est passé à
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ïi nte -Catherine ' . L'affaire est aussi heureuse pournous Ile honteuse pour les Portugais dont la conduite est icompréhensible. Le Roi a nommé Ceballos capilaiac Ênéral et a avancé d'un grade ceux qui ont apporté la ouvelle et qui sont : le fits de Muzquiz (déjà colonel à ingt ans), un certain Rodriguez, pag'e de Ricla depuis uatreansetdeplufilieutenant-colonel, et notre Imperiali', ui sera brigadier... Ceballos marchait sur le Rio Grande, ù il devait se réunir à Vertiz ' et aux deux mille hommes u moins qu'il commande ; il y a lieu de croire qu'ils onduiront bientôt l'entreprise jusqu'à son terme, et eut-être ont-ils déjà pris les places enlevées par les 'ortugais et la colonie du Sacramento. Le Roi, mal^ on contentement, n'a pas fait ostentation de cette conuête; il s'est arrangé à recevoir les officiers l'aprèslidi, au moment où il sortait et où il n'y avait ni coui li public. Jamais en sa vie le bon souverain n'a remporté me victoire plus conforme à ses goAts, puisqu'il a obtenu e qu'il voidait, sans verser une seule goutte de sang, el leut espérer que, loin d'avoir des conséquences funestes, lie contribuera à régler le différend selon ses désin. {ilord* n'est pas content; mais o Embitxador' n'aété naïade qu'un jour, et maintenant il est calme, rasaré et atisfait, quoique un peu penaud pour ses compatriotes.
1. Prise de l'île S» Catherine (Brésil) sur les Partugiii lar D. Pedro Ceballoi, eo février 1777 (Ferrer del Rio, BUoria di Carlos III, t. III, p. 253). L'ile fut rendue au Portugil larle traité de 1778.
2. D, Viocenzo Imperiali. plus tard marquis d'Oyra cl »■ litaioede la compagnie italieuDe des Gardes du Corpi, fol ■.n effet promu brigadier en juin 1777.