‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 152 sur 212 · DÉMÊLES DES SALM SALM · texte numérisé non relu

DÉMÊLES DES SALM SALM

Quel règne, g^rand prince, sera le voire, d'après les vues pleines de sagesse que vous nous annoncés ! L'espoir est consolant pour ceux de votre sang et nommément pour la tante qui ose vous dire qu'elle vous croyoit un peu plus d'esprit ^. »

Le c( Prince régnant » ne se tint point pour battu et riposta en redoublant d'impertinence, alléguant d'ailleurs que la mauvaise gestion de ses intérêts pendant sa minorité l'autorisait à agir de la sorte. Et à tout prendre, nous ne savons pas s'il n'avait pas quelques motifs sérieux de se croire lésé. Voici cette réplique :

« La lettre que vous venez de m 'écrire, Madame, est si extraordinaire, et je suis si peut fait pour en recevoir de pareilles, que je pourrois parfaitement me dispenser d'y répondre ; mais comme je craindrois que vous ne fissiez encore briller la gaité de vos saillies aux dépens de mon silence, ou, bien plus encore, que vous ne me pensiez humilié par votre persifïlage et effraie de vos menaces, je m'empresse de vous accuser la réception de cette charmante lettre, et que je crains si peu que celle que j'ai écris à mon oncle, l'évêque de Tournay, soit porté par vous à Vienne et que vous la commentiez dans le stile que vous m'avez écris, que je conte l'y envoier moi même accompagnée des pièces nécessaires pour justifier mes droits et des preuves de la manière dont mes intérêts ont été négligés, pour ne pas dire pis, pendant ma minorité. J'espère avant qu'il soit peut prouver à toute la terre que je ne suis pas inconséquent dans mes démarches ny disposé à recevoir des avis de ceux à qui je n'en demande pas et qui n'ont nul droit à m'en donner. Je suis fâché

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