‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 181 sur 212 · CAVALERIES PRUSSIENNE ET ESPAGNOLE · texte numérisé non relu

CAVALERIES PRUSSIENNE ET ESPAGNOLE

par Charles III qiii lui donna tout de suite des témoignages de sa confiance :

H 0ne fois que j'étais allé faire ma cour au diner du Roi, le bon Charles III m'appela et me fit suffisamment approcher de lui pour que l'on n'entendît pas ses paroles : Cl Venez, me dit-il, approchez, approchez. Je veux vous B confier un secret, mais surtout gardez-le bien vis-à-vis « de mon petit-neveu ; je veux lui donner une agréable « surprise. Je ferai mettre mon régiment de carabiniers « à son passage à Mançanarez. L'on parle des carabiniers « de France, des cuirassiers de l'Empereur, de la cava- V lerie prussienne... Bah ! tout cela n'est rien en compaa raison, et puis... Ah ! vous verrez comme cela m anœu- « vrera. Mon petit-neveu sera bien content, mais je "veux a qu'il en ait toute la surprise... Gardez-en bien le

Peu de jours après, le comte d'Artois et sa suite quittèrent Madrid et prirent la route d'Andalousie.

« Nous allâmes ensdite coucher à Ocafia, petite ville de la Manche où était placée l'École royale d'équitation de toute la cavalerie, sous l'inspection de M, de Bicardos, lieutenant général. Nous étions arrivés tard, nous devions repartir de grand matin. L'on proposa à M. le comte d'Artois de voir les élèves de l'Ecole au flambeau. Sur l'un des côtés d'un vaste manège était un orchestre nombreux ; les élèves firent toutes leurs évolutions au son des instruments à cordes et à vent, comme l'on mène une contredanse. Les chevaux galopaient en cadence, comme ceux d'Asthley de Franconi. Nous nous demandions comment il pouvait sortir de cette école un bon officier de cavalerie... Le marquis de Ricardos avait-il fondé le système d'instruction de celte académie ? C'est d'autant

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