‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 38 sur 212 · Noticia, etc., p · texte numérisé non relu

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(Aff. ÉtP.;

DONA ESCOLÂSTICA 71

chassait, collationnait et dansait ^ Mais cette éducation n'était pas encore Tidéal qu'on pouvait rêver pour des princes, et Charles IV par la suite se chargea bien d'en faire paraître les lacunes. Fernan Nunez, naturellement porté à atténuer les défauts de Béjar, excuse ainsi son insuffisance comme gouverneur des infants et du Prince. « Le duc aurait voulu que son « état de santé lui eût permis de diriger cette édu- (c cation à son idée, mais dominé par une profonde (c mélancolie^ il ne pouvait pas faire bien des choses (c qu'il voyait et jugeait être nécessaires *. » Tel était le triste mari qui échut à la sœur de Don Carlos. Tout ce que la correspondance de son frère laisse entrevoir du caractère aimable et tendre de la jeune femme montre qu'elle fut sacrifiée et qu'elle méritait infiniment mieux que d'être associée à ce dévot hypocondriaque et continent.

Et maintenant, reprenons le fil de nos bavardages, ou, comme dit Don Carlos, hablemos un poco de co' llonerias.

Les comédies sont toujours brillantes, parce que les imprésarios d'Aranjuez ont prêté tous leurs .dsinseurs afin d'obtenir, en retour, le droit de donner des concerts aux Caîios. Ces mêmes imprésarios ont fait des propositions très alléchantes k la ville pour installer l'opéra soit aux Canos, soit au théâtre du Prince, mais Arandas'y est opposé. — Avec la Marcuci, dont

1. Voir le compte rendu d'une de ces fêtes champêtres dans la Gazeta du \^^ mars 1768.

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