‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 44 sur 212 · DÉPART D^ARANDA · texte numérisé non relu

DÉPART D^ARANDA

amant présumé de la Marcuci ^ Fernan Nunez est maintenant persuadé que ce rival n'a pas obtenu de grandes faveurs [cosa mayor) ; aussi est-il d'autant plus décidé à pousser sa conquête et à redoubler d'attentions. « Cela me coûtera quelque argent et de (c la patience; mais, pendant ce temps, je ne pense <x pas à autre chose et me porte bien. Mieux vaut (c qu'elle prenne ce que me prendraient sûrement les « chirurgiens, si je ne la voyais pas ». — Départ d'Aranda, le dimanche à quatre heures. Toutes les troupes, y compris les Gardes du Corps qui n'étaient pas de service, se sont formées. Rubio, comme il a été dit, commandera les armes de la ville et de la province, à la place du comte, a On ne lui a pas « augmenté la garde de six hommes et d'un sergent <c qu'il avait précédemment, et on ne lui a pas fait (€ d'autres honneurs. La comtesse d'Aranda conserve (( ses honneurs et sa garde. Le duc d'Albe est allé <( se présenter à Rubio, le soir même du départ du « comte ; en sorte qu'après s'être retiré de la force mation, le gouverneur a rencontré à la porte de sa <c maison le duc qui venait lui rire au nez : il n'en fait « jamais d'autres. » — Ce duc d'Albe, D. Fernando de Silva, rappelait par certains côtés son illustre aïeul, le grand guerrier d'Italie et des Flandres. Quoique le duché eût changé de famille, passant des Alvarez de Toledo aux Silva, et que les mœurs se fussent

1. Sans doute, D. Antonio Dameto y Dameto, septième marquis de Bellpuig, mort maréchal de camp en 1805 (J. M* Bover, Noticias histôrico-iopograficas de la isla de Mallorca, Palma, 1864, p. 305).

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singulièrement adoucies en Esp du XVI' siècle, quelque chose de 1' et dureté de l'acolyte de Philippi chez le coutemporaio du débo Un écrivain familier de la maiso avait recueilli la tradition a écrit duc, affreux homme appelé Grin « despote et plus féroce que le ' « lui-même, ce qui n'est pas p comme Béjar, de Juan de Iriarte sait pour instruit et lettré, et l'é Ferdinand VI lui confia l'amba:

1746, époque où il n'était encore c tif du duché d'Albe et portait le tit Don Fernando s'entoura bien ; crétaire de l'ambassade le futur poésie espagnole dans le sens fra de Luzan. Plus tard, sa réputatii lui valut un fauteuil à l'Académie devint même directeur, de 1754 vembre 1776). Aucun de ses ce refuse, à côté de son solide savoi de l'esprit. A Paris, on le prisa :

ses belles manières et sa magnifii « d'une taille ni d'une figure ava « vue extrêmement basse. D'aillf « de la politesse, beaucoup d'usa « un grand seigneur, et l'on en ji

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