Madrid, 10 avril
2. La manie du <c correr cdrtes » a été spirituellement critiquée par Clavijo dans son Pensador (pensée XIX) et par Cadalsodans ses Eruditos a la violeta ; voy., dans ce dernier ouvrage, la « Lettre d'un voyageur à la violette à son professeur ».
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jeunes gens de son âge et de sa condition à sortir de chez eux, Don Carlos joignait le très légitime désir de connaître ses parents, les Rohan Chabot.
Le départ est donc décidé ; Fernan Nunez commencera par l'Italie pour continuer par TÂlIemagne et finir jpar la France, où il compte demeurer plus longtemps auprès de sa famille maternelle. Sur les instances de sa sœur, il se décide à s'accompagner de Caamano, encore bien qu'il ne soit pas très satisfait de ce camarade, quelque peu timide et gauche, sans doute, en un mot... gallego. « Quoique « je pense comme toi sur son compte, écrit~il à « Salm ^ les prières de ma sœur, qui tient à ce que « je l'aie avec moi, car on né sait pas ce qui peut a arriver, m*ont décidé à le prendre. J'espère que (c la nécessité l'obligera à se tirer d'affaire. » Don Carlos compte partir le 10 du mois de juin pour Yalladolid, peut-être avec sa sœur, qui l'accompagnera jusque-là. « Mon valet de chambre t'enverra (( régulièrement la Gazette; quant au cheval, on le <( cherche toujours à Fernan Nunez et on te l'expé- « diera parAlgeciras. )>
Dans l'intervalle de 1769 à 1772, qu'était devenu Salm ? Nous l'avons laissé à Barcelone, sollicitant un congé que les actives démarches de Fernan Nunez ne réussissaient pas à lui faire accorder. Il l'obtint enfin au commencement de 1770, car, cette fois, la