‹ Etudes sur l'Espagne (volume 5)Chapitre 7 sur 212 · ÔHIGINÉ DÉS FERNAN NUNEZ · texte numérisé non relu

ÔHIGINÉ DÉS FERNAN NUNEZ

apprêt ni prétention, qu'il faut rechercher et lire si l'on veut se rendre compte de l'état d'âme de cette Grandesse espagnole et discerner les mobiles de sa conduite. Le hasard nous ayant mis entre les mains des fragments importants d'une correspondance de ce genre, on nous permettra d'en profiter.

Le comte de Fernan Nunez, auteur des lettres qui vont nous servir et qui sont adressées à un prince de Salm, son ami et, pendant un certain temps, son compagnon d'armes, appartenait à l'une des meilleures lignées du royaume de Cordoue qui remontent assez plausiblement jusqu'aux premiers temps de la conquête du pays sur les Maures. Quiconque en douterait n'a qu'à feuilleter le superbe Catàlogo historial y genealàgico de los senores y condes de la casa y villa de Fernanunez desde la conquista de Cordova^ aho de 1236 ^ hasta este de 1682^, du fameux généalogiste D. Luis de Salazar y Castro, et trouvera là de quoi satisfaire sa curiosité et se convaincre de la haute antiquité de cette race. Jusqu'à la fin du XVII® siècle, toutefois, la famille des sei-gneursy puis, à partir de 1639, des comtes de Fernan Nunez ^, reste à peu près confinée dans sa province d'Andalousie et ne joue aucun rôle important dans rhistoire politique ou militaire de la nation. Ce fut

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