MILORD MARÉCHAL
disait non. Écoutons Guibert : « Invité par M. d'Anhalt « à la deuxième table du Roi, qu'il tient en qualité
(( de premier adjudant Grand d'Espagne invité
(( comme moi à cette table : nous étions prévenus « que le Roi Tavoit ordonné à M. d'Anhalt, en de- « mandant pourquoi cela n'avoit pas toujours été. « — Embarras de l'Espagnol : — il ne savoit s'il <( iroit, s'il n'iroit pas ; il trouvoit la dignité de sa « Grandesse compromise : enfin il y vint. — Étran- (( gers ne sont jamais, dit-on, admis à celle du Roi... « Convives étoient les officiers supérieurs des régi- (( ments ; mon Grand d'Espagne ne desserroit pas « les dents : se trouvoit déplacé ; c'étoit peut-être « vrai : moi, qui me trouvois fort bien, je mangeai (( comme un diable *. »
Sur un séjour que Fernan Nunez fit à Varsovie, où il passa le mois de septembre, nous ne savons rien de particulier. Il nous échappe jusqu'au mois d'octobre. A cette époque, il est à Berlin, fort satisfait de Potsdam et de Sans-Souci, qu'il a été visiter, et très bien accueilli de Milord Maréchal (George Keith), une ancienne connaissance. Fernan Nunez s'était rencontré plusieurs fois avec ce personnage, à Madrid, en 1759 ou 1760, chez la marquise de Casteldorrius, qui passait pour avoir été, en d'autres temps, vers 1744, la maîtresse du Maréchal*. Défini-