LA COUR IMPÉRIALE
La cour a supprimé tous les jours de gala, sauf le premier jour de Tan. Il n'y a que deux résidences royales : Schœnbrunn et Laxenburg. La première est à une demilieue de Vienne ; on s y rend par un très bon chemin bordé presque partout d'habitations et éclairé la nuit. Jusqu'ici, je n'ai été à Schœnbrunn que de nuit et ne puis pas parler du site. Le palais est neuf et assez grand ; les jardins, dit-on, sont fort beaux. Laxenburg est à deux lieues : je ne Tai pas vu.
Jamais ni les ambassadeurs ni les ministres étrangers ni même, chose plus extraordinaire, les secrétaires ne suivent la cour. Et jamais ces derniers ne travaillent personnellement avec rimpératrice ; ils lui envoient le portefeuille des dépêches fermé à clef. Sa Majesté les examine et signe. Si Elle a quelque affaire à consulter, Elle les appelle, mais habituellement Elle leur écrit de sa main. Je me reprends : chaque secrétaire a cependant son jour de travail avec Tlmpératrice et, quoiqu'il soit certain qu'ils envoient le portefeuille fermé, cela doit s'entendre des expéditions prêtes à être signées. Je me suis mieux renseigné après avoir écrit ce qui précède.
Avant la réforme des dépenses, il y avait vingt-quatre pages ; on les a réduit à douze qui vivent à l'Académie et coûtent ainsi beaucoup moins à l'Empereur ; ils ne viennent au Palais que les jours de cérémonie. Pour les carrosses de la famille royale et le service de l'Empereur, il y a huit cents chevaux dont la garde est confiée à trois cents valets. La livrée compte en tout cinq cents personnes, y compris les trois cents palefreniers.
L'arsenal contient des armes pour cent mille hommes ; on dit que c'est un des meilleurs de l'Europe, mais je ne l'ai pas encore vu. La fabrique de porcelaines à la charge de la cour est excellente ; le magasin comprend six pièces toutes pleines d'étagères où sont exposés les objets à vendre. Le trésor du Palais qu'on montre aux étrangers renferme des joyaux de grand prix ; il y a aussi une galerie de beaux tableaux. C'est Charles VI qui a construit
116 GRANDS D'eSPAGNI
la bibliothèque publique dont l'édi architecture et contient trois cent m mille manuBcrits de choix. Les église le goût de celtes d'Espagne, mais je i qui puissent rivaliser avec celles de B
Tout à la fin du mois d'août, nos rejoindre Frédéric à Breslau pour velles manœuvres; là encore Doe entrevue avec le Roi, au cours mi et dans le temps qu'un épais brouill le mouvement des troupes. La cod fois moins agréable et moins cour Guibert qui note le malin plaisir ( blait prendre à embarrasser Fer « les questions les plus étranges a espagnoles, sur le Chili, sur le Ce qui inspire au colonel françai:
vante : « Persiflage ou question « sont la récréation favorite du Ro « des étrangers. ' »
Le dernier jour des manœuvre eut a subir une petite mortificatio geait toujours, dans ces occasions, ( mais n'admettait pas d'étrangers Espagnol, convié par Anhalt, deuxième table. Hésitait et se dema lui permettait d'accepter l'invitatit yimmémoriai disait oui, mais le