‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 160 sur 161 · SENS DU MOT (( NACION · texte numérisé non relu

SENS DU MOT (( NACION

çaise, l'Espagnol de son temps entiché de modes étrangères et qui s'étudie à copier les allures et les gestes qu'il a notés en voyageant hors de son pays : « Es cosa graciosa ver a algunos de estos nacionistas (que tomo por lo mismo que antinacionales) hacer violencia a todos sus miembros, para imitar a los extranjeros en gestos, movimientos y acciones, poniendo especial estudio en andar como ellos andan, sentarse como se sientan, reirse como se rien, hacer la cortesia como ellos la hacen, y asî de todo lo demas, Hacen todo lo posible por desnaturalizarse, y yo me holgaria que le lograsen enteramente, porque nuestra nacion descartase taies figuras \ » Mais pourquoi, dans la langue militaire, a-t-on appliqué le terme générique de naciones à tout ce qui n'était pas espagnol et du cru ? Il me semble que nous avons là un souvenir du langage biblique et de celui des Pères. Dans la Yulgate, nationes est l'équivalent de gentes et gentiles, et s'entend des païens ^ par opposition au peuple élu ou hébreu ; il en est de même dans ce passage de TertulUen, Deldolol. 22, cité par Forcellini : (( Benedici per Deos nationum,

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