II
Il suffit de rapprocher ces passages de la Nobleza del Andalazia des scènes du premier acte de notre drame pour se rendre compte aussitôt de l'étendue des emprunts de Tirso. Celui-ci doit au généalogiste: i** Terreur géographique qui consiste à placer les fiefs des Garavajales et des Benavides à Valencia de Alcàntara, à deux lieues environ de heon (Prudencia, acteP^ se. 7). Il est évident qu'Argote a écrit Valencia de Alcântara pour Valencia de Don Juan * , la seule ville du nom de Valencia de la province de Léon et qui est située d'ailleurs à plus de deux lieues de la capitale ; 3" tous les détails descriptifs des armes des deux familles : le barreado leon en champ d'argent des Benavides (acte P% se. 8) et Tonce sur une bande des Garavajales fibid.J ; 3° l'origine royale léonaise des deux familles, notamment la descendance des Benavides d'un bâtard d'Alphonse de Leon , frère de saint Ferdinand , descendance que le poète, malgré les réserves d'Argote, attribue aussi aux Garavajales pour les placer sur le môme pied que leur rival (se. 6) ; 4° le nom de Terèse, qu'il donne à la sœur de Benavides (ibid,! ; ce nom revient souvent dans la généa-
I. Garci Alonso de Torres dit: « La casa y solar de Garavajales es en el reyno de Leon, a dos léguas de Valencia de don Juan. » (^Blason de armas; ms. de la Bibl. Nat. de Paris, Espagnol, 347, fol. 138.)