III. DONA MARINA DE ARAGON
nelles. C'est ainsi que le vieux Ferdinand le Catholique le chargea de lui amener Germaine de Foix ; c'est ainsi que les députés d'Aragon l'envoyèrent quelques années plus tard les représenter aux Pays-Bas, auprès de Charles, et qu'il accompagna le jeune roi dans son premier voyage en Espagne ; c'est ainsi qu'il hébergea dans sa ville de Pcdrola le pape Adrien VI, lorsque cet ancien précepteur de Charles alla prendre possession de la tiare ; qu'il accompagna Madame d'Alençon venue pour visiter son frère prisonnier ; qu'il assista au mariage de l'Empereur avec Isabelle de Portugal. Très attaché naturellement aux privilèges de l'ancien royaume d'Aragon, que le nouveau régime centralisateur allait battre en brèche, se sentant d'ailleurs par sa naissance et son nom doublement tenu de les défendre et comptant peut-être un peu trop sur sa parenté de la main gauche avec la maison royale, il encourut en une occasion la mauvaise humeur du souverain et renonça désormais à figurer dans son cortège ; s'étant retiré en Aragon, où il se disputa avec ses voisins aussi fiers et intransigeants que lui, il mourut, âgé de soixante-trois ans, à Saragosse, le 3 novembre i55o. Son portrait par Rolam de Mois, qui le représente vêtu d'une sortede chamarre ou de casaque, la main droite sur sa drague, la main