‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 39 sur 161 · Reproduite aussi dans l'ouvrage du P. Nonell, p · texte numérisé non relu

Reproduite aussi dans l'ouvrage du P. Nonell, p

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De Fènfance de D" Marina, qui paraît avoir été la deuxième fille du- troisième mariage de son père*, nous ne savons rien. On peut conjecturer qu'elle fut élevée dans le collège de Buenavia, fondé par D. Alonso, pour l'éducation des filles nobles, à proximité de sa résidence de Pedrola. Mais quelles furent ses relations avec ses parents, avec ses nombreuses sœurs de deux mariages, avec son frère D. Martin, avec la femme de celui-ci, D' Luisa de Borja, sœur de saint François de Borja et elle-même vénérable, la Santa Duquesa, comme on l'appelle dans la famille ? D. Martin, lui, qui fut dans sa jeunesse menin de l'impératrice Isabelle, a laissé la réputation d'un amateur instruit et d'un érudit ; il s'entourait de lettrés et d'artistes, — c'est lui qui ramena de l'étranger Rolam de Mois, le peintre auquel nous devons tant de portraits de la maison ducale ^ — il collectionnait avec goût

I. R. P. Nonell, /. c, p. 90. D. Francisco F. de Béthencourt, /. c, t. Ill, p. 472» la considère comme l'aînée ; mais les données de Nonell, empruntées, d'ailleurs, à Muniessa, paraissent plus exactes et sont confirmées, ainsi qu'on le verra, par d'autres témoignages.

3. Jusepe Martinez, le peintre de Philippe IV, nous a donné des renseignements assez curieux sur ce peintre, son genre de talent et ses habitudes de gentilhomme qui ne condescendait à peindre que des gens de qualité qu'il faisait poser chez lui, sauf les dames, auxquelles il accordait la faveur d'aller les trouver dans leur palais: « S. E. el sefior duque le ocupô [Rolam Mois] en hacer retratos de la gencalogla de su casa, sacandolos de ori-

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des objets d'art, des médaille et des armes ; il aimait à bâtir et à orner ses demeures : Philippe II Ta nommé le « philosophe aragonais », ce qui veut dire sans doute que cet Aragon préférait Texistence paisible d'un dilettante mondain aux tracas de la vie de cour et aux soucis de la politique ^ Sa sœur et lui appartinrent donc à la maison de l'Impératrice ; mais à quel moment Marina entra-t-elle dans le service d'honneur d'Isabelle de Portugal? Nous ne le savons pas exactement ; tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'Isabelle, qui épousa l'Empereur en i526, étant morte en iBSg, l'introduction à la cour de

ginales muy antiguos, los cuales eran de manera muy seca y de poco dîbujo ; mas él los redujo à la moderna con tan ta gracia y bondad, sia defraudar à lo parecîdo, queparecia los habia sacado del mismo natural... Su ejercicio principal fué hacer retratos grandes y pequefios : no hubo en aquel tiempo persona de cuenta que no se biciera retratar de su mano, y en particular las damas, porque tuvo tal gracia, que sin casi sombras los hacia muy parecidos. En esto imitô mucbo al Tiziano... no se dignô de hacer retratos à gente ordinaria, teniéndose à menos de emplearsus manos en semejanté gente, aunque le repagasen, ni tampoco ir a casa de ningun caballero por principal que fuese, sino solo en casa lo retrataba : â las damas sola mente iba con mucha cortesia â hacerlos à sus palacios y casas. Tratose como caballero, teniendo sîempre caballo â la estaca, y su casa con la ostentacion que merecia su ingénio. » (^Discursos practicables del nobilisimo arte de la pintura^ Madrid, 1866, p. 137.) L'éditeur de cet ouvrage, D. Valentin Garderera, signale un défaut du peintre qu'on peut constater dans le portrait d'Ana de Sarmiento, celui de peindre les bras un peu longs.

I. Voir l'ouvrage de M. de Béthencourt, t. III, p. 473 et suiv,

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la jeune fille se place forcément entre ces deux dates. En i543, nous le verrons, elle était encore très jeune, mais toutefois en âge de se marier. Or, s'il est vrai, comme je le crois, qu'elle était la deuxième des filles de D. Alonso et D* Ana, la naissance de Marina se placerait au plus tôt en Tannée iSaS, car, en i522, le 28 mars, D' Adriana, la première fille, fut baptisée à Pedrola par le pape Adrien VI *.

Avant de demander à la poésie ce qu'elle a à nous apprendre sur Marina, je mentionnerai seulement deux incidents de sa vie que nous connaissons par d'autres témoignages. En i543, la fille de D. Alonso se trouvait à Madrid, auprès de sa grand' mère maternelle, D* Maria de Ulloa, dans le couvent de Santo Domingo el Real, et y eut avec certain étrange personnage une assez plaisante conversation sur laquelle nous aurons à revenir. L'autre incident est celui de ses fiançailles, qui précédèrent de peu sa mort. On nous dit que la maladie dont elle devait mourir la rappela à Pedrola, qu'elle fut enterrée au monastère de Santa Catalina de Saragosse et que son fiancé fut le duc d'Alcalâ*. Il ne peut s'agir ici que de D. Perafânde

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