‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 53 sur 161 · Ensayo de una BibUoihcca espanoloy n» 34i · texte numérisé non relu

Ensayo de una BibUoihcca espanoloy n» 34i

3. Il est question de la mort de Pérez dans une lettre de Luis

h A te relegala a dû être composée quelque temps après la mort de l'impératrice Isabelle (i" mai i539): cela ressort d'un passage delà comédie où Minerve, s'adressant au prince Philippe, lui dit : (( Gratulor sanctissimae matris memoriae, » puis de deux pièces de vers latins in memoriam insérées dans le manuscrit de Paris immédiatement après la comédie, dont la première porte l'adresse : « Principi Serenissimo ol)itum D. matris lugenti. » Or, en iSSg, Juan Pérez exerçait son professorat, puisque ses Progymnasmala Artis Rhetoricae, imprimés à Alcalâ par Juan Brocar, sont datés du mois d'avril 1 589 ^ . Il vécut encore quelques années : en i542 et en i544, nous le voyons signer une é[)îlre et des vers latins en recommandation d'un traité de rhétorique et d'un ouvrage de théologie sortis des presses d'Alcala^ ; en i544 aussi, il termine son poème en l'honneur de sainte Marie-Madeleine dont l'explicit du quatrième et dernier livre, rédigé par lui-même ou

de La Caclena, sans adresse et non datée, qu*a publiée D. Adolfo Bonilla, Clarorum Hispaniensium Epistolae ineditae, l^àris, 1901, p. 4o (cf. Bulletin hispanique, t. IV, p. 276). A celte lettre sont jointes la copie du distique et celle d'une épilaplie qui. figure également dans l'édition des Comœdiœ quatuor,

i. Gallardo, Ensayo, n« 34i5, et Juan Catalina Garcia, Ensayo de una lipografia complutense, Madrid. 1889, »« i65. a. Juan Galalina Garcia, livr. cité, n<»* 178 et 201.

LES COMÉDIES DE JUAN FEREZ Il3

par son frère Antonio, est ainsi conçu : (cloannes Petreius Toletanus miro studio ac pietale erga Divam Mariam Magdalenam, hoc Poëma de eius laudibus aggressus, anno œtatis sua»

XXV, mense XI, saepe deinde intermissum ac saepe repetitum absolvit tandem anno suae œtatis XXXII eodemque ab orbe redemptoMDXLIIII, VII Kalen. Septem., idque vouet ac dedicat eidem Sanctiss. Diuae, hoc quahscunque fsic} munusculo sibi eam apud Christum Opt. Max.

patronum adoptatam unice cupiens\)) Cette déclaration, combinée avec le renseignement fourni par Luis de la Cadena, nous enseigne donc que Juan Pérez mourut en i545 : par cela même il est bien démontré qu'il a pu cinq ou six ans auparavant prendre la parole au nom de rUniversité d'Alcalâ dans une circonstance solennelle.

Au surplus, l'impromptu joué en présence du prince héritier répond tout à fait à certain côlc du talent de Juan Pérez. On sait qu'il imita en

I. Ce passage, ainsi que le distique de Luis de La Cadena, ont été reproduits par D. Gregorio Mayans, dans sa notice sur Juan Pérez (^Spécimen Bibliothecae Hispano Majaiisianae... ex maseo Davidis Clemeniis^ Hanovre, 1753, p. 117). D. Ramoii Menéndez Pidal a bien voulu coUationner les deux textes sur les éditions originales, qui n'existent pas à Paris. Mayans, dans sa notice, dit qu'Alvar Gômez a parlé de notre Juan Pérez dans une lettre adressée à Pedro Rua, que lui Mayans se proposait de publier. Il ne semble pas qu'il ait donné suite à ce projet.

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Il4 IV. UNE COMÉDIE DE COLLÈGE

latin trois comédies de l'Arioste et une de Piccolomini que son frère Antonio publia à Tolède en 1674 \ et Alvar Gomez, sans préciser autrement, nous apprend qu'il égayait souvent T Université par ses compositions comiques : a Laetani sœpenumero Academiam fecit facetissimis comœdiarum argumentis. » Il possédait aussi des aptitudes remarquables d'improvisateur : « Eius tam prompta erat et extemporalis ad dicendum lacultas, tam amœno amne et perenni fluens tamque liquido et minime turbido, ut medio in Latio natus et eruditus, iudicio etiam Italorum, ([ui illum audierant, videretur, » ajoute encore Alvar Gomez ^ Un autre de ses collègues, professeur de rhétorique aussi, Alfonso Garcia de Matamoros, mentionne à son tour rextrême facilité de Juan Pérez à improviser sur n'importe ({uel sujet : « Nec illi defuit extemporalis facultas, vel ultro et ex cousue tudine declamanti, vel saepe etiam adventu procerum et virorum nobilium intercluso ; ubi non paratum aliquid et praemeditatum recitabat, sed de omni re pro-

1. Voyez la description de ce volume assez rare, dans Pérez Pastor, La imprenta en Toledoy Madrid, 1887, n*» 387. Dans sa dédicace au recteur et aux professeurs d'Alcalà, Antonio^ Pérez dit qu'il publie ces quatre comédies « ex multis quas noster Petreius nobis reliquerat, in Academiaque Complutensi ediderat ».

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