VII. UN GRAND D ESPAGNE
etTautre décapités à Lisbonne, le 29 août 16^1, par les insurgés portugais.
Don Miguel de Meneses avait une sœur, doiia Maria Brites, qui se réfugia en Espagne, où elle épousa don Pedro Portocarrero, huitième comte de Medellin. En approuvant ce mariage d'une Portugaise restée fidèle au parti espagnol, fille et sœur de deux martyrs, avec un des principaux officiers de sa cour, Philippe IV assura à Maria Brites, par décret du 2 4 décembre i64i , la possession à perpétuité de ses titres portugais de marquise de Villa Real, de duchesse de Caminha et de comtesse d'Alcoutim, qu'elle tenait de son père et de son fi'ère décédés*. Satisfaction platonique, car les fiefs eux-mêmes demeurèrent naturellement aux mains des Portugais, qui en confisquèrent les revenus. En 1668, quand fut conclue la paix entre le Portugal et TEspagne, la reine régente d'Espagne, Marie- Anne, réclama pour la duchesse et son mari la restitution et la jouissance de leurs biens situés en Portugal ^ ; mais les Portugais ne consentirent à se dessaisir des fiefs confisqués qu'à la condition que ceux qu'ils traitaient en transfuges viendraient résider dans leur ancienne pa-