AU ROY
Sire,
Si l'on considère attentiuement la conduitte que le Duc de C. a tenue depuis trois ans dans les différentes conjonctures d'affaires qui regardoient directement le seruice de Vostre Majesté, et dans celles qui regardoient aussi plus particulièrement les interrestz de la Reyne d'Espagne^, on trouuera qu'il est en droit non seulement d'espérer que Vostre Majesté luy faira l'honneur d'agréer encore ses seruices, mais qu'il peut aussy se promettre auec justice une reconnoissance digne de la libéralité d'un si grand, d'un si magnanime et d'un si généreux monarque ; puisqu'en effet, depuis ce tems là, il n'a rien