‹ Etudes sur l'EspagneChapitre 92 sur 161 · AVÈNEMENT DE PHILIPPE V · texte numérisé non relu

AVÈNEMENT DE PHILIPPE V

alors, en attendant que Philippe V eût pris possession de sa couronne — protestant tous de leurs « anciens » services et de leur dévouement, et sollicitant qui une ambassade, qui une présidence de conseil, qui tout autre emploi de considération.

Parmi toutes les suppliques adressées à Louis XIV, qui ne sont pas des monuments bien dignes de la fierté castillane, celle de Caminha, datée de Madrid, 12 mai 1701, ne fait pas trop mauvaise figure. Il y expose en termes convenables ses titres, compare le régime bourbonien au Nouveau Testament qui a brisé les tables de l'ancienne loi et demande, pour salaire de tant d'années vouées à la préparation de ce qui vient de réussir si heureusement... la présidence du Conseil des Indes *. Une telle prétention, semblet-il, n'avait rien d'excessif. Caminha au moins pouvait se prévaloir de beaucoup d'efforts, de beaucoup de manèges et de bonnes intentions.

Mais, comme il arrive d'habitude en de telles occurrences, ce sont les tièdes et les ennemis même qu'on choyé d'abord au détriment des fidèles, qui eux, on le sait, attendront patiemment leur tour. Caminha n'eut pas sa présidence.

Reçut-il quelque autre récompense ou compen-

I. Lettre autographe du duc à Louis XIV (Aff. étr. Corresp. d'Espagne, t. LXXXIX, foL ia5).

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