LE MARQUIS DE VILLAFRANCA
•çant à se couvrir comme grand d'Espagne plutôt que de se soumettre à un décret qu'il affectait de tenir pour non avenu \ D'autres grands, bien que sincèrement ralliés à la maison de Bourbon et attachés à la personne de Philippe V, regrettaient la disparition d'une chose de la vieille Espagne et traitaient la question de la golille comme une affaire de sentiment^. Par exemple, le marquis de Villafranca, l'un des plus chauds partisans du duc d'Anjou et dont Saint-Simon fait ce magnifique portrait : « Espagnol jusqu'aux dents, attaché aux maximes, aux coutumes, aux mœurs, aux étiquettes •d'Espagne jusqu'à la dernière minutie ; courageux, haut, fier, sévère, pétri d'honneur, de Taleur, de probité, de vertu ; un personnage à Tantique^. » Nommé grand maître de la Cour, il dut subir et bien à contre-cœur la réforme qui froissait ses convictions les plus intimes. Cette mauvaise langue de Louville nous dépeint