‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 2)Chapitre 17 sur 65 · CHATELAIN · texte numérisé non relu

CHATELAIN

Le dessous de la grande cascade du Trocadéro.

Le public visitant l’Exposition, pourra de la base du palais du Trocadéro, embrasser d’un coup d’œil l’ensemble du Champ-de-Mars, avec son palais, son parc et ses nombreux bâtiments annexes, le tout aperçu à travers un voile d’eau en apparence immobile. C’est au-dessous de la chute d’eau, de la source en quelque sorte, que le public, amené par un sentier en pente douce à l’entrée d’une espèce de grotte, y pénétrera pour se trouver dans une salle souterraine ; les ouvriers sculptent en ce moment la clef de voûte de la large ouverture cintrée. C’est devant cette ouverture que s’étendra la nappe d’eau déversée du sommet de la voûte dans les bassins et, comme nous le disions plus haut, formera un rideau liquide légèrement verdâtre et constellé de millions de gouttelettes que la lumière fera resplendir comme autant de pierres précieuses diversement colorées.

La passerelle de PaSSy.

Le pont d’Iéna confisqué au profit de l’Exposition ; il fallait rendre aux habitants de Passy et de Grenelle le moyen de communication qu’on leur enlevait ; c’est dans ce but qu’a été projetée la passerelle bientôt achevée qui doit partir

du quai de la rive droite, en face de la rue Franklin, pour traverser l’ile des Cygnes, et aboutir au quai de Grenelle. Cette passerelle quoique provisoire en principe et destinée au passage des seuls piétons, est en solives de treillis de fer reposant sur des culées de pierres et des piles. A cause de sa grande élévation nécessitée par son raccord au-dessus du quai avec la rue Franklin, le tablier en planches de cette passerelle sera beaucoup plus élevé que le niveau des ponts voisins, ceux d’Iéna et de Grenelle, ce qui lui donnera un aspect tout particulier de légèreté et de hardiesse. Pour y accéder du quai, il sera donc nécessaire de gravir plusieurs marches, ainsi que cela a lieu pour le pont des Arts. Autant, du reste, qu’on peut dès maintenant en juger, cette passerelle doit quelque peu rappeler ce pont par son système de construction.

L’arboriculture au Champ de Mars.

Le parc du Champ de Mars se meuble, le sol se nivelle, les allées se profilent, les pelouses se vallonnent, les serres et pavillons s’édifient, les plantations se terminent.

En entrant par la porte d’Iéna, nous avons à droite et à gauche les deux grcttes boisées avec les conifères de la ville de Paris et de M. Croux. Nous dirigeant vers l’avenue de Suffren, nous rencontrons une collection de 80 variétés de saules et de 40 groseilliers d’ornement bouturées à l’arboretum de Segrez. Espérons que M. Alpli. Lavallée ne s’arrêtera pas là.

L’immense bâtiment des machines agricoles de l’Angleterre est flanqué de massifs d’arbres, arbrisseaux et arbustes forestiers, d’avenue ou d’ornement, provenant de l’établissement Baltet. Un groupe d’arbres pleureurs orné, de clématites grimpantes est d’un elfet original. En face, des corbeilles de végétaux divers continuent cette exhibition des pépinières Baltet. A la suite, les enfants d’André Leroy plantent un sujet de toutes les variétés disponibles à la vente, ce qui n’est pas peu dire. Une allée de grands magnolias fera honneur au climat privilégié de l’Anjou.

Puis Mmc Durand rappelle la vieille réputation de Bourg-la-Reine avec des arbres formés et des rosiers en quantité.

A l’extrénjité, la Hollande installe sous la direction de nos amis Galesloot et Jurissen, ses arbres d’ornement, ses houx des tourbières de Boskoop, ses collections fort intéressantes, chargées sui wagbn à Amsterdam, déchargées sans transit, à pied d’œuvre.

L’avenue parallèle de la Bourdonnaye est plus avancée encore. En tête, les arbres fruitiers formés, palmettes, pyramides, liaute-tige, beau choix, de M. Ferdinand Jamin, de Bourg-la-Reine, occupant plusieurs carrés.

M. Paillet a fait une plate-bande du rosier japonais Taïcoun à côté de ses arbres à fruits et rosiers.

Les premiers arbres fruitiers plantés sont prêts à épanouir leurs bourgeons; ce sont les sujets d’espalier ou de plein air, palmettes, candélabres, cordons,

fuseaux, pyramides, haute-tige, vases simples, combinés et spirales de l’établissement Baltet frères. La plate-bande des 600 variétés de Rosiers n’est pas moins avancée. Au centre, une cheminée en fer de 30 mètres de haut montée là par la Cie de Fives-Lille, se dresse comme un triomphateur, parée de la verdure, lauriers, aucubas, sapins, des pépinières troyennes.

Les contre-paliers de MM. Abel Chatenay, Honoré Defresne, à Vitry, Gemeau, à Croisy, Lapierre, à Montrouge, piouvent que les cultivateurs des environs de Paris suivent la voie tracée par Jamin père dans l’éducation des arbres formés. M. Croux, de Sceaux, y est entré l’un des premiers, ses arbres en sont la preuve ; son carré est heureusement complété par des clématites palissées sur fil de fer, façon anglaise.

L’agence Dudoüy se propose d’essayer ses engrais sur les poiriers. Nous verrons bien.

M. Chevalier élève un mur pour ses pêchers, de Montreuil.

Les pépinières Oudin, Ausseur-Sertier, Morlet, se préparent à apporter leurs échantillons arboricoles et sylvicoles.

La place se remplit; les retardataires iront au Trocadéro.

N’oublions pas les rosierS de MM. Lévêque et fils, d’Ivry; ce sont les plus beaux et les plus nombreux du Champ de Mars. Les Verdier, Jamain, la Société lyonnaise, celle de Brie n’ont pas encore planté.

Les rosiéristes de Grisy, la Société, MM. Cochet et Piron sont plus avancés. De même M. Duval, de Montmorency, et MM. Margottin père et fils; celui-là a eu la bonne idée de faire une collection de rosiers grimpants.

La Normandie a ses arbres à cidre; Argenteuil montre ses figuiers. Et tandis que M. Ghapellier installe son petit jardin de poiriers spirale, en pot, M. Tourasse, des Basses-Pyrénées, fait planter ses poiriers semis, luxuriants de sève, bien empâtés de chevelus ramifiés et nombreux, chargés de fruits à 6 ans. C’est merveilleux !

Les travaux du pont d’Iéna.

Ce ne sont certes pas les projets qui ont manqué pour la transformation du pont d’Iéna en passage exclusivement réservé au service de l’Exposition ; mais la plupart de ces projets auraient exigé beaucoup de temps et d’argent. On s’est donc borné à un simple élargissement par la pose un peu au-dessus de la chaussée du pont de poutres en tôle s’appuyant de chaque côté sur les parapets, de manière à les déborder de plusieurs mètres et laissant au-dessous. d’elles, entre leur face inférieure et le pavé, un espace dans lequel circulent d’énormes conduites d’eau. Ces tuyaux, dont on aperçoit les ouvertures encore béantes, doivent se relier aux conduites souterraines du Champ-de-Mars venues à leur rencontre pour faire traverser la Seine et les déverser dans le parc aux eaux de la grande cascade. Le système de pose de ces lourdes pièces est tout à la fois simple et puissant. Une grue roulante est constituée par des traverses formant pont qui s’appuyent à droite et à gauche sur deux pieds roulant sur des galets.

Ces galets se meuvent sur des rails, tandis que sur le pont ou plate-forme de la grue, roule un treuil monté sur rails. Le mouvement de transport de ce treuil de droite à gauche et réciproquement, combiné avec celui de marche en avant et en arrière de tout le système, permet d’aller saisir les pièces de fer et les lourds fragments de tuyaux sur le quai où les ont amenés les wagons ou les chariots, pour les mettre en place. Tandis qu’à ce point de prise le treuil a servi à soulever les pièces, au point de pose il les laisse si doucement retomber qu’il devient facile aux ouvriers de guider leur chute pour les mettre juste à la place qu’elles doivent occuper.

Loi nouvelle portant dérogation, pendant la durée de l’Exposition universelle de 1878, à l’art 32, § 2 et 3, de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d’invention.

Art. 1er. — Tout breveté français ou étranger qui aura exposé à l’Exposition universelle de 1878 un objet semblable à celui qui est garanti par son bievet, sera considéré comme ayant exploité sa découverte ou son invention en France depuis l’ouverture officielle de l’Exposition.

La déchéance prévue par l’art. 32, § 2 de la loi du 5 juillet 1844 et non encore encourue, sera interrompue : le délai de la déchéance courra à nouveau à partir seulement de la clôture officielle de l’Exposition universelle.

Art. 2. — L’autorisation du ministre de l’agriculture et du commerce, exigée par la loi des 20-31 mai 1856 ne sera pas nécessaire pour l’introduction en France d’un spécimen unique, fabriqué en pays étranger, d’une invention brevetée en France, et qui sera admis à l’Exposition universelle de 1878.

La déchéance prévue par l’art. 32, § 3 de la loi du 5 juillet 1844, sera encourue si ce spécimen n’est pas réexporté dans le mois de la clôture officielle de l’Exposition.

L’autorisation ministérielle restera nécessaire pour l’introduction de plusieurs spécimens conformément à la loi susvisée des 20-31 mai 1856.

Art. 3. — Les dispositions qui précèdent seront applicables à tout breveté français ou étranger ayant pris part à l’Exposition ouvrière de Paris, s’il a d’ailleurs rempli les conditions qui seront ultérieurement indiquées dans un règlement d’administration publique.

Samedi 20 avril.

Revue de la semaine. — Variétés, Mélanges. Renseignements pour les exposants. — Annonces. — Réclames

et avis divers.

Matières contenues dans le 3me fascicule.

Chronique , par M. E. Lacroix, ingénieur civil (pages 33 à 40 du ixe volume). La Sylviculture par Alexis Frochot, sous-inspecteur des forêts, ancien élève de l'école forestière de Nancy (p. 49 et 64 du ne volume). — Les arts textiles , par M. Alfred

Renouard fils, manufacturier (pages 33 à 48 du m° volume). - Les progrès de

l'hygiène , par le docteur Nicolas (pages 17 à 32 du vme volume). — Les arts militaires , par MM. A. de Loyette et T. Lacouture, anciens élèves de l’École polytechnique (pages 17 à 32 du ve volume). — L'ai't industriel , par M. Demay (pages 1 à 16 du vue volume).

SOUS PRESSE

La sylviculture (Suite), — Les arts militaires (Suite). — L’hygiène (Suite). — Les arts textiles (Suite). — La serrurerie, par M. Husson, architecte. — L’architecture navale par M. De Berthieu. — L’architecture et l’art du bâtiment, parM. Samuel, ingénieur civil. — Les aérostats, par M. Miret. — Les cartes et les globes, par M. L. Chateau, directeur de l’École professionnelle d’Ivry, et Letort, professeur. — Les canaux, par M. Georges Dumont, ingénieur civil. — L’art industriel (Suite).

Ce troisième fascicule renferme 8 figures dans le texte.

Modes d’entrées à l’Exposition.

Le ministre des finances vient d’arrêter les dispositions d’après lesquelles le public pourra pénétrer dans l’enceinte du Champ-de-Mars et du Trocadéro.

De nombreux avis, insérés au Journal officiel ayant fait connaître dans quelles conditions on se procurera des cartes d’abonnement et des tickets, nous avons seulement à expliquer la façon dont l’administration en a réglementé l’usage.

Les portes d’entrée sont au nombre de seize ; elles comprennent 22 guichets pour les jours ordinaires et 8 guichets pour les jours supplémentaires ; ils sont répartis comme suit :

Porte Rapp, 4 guichets, dont 3 seulement ouverts en semaine.

Porte Tourville, 2 guichets, dont 1 seulement ouvert en semaine.

Porte Dupleix, 2 guichets, dont 1 seulement ouvert en semaine.

Porte Desaix, 1 guichet ouvert en semaine.

Porte de Grenelle, 2 guichets ouverts en semaine.

Porte de Passy, 1 guichet ouvert en semaine.

Porte Benjamin Delessert, I guichet ouvert en semaine.

Porte du Trocadéro, 4 guichets ouverts, dont 3 seulement ouverts en semaine,

Porte d’Iéna, 1 guichet ouvert en semaine.

Porte de Chaillot, 1 guichet ouvert en semaine.

Porte de la Seine, 2 guichets, dont 1 seulement ouvert en semaine.

Porte du quai d’Orsay, 3 guichets, dont 2 seulement ouverts en semaine.

Porte de Paris, 2 guichets, dont 4 seulement ouvert en semaine.

Porte du pont des Invalides, 2 guichets, dont.l seulement ouvert en semaine.

Porte Latour-Maubourg, 4 guichet ouvert en semaine.

Porte Saint-Dominique, 1 guichet ouvert en semaine.

A chaque guichet se trouvent trois préposés: deux qui oblitèrent les tickets sous les yeux du public au moyen d’un emporte-pièce ; le troisième, qui les reçoit et les introduit dans une boîte cadenassée en forme de tirelire.

Les enfants portés sur les bras entrent gratuitement; les autres enfants devront être munis de tickets.

Trois gardiens de la paix assurent le service d’ordre et de police à chaque guichet.

Les portes d’entrée à l’Exposition sont ouvertes :

Aux ouvriers, gens de service et gardiens employés par les exposants, à partir de six heures du matin.

Aux porteurs de cartes d’abonnement, de cartes d’exposants et de cartes de service, à partir de huit heures du matin (heures réservées aux études).

Au public, depuis dix heures du matin jusqu’à la fin de la journée.

La fermeture des. guichets aura lieu à six heures du soir; toutefois, pendant les longs jours d’été, l’heure de la fermeture sera prolongée.

Les cartes d’abonnement donnent le droit d’entrer, tous les jours et par toutes les portes, dans le palais et les parcs du Champ-de-Mars et du Trocadéro. ainsi qu’à l’Exposition spéciale des animaux (place des Invalides).

Les abonnés entrent par les mêmes guichets que les porteurs de tickets. Ils se bornent à montrer leur carte, mais sans s’en dessaisir, aux préposés placés aux entrées du guichet et la remettent au troisième préposé , qui est chargé de constater leur identité et de mentionner leur entrée au moyen d’un timbre à sonnerie.

Les ouvriers employés par le commissariat général ou par les exposants euxmêmes, le personnel affecté à l’exploitation des établissements créés pour les besoins du public, les agents préposés à la garde des vitrines des exposants, etc., entrent au moyen d’un jeton de service en carton de forme ronde et de couleur marron.

Ces jetons sont délivrés chaque jour, dans l’après-midi, par le commissariat général à chaque exposant, concessionnaire ou entrepreneur, selon les besoins de leur personnel.

Exposition des voitures de fabrication française.

Les voitures françaises sont exposées dans une galerie derrière la section des machines. On compte 42 fabricants de Paris exposant 140 voitures y compris un omnibus de la Compagnie générale des omnibus, et quatre cabs de la Compagnie des pètites voitures.

13 fabricants de la province exposant 29 voitures particulières.

3 menuisiers de la province exposant 4 caisses de voitures.

11 fabricants de voitures de commerce, 20 voitures pour transport de marchandises.

3 fabricants de voitures diverses.

11 fabricants, voitures mécaniques, voitures d’invalides, pedomètres et vélocipèdes

62 exposants présentent des échantillons de roues, ressorts, essieux, freins, chaufferettes, lampes, tissus, cuirs, des dessins et des spécimens de peintures.

La sellerie et le harnachement qui comptent 115 exposants, sont disposés au centre et y occupent une place beaucoup plus importante qu’à aucune des expositions précédentes.

Les tapisseries des Gobelins et de Beauvais

On a réservé dans les galeries du Champ-de-Mars un salon spécial pour l’Exposition des plus belles œuvres artistiques de nos 'grandes manufactures. Les murs de ce salon seront couverts d’un côté par les tapisseries des Gobelins, de l’autre par celles de Beauvais.

Les porcelaines de Sèvres seront disposées devant les fenêtres et sur des étagères au centre de la salle.

Tapisseries : La terre d’après un dessin de Charles Lebrun, commencée en 1869 et terminée en 1877; Veau , également d’après Charles Lebrun, commencée en 1868, terminée en 1877; Saint Jérôme , d’ Antonio Allegri da Corregio ; huit panneaux décoratifs pour le buffet de l’Opéra, par J. Mazerolle, le Vin , l'Esprit , la Chasse , la Pêche , la Confiserie , le Thé, et le Café , tous de même hauteur et de même largeur. Ces panneaux commencés en 1872 ont été terminés en 1875; la Visitation , d’après Ghirlandagao ; le Vainqueur , de Jules Machard; deux panneaux décoratifs pour le Musée Céramique de Sèvres, par Lecbevalier-Cbevignard ; la Nature , et la Sculpture (1877). Pénélope , destiné au Musée artistique et commercial; La Vierge et l'Enfant Jésus , d’après B. Salvi; L'Etude d’après Fragonard (187 6-1878); Sainte-Elisabeth de Hongrie d’après un fragment de tapisserie de 1594 appartenant à Madame de Mac-Mahon; la Mélancolie , d’après Gardi de Cegoli (1876-1878) Sainte Agnès , d’après un dessin au crayon par Steinbeil.

Dessins de tapîs : moitié d’un tapis en fond noir d’après J. Diéterle (1867-1874); un tapis brun, sur le même dessin destiné à la Chambre du pape au palais de Fontainebleau. L’Ecole de tapisserie expose une figure de Saint- Jean , d’après une peinture de la Cathédrale d’Angers.

La manufacture de Beauvais envoie trois panneaux d’Oudry « Le lion devenu vieux», « le coq et la perle», « le loup qui se fait berger », plusieurs dessins de Desportes représentant des animaux, des chiens, des lièvres, des poules, des faisans, etc., au milieu d’un paysage; une nature morte par Monnager; des fauteuils, des chaises, des canapés. Comme la manufacture des Gobelins, Beauvais envoie des études d’élèves.

Nous citerons parmi les vases et autres objets d’art de la manufacture de Sèvres deux vases cylindriques, dont l’un représente la Ville de Paris par M. J. Colas, et l’autre un groupe de fleurs par M. Bulot; un vase représentant Neptune, le corps du vase par M. Nicole, et les anses modelés par M. Briffault; une belle peinture des travaux d’ Hercule par M. Lanseyre ; la Vendange vase dessiné par M. Derichewalley ; le Triomphe de la Vérité par M. Abel Schilt.

Section agricole quai d’Orsay.

Dans cette section l’honneur de la première installation appartient au comice agricole de Chinon, qui a découvert, hier, une étagère pyramidale toute garnie de bouteilles des vins des bords de la Loire.

Le comice agricole de Toulon, de son côté, procède à son installation. Entre autres objets qu’il vient de déballer se trouve une planche d 'Eucalyptus globulus, planté sur les coteaux de la mer en 1864 et qui, l’année dernière, c’est-à-dire à l’âge de 13 ans, avait atteint 16 mètres de hauteur.

En entrant dans la section du Champ-de-Mars, nous remarquons que l’on vient de dresser les premières colonnes de fonte destinées à la porte monumentale et au passage qui doit relier cette section à l’exposition agricole.

Nous voici au milieu de l’exposition horticole. On y compte déjà plus de trente serres, dont la plupart ont un aspect monumental.

L’exposition horticole, ou florale, s’étendra de l’avenue de la Bourdonnaye jusqu’à la porte de Grenelle, De ce côté du Champ-de-Mars, l’Angleterre a construit plusieurs serres, dont l’une, en forme de dôme, est toute en cristal.

Revenons sur nos pas du côté du pont d’Iéna. Les travaux du passage, suspendus depuis plus de dix jours, ont été repris hier matin. Aujourd’hui le tablier métallique de ce passage est chargé de véritables montagnes de madriers destinés à la confection du plancher.

Depuis avant-hier, le gros œuvre du pavillon espagnol, du pavillon de Monaco, lu restaurant belge et du restaurant français, est entièrement achevé, et ces juatre constructions, les plus importantes de ce côté du Champ-de-Mars, sont Maintenant livrées aux artistes décorateurs.

En traversant le palais du Champ-de-Mars nous remarquons que l’on vient le commencer la décoration extérieure du palais indien du prince de Galles De blanc qu’il était il y a trois jours, ce palais est aujourd’hui tout rouge; dans quelques jours il sera tout couvert d’or et d’argent.

L’Italie vient de déballer une grande quantité de meubles, de mosaïques et nombre d’autres objets. L’espace qui lui est réservé est encombré de colis.

Le Canada a commencé, hier, à dresser dans l’une des galeries de sa section une pyramide en marbre rouge, d’un seul morceau, mesurant plus de trois mètres de haut. Cette pyramide, avec son socle également en marbre rouge, forme un monument remarquable, dont le poids est évalué à 10,000 kilogrammes.

La Suisse a installé depuis quelques jours une nombreuse collection de photographies.

(La Liberté).

Après plus de quinze jours de travail, on est parvenu à dresser sur son piédestal, dans le pavillon d’angle du grand vestibule de la Seine, au Champde-Mars (côté avenue de la Bourdonnaye), le Charlemagne monumental de M. Rocbet, coulé en bronze par M. Y. Tbiébault.

Cette immense statue équestre pèse 14,500 kilog.

La passerelle établie à la pointe de l’île de Cygnes, entre le quai de Passy et le quai de Grenelle, et destinée à suppléer au pont d’Iéna pendant l’exposition, a été inaugurée le dimanche 14 avril, à midi.

La façade du palais du Trocadéro sera ornée de quatorze statues exécutées par nos premiers artistes : V Angleterre par M. Allard, les Indes par M. Gagnot,

V Australie par M. Roubeaux, Y Amérique du Sud par M. Bourgeois, les États- Unis par M. Caillez, la Suède par M. Alasseur, la Norwège par M. Duquesne, Yltalie par M. Marcellin, Chine par M. Captier, YEspagne par M. Doublemard,

Y Autriche par M. Deloy, la Hongrie par M. Lafrance, la Russie par M. Lepère, la Suisse par M. Gruyère, la Belgique par M. Leroux, la Grèce par M. Delorme, le Danemark par M. Marquette, la Perse par M. Cbatrouse, YÊgypte par M. Ottin, le Portugal par M. Sanson, le Japon par M. Aizelin, la Hollande par M. Tournoix. La statue colossale de la France, qui surmontera le dôme principal du palais, est l’œuvre de M. Mercier. De chaque côté de la cascade, de beaux groupes fondus symboliseront les cinq parties du monde ; ils seront exécutés par MM. Falguière, Matburin Moreau, Millet, Schœneweck et Delaplance.

De toutes les Expositions qui ont eu lieu depuis 1851, c’est celle de 1867 qui a obtenu le plus grand succès, comme on peut s’en convaincre par les chiffres suivants :

Nombre d’exposants.

Nombre de visiteurs.

Nombre de jours.

Londres

Paris

Londres

Paris

Vienne

Philadelphie

L’Exposition de Vienne a reçu malheureusement la visite d’un hôte inattendu et désagréable, le choléra. L’Exposition de Philadelphie n’était pas à la portée des visiteurs d’Europe ; malgré cela, on peut dire que le nombre en a été trèsconsidérable eu égard à sa durée. La moyenne des entrées par jour a été de 61.938, tandis qu’elle n’avait atteint à l’Exposition de 1867 que le chiffre de 47.61 9.

Voici quelques-unes des dernières adjudications approuvées par la Commission des marchés :

lo La charpenterie et la menuiserie de l’annexe du Quaide Billy, 45,000 francs, M. -Collet;

2° Couvertures des annexes du Quai de Billy, 40,000 fr. MM. Maduit, Jayet et Cie;

3° Charpentes pour les pavillons de la ville de Paris, 15,000 fr. M. Laurcilhe ;

4° Fermetures métalliques du Pavillon de la ville de Paris, des annexes du Quaide Billy et de la section anthropologique, 18,000 fr. M. Claret ;

5° Stalles sur l’Esplanade des Invalides en deux lots de 80,000 fr. 1er lot, MM. Petitjean et Cie ; 2e lot, M. Poirier ;

6° Arbres de transmission pour la section des Etats-Unis, de la Suède et de la Norwège, 6000 fr. M. Fiat ;

7° Arbres de transmission pour la section belge et suisse, 4000 fr. M. Cochard;

8o Une chaudière, Séraphin 20,000 fr. ;

9° Fils conducteurs pour l’éclairage du Trocadéro, 12,000 fr. M. Caillaud ;

10° Peinture de l’intérieur du palais algérien, 15,000 fr. M. Cancalon ;

11° Remblais, sentiers, etc., dans le Champ de Mars, 250,000 fr. MM. Allasseur, Lacourrière ;

12o Eclairage au gaz des corridors, des vestibules et de la grande salle des fêtes, 18,000 fr. MM. Lecoq frères ;

13» Construction des pavillons pour la réception des produits exposés, 95,000 fr. M. Bertrand ;

140 Postes des pompiers et de la garde républicaine au Champ de Mars, 50,000 fr. M. Duteil ;

15o Installation et fonctionnement des ascenseurs dans les tours du Trocadéro, 55,000 fr. chacun, M. Dutile;

La façade Austro-Hongroise.

La façade Austro-Hongroise a soixante cinq mètres de long, elle est composée d’une galerie Se cinq mètres de profondeur terminée par deux pavillons. La galerie est divisée en neuf arcades reposant sur deux colonnes doriques, et les deux ailes où sont installés les bureaux de la Commission autrichienne possèdent un étage surmonté d’une balustrade. L’extérieur de l’édifice est décoré de peintures murales représentant des génies ; des modillons portent les noms de quelques-uns des Autrichiens et des Hongrois les plus célèbres. Ce sont : Rossi, l’inventeur de l’hélice, Fisher von Erlach, célèbre architecte, le peintre Furich, le sculpteur, Donner, Mozart, le grand compositeur, le poète Grillparzer, Petofi le barde hongrois et Szichenyi, célèbre manufacturier de Hongrie.

L’édifice se termine à la partie supérieure par une corniche sur laquelle on a placé des statues représentant l’art, la science, le commerce, l’industrie, la navigation, l’agriculture, l’exploitation des mines et l’élevage des chevaux. Les quatre angles sont ornés de groupes portant les attributs des arts et des sciences, de l’industrie et du commerce, de l’agriculture et du pâturage, des mines et de la navigation.

Cette façade est l’œuvre de M. Corompay, architecte autrichien d’une grande autorité en matière d’art. Son nom se trouve associé dans son pays à nombre de monuments de la plus grande valeur, et il ne peut qu’être fier de la part qu’il a prise à l’érection du palais de l’Exposition de Vienne en 1873.

(The Paris Exhibition of 1878). L. L.

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La Norwège envoie à l’Exposition des peaux de poissons tannées pour gants, des peaux d’anguilles préparées pour harnais, des peaux de requins de trois mètres de long sur un mètre de large et des peaux de baleines de 18 mètres de long.

Une Sous-Commission du 'Cobden-Club se propose de faire à Paris pendant l’Exposition, une conférence sur le système métrique.

Douze jeunes gens, bien connus de la haute Société de Barcelone, ont formé le projet de, visiter Paris pendant l’Exposition, avec l’intention de faire le voyage en canot de Barcelone à Paris. Ils se proposent de venir par mer de Barcelone à Cette, où ils prendront le canal de Beaucaire, rencontrant ensuite le Rhône et la Saône, traverseront le canal de Bourgogne jusqu’à l’Yonne et suivront la Seine jusqu’au Champ de Mars, où ils débarqueront pour y exposer leur embarcation.

Les japonais.

M. Maéda de Massana, le commissaire délégué du gouvernement japonais, et le principal organisateur de l’entreprise, est un homme d’une rare énergie et d’une intelligence élevée, qui contribuera à faire de l’exposition du Japon quelque chose de plus qu’une œuvre passagère.

Pendant un séjour de neuf ans en France, M. Maéda, exclusivement livré à des études sérieuses et spéciales, s’est rendu un compte exact des échanges à faire entre les deux pays. De retour au Japon, M. Maédé fut témoin de graves changements dans les institutions et du trouble dans les esprits qu’avait amenés la dernière révolution. C’est à de pareils moments que le patriotisme et l’ardeur au travail deviennent synonymes, et M. Maéda sut le prouver. Il rédigea un dictionnaire japonais-chinois, un dictionnaire japonais-anglais et japonaisfrançais; il écrivit une Histoire de la Révolution de 1863 au Japon, et enfin il fonda, au beau milieu de Yédo, pour mieux forcer l’attention de ses compatriotes, une vaste ferme-école, sorte d’École nationale de l’agriculture et de l’acclimatation, où l’on utilise les grains et semences d’Europe que le gouvernement fait distribuer gratuitement aux cultivateurs. Dans cet établissement, M. Maéda de Massana a déjà récolté de la vigne, de la betterave et implanté diverses espèces d’arbres fruitiers.

Au milieu de ces multiples travaux, M. Maéda joint l’initiative d’une participation à l’Exposition de 1878 et il lui fallut, nous le répétons une énergie constante, presque indomptable pour réaliser un projet, tellement difficile et hardi, dans les circonstances d’alors, qu’aucun de ses compatriotes n’osait y penser.

« Je suis entêté, » répond M. Maéda à ceux qui le félicitent de ce miracle de volonté.

Dans quelque temps M. Maéda fera paraître la traduction d'un ouvrage de lui sur les réformes nécessaires au Japon, accompagné d’une notice sur l’exposition japonaise; il y ajoutera le tableau, singulièrement intéressant pour le lecteur européen, des institutions et des mœurs actuelles au Japon. Le catalogue de l’Exposition, rédigé sous la direction de M. Maéda, aura pour supplément une brochure relatant l’histoire de la fabrication japonaise et révélant, avec les détails les plus précis, tous les procédés qu’elle emploie ; inutile de dire quel succès est promis dans le mode industriel à cette dernière publication.

Cette notice, quelque rapide qu'elle soit, sur le personnalité de M. Maéda et sur l’importance qu’il a donnée à sa mission, prouve que nous n’exagérons rien en annonçant des merveilles. Vingt-quatre des plus grandes Compagnies japo naises pour les industries du bronze , des laques et des porcelaines , seront représentées. La valeur des marchandises expédiées s’élève à une dizaine de millions de francs. Il y aura une exhibition d’arbres, de fleurs et de plantes du Japon. M. Maéda a amené les jardiniers, qui ont déballé plus de cent caisses. Pour habituer ces plantes à la terre étrangère, M. Maéda les a fait transplanter au Japon même, quelque temps avant le départ; toutes sont arrivées en bon état, et quelques-unes en pleine floraison.

Dans le nombre se trouvent beaucoup d’arbres, notamment les sapins et les

résineux, qui pourront s’acclimater en France et contribuer au reboisement des montagnes et des terrains des bords de la mer.

Quant aux objets rares, il y en aura quantité dont on n’a jamais vu de spécimen en Europe ; dans ce but il a été fait des emprunts aux principaux musées japonais. Bon nombre de nos amateurs japonisants vont voir à quel point sont incomplètes et d’une rareté de seconde main les collections qu’ils ont recueillies.

(Le Bien public).

La section Espagnole.

Les travaux d’aménagement du vaste emplacement accordé à l’Espagne sont menés avec une grande activité et tout fait espérer que ce pays, dont l’expositiou promet d’être une des plus variées et des plus intéressantes, pourra dès le 1er mai, présenter au public l’ensemble de ses produits. Le choix heureux du commissaire général, S. E. Don Emilio de Santos, un des savants dont s’honore le plus la péninsule, est une garantie de succès pour cette section qui ne peut manquer d’exciter une vive curiosité.

La façade de l’Espagne, à l’intérieur du palais du Champ-de-Mars, s’élève sur le jardin central, en face du pavillon de la Ville de Paris, entre le portique autrichien et la maison chinoise. Cette façade a énormément de caractère: au centre, un péristyle en avant-corps rappelle les lignes et la coloration du portique de l’Alhambra de Grenade. Le premier étage au-dessus de ce péristyle est une loggia dont les lignes sont empruntées fidèlement à l’Àlcazar de Séville. Les pavillons des extrémités de la façade ont un rez-de-chaussée qui nous vient de Tolède et un premier étage qui nous arrive de Valence.

Il nous en arrive d’autant mieux qu’il est décoré de mosaïques ou plutôt d ’azulejos, terres merveilleuses, qui prennent en cuisant les couleurs les plus variées, et dont l’illustration dépasse vingt siècles, puisque les Romains venaient chercher à Sagunto, dans la province de Valence, les riches amphores que les archéologues découvrent pour ainsi dire chaque jour, enfouies dans le sol de l’Italie.

Entre les pavillons des extrémités et l’avant-corps central, le rez-de-chaussée s’inspire de l’architecture de Cordoue et le premier étage de celle de Murcie. Toute l’Espagne héroïque et artistique est donc là. Le toit est couvert de tufles émaillées en quatre couleurs, venant de Valence et de Catalogne. C’est riche, brillant, chatoyant et superbe.

Le rez-de-chaussée, derrière cette façade, est un simple promenoir, sur lequel s’ouvrent les galeries d’exposition. Au premier étage est le cabinet de S. M. don François d’Assise, président de la commission espagnole, et de S. E. don Emilio de Santos.

A l’intérieur de la section, un superbe portique sépare le vêtement du mobilier. Ce portique est formé d’objets de toutes sortes, exposés comme produits céramiques. Il emprunte à ces éléments une coloration brillante du plus délicieux effet.

Je ne parle pas aujourd’hui des étoffes, ni des meubles, ni des machines.

L’Espagne libérale a résolu de se montrer une nation industrielle, et comme elle ne manque ni d’intelligence, ni de volonté, ni d’activité, elle y est parvenue. Elle nous a envoyé aussi des canons. 11 y aura beaucoup de canons à l’Exposition. Cela ne prouvera rien, puisque tous les peuples en auront, sauf la France, qui seule n’en exposera pas, quoiqu’elle en fabrique peut-être plus que les autres.

[Le Soir).

M. Krantz a reçu hier à cinq heures la première visite de M. Mazucata, viceministre des finances du Japon, président de la section japonaise à l’Exposition, et celle de M. Maéda Massana, le commissaire délégué.

Quelques détails, à ce propos. L’exposition japonaise sera prête la première, tant au Cliamp-de-Mars qu’au Trocadéro. Tout est terminé derrière des cloisons qu’on fera tomber au dernier moment. Chaque produit sera présenté aux visiteurs d’une manière méthodique, depuis l’état de matière première jusqu’à celui de son application la plus raffinée. Ce résultat si prompt a été obtenu grâce à l’activité incessante et indomptable de M. Maéda, le commissaire délégué qui, non-seulement commande sans relâche les travaux, mais au besoin met lui-même la main à la pâte.

Sous ses ordres s’activent des ouvriers exclusivement du Japon. Les exposants de cette section ont adopté un principe invariable. « De même, disent-ils, que les étrangers viennent faire leurs affaires chez nous, de même nous devons aller faire nous-mêmes nos affaires chez les étrangers. » On ne peut que s'incliner devant le patriotisme d’un tel raisonnement.

Quant à M. Mazucata, le ministre des finances du Japon, il n’est pas utile de faire remarquer que son arrivée en Europe est un véritable événement et équivaut, diplomatiquement parlant, à l’envoi d’un membre de la famille impériale japonaise en France. C’est avec beaucoup de difficultés que le gouvernement du Mikado pourra se priver pendant quelques mois de la présence et du concours de ce ministre qui, depuis la fin de la récente révolution, a dirigé les finances du pays, et qui le premier a présidé, au Japon, à la publication officielle du budget. '

Dans la partie du parc voisine de l’avenue de Suffren, l’Espagne a mis en pleine terre deux cents arbres fruitiers d’Aragon. Au Trocadéro, elle a construit un très-beau restaurant. Près de la Seine, la riche colonie de Cuba est représentée par un kiosque élégant, qui sera l’exhibition dçs cigares de la Havane. Enfin, près de la porte de Grenelle, un immense bâtiment contient l’exposition agricole de ce riche pays.

A l’intérieur de ce bâtiment, des surprises variées nous attendent. Les murs, les arcades, les piliers, sont littéralement construits avec des bocaux et des bouteilles. Des bouchons remplissent les interstices. Dans tous les récipients sont contenus des céréales ou des vins. Il y a des colonnes de conserves et des voûtes de fruits secs, des grottes de légumes et des stalactites de raisins. C’est le palais de la gourmandise, dans la féerie de l’exposition. L’aspect en est un peu théâtral, mais réjouissant au possible.

Samedi 27 avril.

Revue de la semaine. — Variétés, Mélanges. Renseignements pour les exposants. — Annonces. — Réclames

et avis divers.

Ce fascicule ne contient que S feuilles, l'impression ayant été retardée par la gravure de plusieurs figures à intercaler dans les articles composés qui suivent.

Matières contenues dans le 4™® fascicule.

Chronique , par M. E. Lacroix, ingénieur civil (pages 45 à 60 du ixe volume). — Hydraulique : 1™ partie, les Distributions d’eaux et les Canaux d’irrigations, par M. Georges Dumont, ingénieur des arts et manufactures, inspecteur aux chemins de fer de l’Est (pages 45 à 60 du Ier volume). — Les Arts militaires , par MM. A. de Loyette et T. Lacouture (pages 33 à 48 du v« volume).

SOUS PRESSE

La sylviculture (Suite). — Les arts militaires (Swite). — L’hygiène (Suite). — Les arts textiles (Suite). — La Serrurerie, parM. Husson, architecte. — L’architecture navale par MM. de Berthieu et Galtigny, ingénieurs. — L’architecture et l’art du bâtiment, par M. Samuel, ingénieur civil. — Les aérostats, par M. Miret. — Les cartes et les globes, par M. L. Chateau, directeur de l’École professionnelle d’Ivry, et Letort, professeur. — Hydraulique, par MM. Georges Dumont et Vigreux, ingénieurs civils (Suite). — L’art industriel, parM. Demay (Suite). — Météorologie, par M. Boillot. — Machines locomotives, par M. Jules Gaudry. — Métallurgie, lrc partie : Le Fer, par M. Anceau. •— La Musique, par M. Hervé.

Ce quatrième fascicule renferme i figure dans le texte.

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