VENEZUELA
et Téhéran. D’autres caravanes se dirigent vers les ports de la mer Noire; elles portent à Trébizonde, à Tiflis et à Poti ies cotons, les soieries, le tabac, le café, les fruits.secs et autres produits du pays, et en rapportent toutes les marchandises de l’Europe.
Par sa position géographique, la Perse est destinée à reprendre le rôle qu'elle a occupé autrefois et à redevenir, par la création des chemins de fer et des voies de communication, le grand entrepôt commercial de l’Europe et de l’Asie, en ménageant au commerce européen des débouchés dans l’Asie centrale. Aussi le gouvernement fait-il fous les sacrifices nécessaires pour ouvrir résolûment à la Perse la voie du progrès.
Vénézuéla.
La République du Vénézuéla est située entre 8° et 12° 16 de latitude nord, et 60° 36 et 73° 33 de longitude ouest. Ses limites sont : au nord, la mer des Antilles; à l’est, l’Atlantique; au sud, le Brésil, et à l’ouest, les États-Unis de Colombie.
Malgré l’étendue de son territoire, qui est de 280,000 lieues carrées, sa population ne dépasse pas deux millions d’habitants.
Par suite de la disposition des grands bassins hydrographiques, le Vénézuéla se trouve disposé en trois grandes zones.
La première, très-élevée au-dessus du niveau de la mer, est comprise entre les deux chaînes de montagnes qui longent la côte en lui restant presque parallèles : c’est la zone agricole par excellence, la plus peuplée et actuellement la plus abondante en ressources.
La seconde est composée de plaines immenses, de savanes encaissées vers le nord par les Cordillères, et vers le sud par les montagnes granitiques qui s’élèvent de l’autre côté de l’Orénoque.
La troisième enfin est la zone des forêts, complè tement boisée, couverte d’une végétation luxuriante, pleine de richesses naturelles et qui est restée presque inexploitée jusqu’à ce jour.
La principale source du revenu du Vénézuéla est le produit du règne végétal. Le café figure en première ligne. Il est excellent et on en exporte annuellement pour 40 millions de francs. Le cacao figure dans l’exportation pour 4 millions de kilogrammes, et le coton pour 2 millions. On exporte aussi du cuir de bœuf, des peaux de daim, des bois de teinture, des résines, la salsepareille, le caoutchouc, le quinquina, etc.
L’exportation de ces divers objets a rapporté à l’État pendant l’année 1877 25,825,723 francs. Mais jusqu’ici un très-petit parti a été tiré des nombreuses richesses du Vénézuéla. Nous appelons tout spécialement l’attention sur les bois de teinture, dont les couleurs variées et le bas prix sont tout à fait exceptionnels.
Les écorces tannantes sont appelées aussi à prendre une grande importance ; mais la richesse à venir du Vénézuéla se trouve surtout dans les mines, qui jusqu’ici ont été peu exploitées. Le soufre, la houille, le cuivre et le plomb
argentifère, la malachite, le marbre blanc, le pétrole, le sel gemme, le fer de Rio-Cliico, le natron de Mérida, le graphite de Caracas, les nombreux terrains aurifères, constituent un trésor minéralogique immense dont on commence à peine à tirer parti.
Depuis quelque temps, l’immigration augmente. Dans le cours de 1877, 2,816 émigrants sont arrivés dans le pays et ont coûté à l’État 661,310 francs.
Les principales industries sont en ce moment la fabrication des bougies, du savon, du chocolat, les distilleries, tanneries, raffineries, etc.
L’instruction publique n’a pas été négligée. Il y a à Yénézuéla 824 écoles primaires et 6 écoles normales.
Nos Études.
M. le baron Larrey a présenté à l’Académie (séance du lundi 10 décembre 1878), le travail de notre collaborateur, le docteur Ad. Nicolas, sur les Progrès de V Hygiène.
Cet article de nos Etudes a été très-apprécié par la presse scientifique. L’Académie l’a renvoyé au concours des prix de médecine et de chirurgie.
La Loterie Nationale.
Dix exemplaires des Éludes sur l’Exposition ont été acquis par la Loterie Nationale. Désirant qu’un exemplaire figure dans chacune des séries, nous en avons offert d’autres exemplaires. Si ce lot venait à échoir à l’un de nos souscripteurs, nous le lui échangerions contre d’autres ouvrages. Ceci nous est une occasion pour donner avis à ceux de nos souscripteurs qui seraient porteurs de numéros gagnants de ladite Loterie, et qui n’auraient pas de- correspondants à Paris, que nous nous mettons à leur disposition pour le retrait de leurs lots.