‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 3)Chapitre 91 sur 95 · III. — Insectes nuisibles · texte numérisé non relu

III. — Insectes nuisibles

Le nombre déjà si grand des ennemis de nos cultures augmente presque chaque année d’espèces nouvelles qui nous viennent des autres continents et sont diffusées par la fréquence et la facilité plus grande des communications commerciales. Au premier rang il faut citer le phylloxéra, qui, en bien peu de temps, a exercé dans quelques-unes des régions vinicoles de la France, de terribles ravages.

Le caractère général du fléau est sa marche envahissante et continue, sa diffusion que rien n’arrête et qui divise nos régions vinicoles en trois zones distinctes: celle où le mal est général; celle où le mal est encore circonscrit; celle qui est encore intacte.

On ne connaît jusqu’à présent qu’uu seul moyen de détruire le phylloxéra : c’est d’agir sur le sol avec des agents caustiques puissants; malheureusement la vigne ne peut, la plupart du temps, supporter cette médication énergique et l’arrachage devient la conséquence de la désinfection du sol.

Il résulte des informations recueillies que, dans les départements phylloxérés la superficie des terrains plantés en vigne avant l’apparition de la maladie, était de 1,583,000 hectares, et qu’à l’époque actuelle cette superficie n'est plus que de 1,323,623 hectares, ce qui constitue une diminution de 260,000 hectares environ.

On a essayé et on essaye encore chaque jour de nombreux moyens de combattre ce fléau; aucun d’eux malheureusement ne peut encore être considéré comme efficace. Cependant, dans certains départements, les plus anciennement atteints et le plus fortement frappés, on constate une sorte de temps d'arrêt dont il ne faut pas s'exagérer l’importance, mais qu’il convient cependant de signaler.

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