VALEUR
totale.
Froment .
heclol.
fr. c.
. francs.
Méteil .
Seigle .
Orge .
Sarrasin .
Maïs, et millet .
Avoine .
Totaux . . . .
Produits farineux et leurs dérivés.
Farines. — De toutes les industries alimentaires, la plus importante et la plus répandue est sans contredit la meunerie.
On se rendra compte de la valeur énorme de sa production en ajoutant à la consommation des farines en France l’excédant des exportations sur les importations.
La consommation moyenne de pain par jour et par habitant est de 582 grammes équivalant à 450 grammes de farine.
La consommation intérieure totale pour 36 millions d’habitants est donc de 16,200,000 kilogrammes par jour, et par an de 5 milliards 913 millions de kilogrammes de farine.
(1) M. A. Gobin a publié dans les Annales du Génie civil (année 1873), un travail très-complet sur les céréales : Consommation, production et commerce; nous ne pourrions que le répéter ici, nous y renvoyons donc nos lecteurs.
NOTES SOMMAIRES
La moyenne annuelle des importations de farines diverses pendant les cinq années 1872-1876 a été de 13,247,660 kilogrammes ; celle des exportations pendant la même période a été de 126,093,880 kilogrammes, non compris les farines de provenance étrangère qui ont joui de l’admission temporaire. L’excédant annuel des exportations sur les importations est donc de 1 1 1 ,846,220 kilogrammes, et par conséquent la production totale annuelle de la meunerie est de 6,024,806,220 kilogrammes de farines diverses.
En admettant que 100 kilogrammes de grain donne approximativement à la mouture 74 kilogrammes de farine, 22 kilogrammes d'issues et 4 kilogrammes de déchet, et que d’autre part le poids moyen d’un hectolitre de grain soit de 76 kilogrammes, on arrive à conclure que la meunerie transforme par jour en farine près de 300,000 hectolitres de grain. Une paire de meules, dans les conditions ordinaires, moud par jour 20 hectolitres en dépensant une force de 4 chevaux-vapeur ; la meunerie emploie donc incessament en France 16,000 paires de meules et 60,000 chevaux-vapeur; et en évaluant à 38 francs le prix moyen de 100 kilogrammes de farine, on peut estimer la valeur de sa production totale annuelle à 2 milliards 280 millions de francs en farine et 200 millions de francs en issues, sans tenir compte des quantités de farines employées dans les industries alimentaires.
Au commencement du siècle la meunerie était pratiquée par d’innombrables petits moulins dispersés sur tous les cours d'eau et par des moulins à vent, se livrant pour la plupart à la mouture à façon.
Aujourd’hui, il n’est pas de contrée en France, où, à côté de ces petits moulins, on n’ait élevé plusieurs grandes minoteries réunissant 6, 6 et jusqu’à 10 paires de meules et pourvues à la fois de moteurs hydrauliques et de moteurs à vapeur, pour éviter tout chômage dans la saison des basses eaux.
Le travail du moulin se divise en trois phases principales : le nettoyage, la mouture proprement dite et le blutage.
La force mécanique y joue le principal rôle et la main-d’œuvre n’y entre que pour une faible part. Un homme par paire de meules, dans un moulin bien organisé, suftil à l’ouvrage, avec un rhabilleur par chaque série de cinq paires. Aussi le prix de la farine dépend du prix du grain et varie comme lui.
Pâles alimentaires. — Sous la désignation de pâtes alimentaires, on comprend le vermicelle, le macaroni et autres petites pâtes de diverses formes connues sous le nom de pâtes d'Italie, les semoules et les topiocas.
Pendant longtemps l’Italie a eu le monopole de la fabrication des vermicelles, macaronis et autres pâtes qui ont conservé son nom. Mais l’industrie française après des essais persévérants, est parvenue à rivaliser avec elle et a créé un grand nombre d’établissements qui fabriquent avec les blés durs de l’Algérie et des côtes de la mer Noire, une quantité de pâtes d’environ 30 millions de kilogrammes. Ces produits alimentent la consommation intérieure et trouvent à l’étranger un écoulement qui chaque jour va croissant.
Eu 1872, les importations s’élevaient à 684,473 kilogrammes et les exportations ont atteint 7,391,167 kilogrammes. Dans la période 1872-1876, l'excédant des exportations sur les importations a été de 20,948,309 kilogrammes.
Les prix des pâtes varient de 60 francs (qualité marchande) à 80 francs (qualité supérieure de Lyon) les 100 kilogrammes. Dans ces prix, la matière première entre à peu près pour les deux tiers; l’autre tiers représente les frais et le bénéfice.
C’est à l’origine, Clermont-Ferrand qui a eu la réputation de produire les meilleures semoules. Mais Marseille lui a enlevé son importance en s’emparant de cette industrie ; on y compte 16 usines qui emploient par jour 3,000 liecto-