C. 4. — 60 torchons, 30 serviettes
C. 5. — 4 bidons de 15 litres en fer blanc, 4 de 10 litres, 6 bols en faïence.
12 assiettes en faïence, 2 salières en cristal, 6 verres, 1 moulin à café, 1 broc à vin en fer blanc de 2 litres, 3 lanternes portatives avec bougies, 1 cafetière à filtrer, 4 casserolles en fer battu, à queue articulée, de 1, 2, 3 et 4 litres, 20 assiettes en fer battu étamé, 4 couvercles de casseroles en fer battu étamô, 6 grands couteaux de table, 20 fourchettes à bouche en fer battu étamé, 70 cuillers même métal, 4 bougeoirs en cuivre, 40 pots à tisane de 1 litre, 4 petits cadenas.
Coffre sous le siège . — 10 seaux en toile, 1 sac d’outils complet.
Compartiments spéciaux l’un à droite, l’autre à gauche de la voiture, près du siège : 1 réservoir à vin de 50 litres en bois, 1 réservoir à eau de 50 litres en fer battu étamé.
La Société fançaise de secours aux blessés militaires exposait un fourgon de chirurgie et de pharmacie. Ce fourgon construit par M. Colas, sur les indications d’un médecin militaire, membre du Conseil de la Société, est suspendu par six ressorts et monté sur 4 roues, deux devant de 0m,95 et deux derrière de lm,45 de diamètre. La largeur de la voie est de lm,70, le poids de la voiture vide est 1080 kilogr. ; son prix est de 2600 fr.
Le fourgon se compose d’une caisse de 2m,52 de longueur, lm,63 de hauteur et lm,50 de largeur, pourvue en raison de sa hauteur, de marchepieds de forme spéciale qui permettent à un homme de taille moyenne d’atteindre les compartiments supérieurs. Il est divisé en deux parties, l’antérieure qui contient une place pour le conducteur et deux places pour deux autres personnes, et la postérieure qui est fermée de tous côtés par des portes en tôle. Derrière, on trouve une porte à deux battants et trois portes de chaque côté également à deux battants, deux en haut et une en bas. Ces portes sont cadenassées, et le môme levier ferme les deux portes de côté qui se trouvent superposées. Ce fourgon est muni d’un réservoir à deux compartiments, l’un pour l’eau, l'autre pour l’eaude-vie placé sur le devant de la voiture au-dessus du tablier; d’un frein et de deux lanternes, l’une en avant et l’autre en arrière. Il possède encore une pelle et une pioche, un coffre placé sous le siège du cocher qui renferme outre les effets particuliers de ce dernier, un sac à outils, deux petits bidons en fer blanc, un sceau en toile, etc. Enfin, un autre coffre se trouve sous la caisse, entre les roues de derrière. Au-dessus, tout du long, on trouve un cadre vide pour la ventilation.
Cette voiture sert à transporter les ressources chirurgicales et pharmaceutiques nécessaires aux ambulances. Elle contient un matériel double, renfermé dans des paniers et des cantines en cuir, placées sur des planchettes, que l’on peut atteindre et ouvrir sur les quatre faces de la voiture sans les décharger. On peut également les enlever facilement et les placer sur des mulets de bât. Derrière chaque cantine, sont placés des paniers de réserve destinés à fournir les ressources épuisées des cantines correspondantes. La paroi postérieure du fourgon renferme toute la pharmacie d’ambulance volante, dans des cantines mobiles et dans des paniers de réserve. Les parois latérales contiennent chacune le même matériel de chirurgie, de pansements, de bandages et d’appareils, dans des cantines de mêmes dimensions que celles de l’arrière et dans des paniers de réserve pour chaque cantine. Une literie d’ambulance volante pour douze lits au moins, est placée dans des paniers situés au-dessus des cantines. Des brancards et une table pour opérations, occupent le grand compartiment supérieur et peuvent être retirés par l’avant et l’arrière du fourgon. Enfin, des objets divers du matériel trouvent place dans le coffre du siège du cocher et dans le coffre placé entre les roues de derrière.
INSTRUMENTS ET APPAREILS
Contenu:
Paroi postérieure du fourgon.
En haut, un compartiment s’ouvrant, de bas en haut, au moyen d’une porte
charnières, occupe toute la longueur de la voiture et contient des brancai’ds; il peut recevoir également une table à opérations.
Au-dessous, deux compartiments, s’ouvrant de la môme façon, contiennent 2 boîtes de pharmacie de réserve renfermant les médicaments dans des flacons et des boîtes et s’ouvrant par les parois antérieure et supérieure. Six autres compartiments situés en-dessous s’ouvrent comme une armoire à deux battants. Les deux compartiments situés immédiatement en dessous, ont seulement 8 centim. de hauteur et 35 centim. de profondeur; on y place des registres, buvards, petits objets de pharmacie, mortiers, balances, etc. Les deux compartiments situés en dessous, ont 40 cent, de hauteur et 35 de profondeur. Enfin, les deux derniers compartiments se prolongent entre les deux roues de derrière et ont 1“,10 de profondeur. Ces 4 compartiments contiennent 4 cantines de pharmacie, toutes de mêmes dimensions, renfermant deux à deux les mêmes médicaments et s’ouvrant par les parois antérieure et postérieure.
Les cantines placées dans les derniers compartiments sont posées dans le fourgon de manière que Tune présente en avant sa paroi antérieure et l'autre sa paroi postérieure. 11 en est de même des deux cantines qui se trouvent dans les deux compartiments situés au dessus. Les médicaments indispensables à une ambulance volante se trouvent dans les flacons et boîtes de ces quatre faces. On retourne chaque cantine quand ces 4 parois sont vides et la pharmacie se trouve de nouveau complète. Ces cantines forment deux à deux une pharmacie complète, et peuvent se charger sur des mulets de bât, afin de diviser l’ambulance en deux sections. Elles ont été construites par M. Walker et contiennent :
Cantine n° 1 (Paroi antérieure). — 9 bouteilles renfermant : acide sulfurique, tannin, hydrate de potasse, thé, alun pulvérisé, sulfate de quinine, camphre, sulfate de cuivre, sucre. Chaque bouteille contient 125 gr. de ces médicaments. 5 bouteilles contenant chacune 500 gr. des substances suivantes : glycérine, alcool rectifié, acide acétique, alcool camphré, perchlorure de fer; 4 tiroirs renfermant : le 1er des pilules d’extrait d’opium de 5 centigr. et des paquets de calomel; le 2e de l’ipécacuanha pulvérisé et du sous-nitrate de bismuth; le 3e de l’émétique et du sulfate de quinine; le 4e 4 flacons de solutions de morphine et d'atropine.
Cantine n° 2 (Paroi postérieure). — 3 tiroirs contenant : l’un du sparadrap et les deux autres des bouclions de rechange; 3 cases contenant : la lre un mortier, la 2e un verre gradué et un entonnoir, la 3e une lampe à alcool; 2 bouteilles contenant : l’une 500 gr. de rhum et l’autre 500 gr. de chloroforme; 10 boîtes en fer blanc contenant : gomme, amidon, café, aloès pulvérisé, dextrine, agaric, réglisse, sucre, tilleul, thé.
Cantine n° 3 (Paroi antérieure). — 8 bouteilles contenant chacune 200 gr. des substances suivantes : sulfate de soude, sulfate de magnésie, camphre, iodure de potassium, sulfate de quinine, sous-nitrate de bismuth, bromure de potassium, émétique; 7 flacons contenant les médicaments suivants : alcool camphré, alcool, térébenthine, dextrine, amidon, huile d’olives, colophane pulvérisée; 5 pots de porcelaine contenant : Vaséline, onguent mercuriel, styrax, extrait de quinquina et axonge benzoïnée.
Cantine n° 4 (Paroi postérieure). — 8 bouteilles contenant chacune 200 gr. des substances suivantes : camphre, laudanum de Sydenham, extrait de salurne,
L’AllT MÉDICAL.
collodion élastique, ammoniaque liquide, acide phénique, teinture d’iode, éther sulfurique; 8 pots en fer blanc contenant : sulfate de magnésie, sucre, emplâtre vésicant, sulfate de soude, agaric, sous-nitrate de bismuth, sulfate de quinine;
3 tiroirs contenant : le 1er, vésicatoire anglais; le 2e, emplâtre diachylon; le 3e, sparadrap adhésif; 3 cases contenant: la lre, une lanterne; la 2°, un filtre à café; la 3e, un verre.
Derrière les deux dernières cantines, on place deux grands paniers de réserve ayant 33 cent, de hauteur, 62 cent, de largeur et 76 cent, de profondeur, qui ne peuvent être déchargés qu’après l'enlèvement des deux cantines. Ces paniers sont à compartiments mobiles pour les différents médicaments que l’on doit avoir en grande quantité dans des flacons ou dans des boites. Ces paniers contiennent : chloroforme, alcool camphré, huile, vinaigre, acide phénique, salicylique, tilleul, sel, sulfate de soude, amidon, rhum, café en grains, sucre, lait concentré, bouillon Liebig, thé, moulin à café, cafetière, théière, verres,
4 assiettes, 4 cuillers, 4 fourchettes, tabliers de pharmacie, serviettes, etc.
Dans le coffre situé sous la voiture entre les roues de derrière se trouvent
différents objets : matériel de pharmacie, mortiers divers, lanternes, bougies, allumettes, etc.
Les parois antérieures des deux dernières cantines forment en s’ouvrant une tablette pour la préparation des médicaments.
Paroi latérale droite. — Un compartiment situé en haut du fourgon et fermé latéralement, s’ouvre par l’avant et l’arrière. 11 contient des brancards et une table à opérations. Les compartiments dont cous venons de parler, et qui sont réservés à la pharmacie, ne s’ouvrent pas sur cette paroi. Cette paroi latérale droite, comprend 5 compartiments s’ouvrant à deux battants. 4 de ces compartiments situés au dessous du compartiment qui contientles brancards, occupent la moitié de la profondeur de la voiture et sont adossés à 4 compartiments semblables qui s’ouvrent par la paroi latérale gauche. Le 3e compartiment, qui ne s’ouvre pas dans toute sa longueur à cause de la roue de derrière, occupe toute la profondeur de la voiture et peut s’ouvrir des deux côtés. 11 occupe toute cette profondeur parce qu’il doit contenir les grands appareils pour fractures.
Chaque compartiment situé au-dessous du compartiment réservé aux brancards, contient deux paniers lopgs. Le 1er panier renferme : le linge de corps,
5 gilets de flanelle, 3 vareuses en molleton, 10 chemises, etc. Le 2e contient environ 10 couvertures. Le 3e des draps, paillasses, sacs à paille. Le 4e des draps, paillasses, couvertures. Les compartiments placés au-dessous renferment des cantines médicales et des paniers de réserve. Les cantines ont été disposées et exécutées par les soins de M. Arrault.
Cantine médicale n° 1 (Pansements). — Cette cantine en chêne recouvert de toile noire goudronnée, s’ouvre sans être déchargée, par la paroi antérieure. Elle est divisée en tiroirs et en compartiments.
T. 1. — Il renferme: 4 gobelets emboîtés, 6 éponges comprimées, d lampe,
1 bougeoir, des bougies, 1 lanterne, 2 ventouses, 1 biberon en étain, 6 pelotes de ficelle, 1 pierre à repasser.
T. 2. — 11 contient: 1 appareil à pansements ordinaires avec lacs pouvant se suspendre au cou de l’infirmier et muni de plusieurs flacons de chloroforme.
T. 3. — U contient: une sonde œsophagienne, 6 sondes, 6 bougies ordinaires,
2 seringues à injection, l’une en étain, l’autre en verre, 1 seringue de Pravaz, 1 thermomètre avec étui, 30 bouchons de liège, 6 savons, 3 pièces de ruban de fil, 12 aiguilles dans un étui, 200 épingles fortes, 1 irrigateur, 4 tabliers d’infirmiers.
T. 4. — Il contient: des attelles articulées assorties de grandeur, iinge à pansements, compresses, charpies, 2 bandages herniaires.
INSTRUMENTS ET APPAREILS
T. b. — Il renferme: 100 fiches de diagnostic, crayons, plumes, buvards garnis, cahier du médecin.
T. 6. — Il contient: la boîte de chirurgie d’ambulance de MM. Aubry, Collin, Favre, Mathieu, type adopté par la Société. Derrière cette cantine se trouve le panier de réserve n° i.
Le Panier de réserve n° 1 renferme les linges à pansements suivants : 4 kil. de bandes roulées assorties, 5 kil. de bandages de corps, 5 kil. bandages carrés, b kil. bandages triangulaires, b kil. bandages en T, b kil. écharpes, b kil. de suspensoirs, 9 kil. petit linge à pansements, 6 tabliers de médecins. Ce panier est en outre rempli avec de la charpie comprimée et de la charpie Sadon.
Cantine médicalen°2 (Bandages). — T. 1. — Un appareil d’Esmarck, modifié par M. Galante; 4 bandages herniaires, 1 palette en cuivre.
T. 2, — 10 flacons de 125 gr. renfermant : silicate de potasse (b fl.), chloroforme (3 11.), collodion riciné (1 IL), baume Arrault (1 IL).
T. 3. — 6 mètres de toile adhésive hémostatique, gaze et ouate comprimées, 6 rouleaux de sparadrap.
T. 4. — Attelles, bandes roulées, lattes.
T. b. — 2 trousses d’infirmiers, 1 petite boîte à amputations, 1 trousse de chirurgien, 2 tabliers de médecins, 6 serviettes, 1 bougeoir-bougie, 12 écheveaux de fil, 12 aiguilles, 200 épingles, 1 morceau de cire, étoupe goudronnée.
T. 6. — Boîte à outils pour les appareils : marteau, scie, pinces, etc.
Derrière la cantine médicale n° 2 se trouve le panier n° 2, renfermant le linge pour appareils. Il contient de la ouate comprimée, lacs à fractures, bandes roulées, petit linge, bandages de Scultet tout préparés, tabliers de médecins.
Tous les paniers sont en osier recouvert de toile goudronnée et ne peuvent s’ouvrir sans être déchargés.
Le cinquième compartiment, qui, comme nous l’avons vu, occupe toute la profondeur de la caisse, contient 3 paniers.
Premier panier. — Ce panier long, qui occupe toute la profondeur du compartiment, la moitié de sa largeur et les deux tiers de sa hauteur contient: des attelles et gouttières pour bras, jambes et cuisses, des feuilles de zinc et de carton, de la paille, des lacs et cisailles. Il peut être retiré de la voiture par les deux côtés et doit être enlevé pour permettre de décharger les deux autres qui n’occupent chacun que la moitié de la profondeur de la voiture, la moitié de la largeur et toute la hauteur du compartiment.
Ces deux paniers divisés en compartiments par des cloisons mobiles renferment chacun les mêmes objets: plâtre et. dextrine dans des boîtes, alcool pour dextrine, flacons, bandes, ouate et gaze pour appareils, cuvettes en métal, seaux en toile.
Au-dessus du panier long, il reste un espace suffisant pour deux sacs d’ambulance pour infirmiers, modèles de la Société.
Les compartiments qui reçoivent les cantines médicales sont un peu plus longs que les cantines et il reste, entre la cloison qui les sépare, un espace d’à peu près 8 cent., de largeur où l’on peut placer des feuilles de carton et de zinc, des fiches de diagnostic, des cahiers d’hôpital, etc.
Paroi latérale rjauche . — Cette paroi est en tout point semblable à la paroi latérale droite; elles contient les mêmes cantines et les mêmes paniers.
Dans ce fourgon, la cantine médicale n° 2, contient dans le tiroir n° 3, de la ouate comprimée; il y en a également dans le panier de réserve n° 2, correspondant à la même cantine.
La cantine de pharmacie n° 3, renferme un flacon d’huile d’olive.
L’ART MÉDICAL
2° Voitures-cuisines.
Autriche -Hongrie. — Nous croyons utile de donner ici la reproduction d’une voiture-cuisine à deux roues qui n’a pas figuré à l’Exposition et qui fait partie du matériel d’ambulance adopté par l’Ordre des Chevaliers de Malte, de Bohême. Cette voiture-cuisine à deux roues, (pl. VI, fig.6), construite sur les indications du Dr baron Mundy est la seule, à notre connaissance, qui, pouvant être traînée ou par un cheval, ou au besoin par un seul homme, permette de préparer, pendant la route, des aliments, tels que bouillon, bœufs, légumes, etc., pour 150 à 200 hommes, de manière que ces aliments puissent être servis dès l’arrivée et qu’il n’y ait aucun temps de perdu pour faire la cuisine. Elle peut être d’une grande utilité surtout dans les petites expéditions ou dans le cas où il y a un grand nombre de blessés à transporter, car un seul homme, cuisinier et conducteur du cheval, peut suffire à son service.
France. — Voiture-cuisine destinée à transporter et à préparer les aliments pour les blessés sur le champ de bataille et pendant les évacuations, exposée par la Société française de secours aux blessés militaires.
Cette voiture (pl.III,fig.7), montée sur quatre roues et suspendue par cinq ressorts (3 devant et 2 derrière), a été construite par M. Kellner, sur les indications du Dr Baron-Mundy. Elle est destinée à transporter, où il y a lieu de le faire, tout ce qui est nécessaire à la préparation de la nourriture des blessés et malades: vivres, provisions, marmites, appareils, eau, fourneau, combustible, etc. La préparation peut se faire pendant la route, c’est donc une cuisine roulante La caisse ressemble à la caisse du fourgon d’ambulance pouvant être transformé en voiture pour quatre blessés couchés, exposé par la même Société, et que nous avons étudié dans notre chapitre sur les voitures d’ambulances, page 474, seulement la moitié postérieure qui porte le fourneau est totalement construite en fer et tôle. A l’avant, la place du cocher qui a son siège entaillé dans la caisse et dont la planchette qui supporte les pieds est munie d’une lanterne. Derrière le cocher, une banquette, forme coupé, peut recevoir trois personnes. Au milieu, place pour les cuisiniers, le fourneau et divers coffres dont nous parlerons plus loin, Les deux côtés de la voiture sont fermés par des bâches imperméables volantes, de manière que la voiture soit largement aérée pour que les cuisiniers ne soient pas incommodés par la chaleur. A droite et à gauche, se trouve accrochée une planchette mobile de lm,3o de long sur 0m,20 de large qui fait saillie au dehors pour servir à déposer la vaisselle et autres ustensiles. Derrière, au milieu, une partie fixe et de chaque côté, deux portes superposées fermant solidement au moyen de targettes. Ces portes sont en tôle, s’ouvrent et se ferment à charnières et donnent accès à deux grands robinets en cuivre qui communiquent, l’un avec la chaudière et l’autre avec le réservoir à eau du fourneau.
Ce fourneau a la forme de l’intérieur de la voiture et prend tout l’espace de cet intérieur surune longueur de 0m,85.Il est disposé de manière à pouvoir faire la soupe pour 300 personnes à la fois et il ne faut pas plus d’une heure et demie pour qu’elle soit bien préparée. Il est muni de deux grandes chaudières en cuivre. Une d’elles, d’une capacité de 70 litres, porte deux ouvertures garnies par deux passe-bouillon libres; une de ces ouvertures laisse couler à l'extérieur, derrière la voiture, au moyen d’un des robinets dont nous avons parlé plus haut. La deuxième ouverture communique avec un robinet qui s’ouvre à l’intérieur de la voiture. L’autre chaudière, d’une capacité de 31 litres, est destinée aux légumes et n’est pas munie de robinets. Enfin, entre
INSTRUMENTS ET APPAREILS
les chaudières et le derrière de la voiture, on trouve un réservoir allongé, également en cuivre, pour l'eau chaude, d’une capacité de 90 litres. Les chaudières sont fermées par des couvercles formant rigole tout autour; chaque couvercle est placé à cheval sur le bord et maintenu par trois pièces à vis de pression qui avancent et reculent sur un piton fixé lui-même à chaque chaudière. Au-dessus de chaque couvercle, un tube recourbé de 0m,18 de long et de 0m,03 de diamètre, fermé par une petite calotte mobile, laisse échapper la vapeur. Le fourneau s’ouvre à l’intérieur de la voiture; il est pourvu d’un foyer, d’un cendrier, et, à gauche, au-dessous de la première chaudière, d’un réservoir à eau, mobile, hermétiquement fermé. Il existe encore des réservoirs où l’on peut tenir chauds les aliments, soupe ou viande, pendant que l’on recommence la cuisine pour un même nombre de personnes. On peut aussi y faire des rôtis. Derrière le fourneau, une cheminée de dégagement, pourvue d’un tuyau, traverse la couverture en tôle et s’ouvre au-dessus par une tête en tôle ayant 0m,30 de diamètre et 0m,40 de hauteur. Dans son pourtour, ce tuyau est percé de petites ouvertures allongées, placées de distance en distance ; chaque ouverture est garantie par une petite saillie en forme de volet fixe.
Derrière la banquette, forme coupé, qui se trouve en avant, on trouve un garde-manger qui peut contenir de grands approvisionnements, un coffre à charbon et des placards, le tout s’ouvrant à l’intérieur de la voiture. C’est entre ces coffres et le fourneau qu’on a ménagé la place pour les cuisiniers.
La distribution des vivres se fait très-rapidement, soit de l’intérieur, par les côtés de la voiture; soit par derrière, même en roulant.
Le poids de la voiture-cuisine est de 1,600 kilog. La largeur de la voie est de lm,60. Cette voiture est munie d’un frein, son prix est de 3,200 francs.
La Société française de secours aux blessés militaires possède encore, dans son matériel d’autres voitures-cuisines et notamment des voitures-cuisines à deux roues qu’elle n’a pas exposées.
Russie. — Marmite roulante à l’usage des troupes, exposée par le colonel de l’armée impériale russe, J. Lischine.
Cette voiture-cuisine (pl. VI, fig.7) destinée à trois chevaux est montée sur quatre roues, deux devant de 1 m,23 et deux derrière de 1 m,26 de diamètre. Ces roues larges de 0m,06 sont pourvues d’essieux droits; sur l’essieu des roues de derrière reposent des ressorts en feuilles qui supportent la caisse; il n’y a pas de ressorts sur l’essieu de devant.
La caisse a, dans son milieu, une entaille de 0m,50 de haut et de 0m,57 de large pour permettre le mouvement tournant des roues de devant. Dans la partie antérieure, sous le siège du cocher, on trouve un coffre et derrière, un vaste espace vide pour les vivres et le combustible.
La partie postérieure contient une chaudière en cuivre rouge étamé de 1 mètre de long, 0in,90 de large et 0m,90 de haut, portant un chaudron dans son milieu. La chaudière est fermée hermétiquement au moyen d’un couvercle à vis et munie d’un tuyau surmonté d’une soupape de sûreté. La contenance du chaudron du milieu également fermé hermétiquement est de 25 seaux, la contenance de la chaudière entourant ce chaudron est de 16 seaux. Ces deux réservoirs sont munis en arrière de trois robinets, deux petits et un grand; la chaudière porte en outre une ouverture en cuivre de 0m,03 de diamètre destinée à recevoir un entonnoir.
Cette marmite roulante, composée d’un chaudron enfermé dans une chaudière, est placée sur deux axes en fer de 0m,0i de diamètre ; elle est posée sur un foyer en tôle qui a toute sa largeur. t