‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 124 sur 124 · IV. — MOBILIER · texte numérisé non relu

IV. — MOBILIER

Sous ce titre, nous réunirons dans ce chapitre : les tables, les fauteuils, canapés et fauteuils-lits, lits, voitures pour malades, appareils à lever les malades, etc., présentés à l’Exposition, que nous n’avons pas encore décrits dans l’ameublement des tentes, hôpitaux, etc., dont nous nous sommes occupés. Dans cette description nous suivrons encore l'ordre alphabétique des pays comme nous l’avons adopté pour tout l’ouvrage.

1° Tables pour malades. Tables à pansements. Tables chirurgicales.

Angleterre. — Dans la section anglaise, M. Harris, de Birmingham a exposé une table pour malades. Le dessus de cette table est rond, d’un diamètre de 0m,36 ; il est monté sur un pied rond en métal et porte en dessus un pupitre mobile dans tous les sens. Le pied de la table lui-même roule sur quatre galets en porcelaine. Le pupitre monté sur un bras tourne autour de l’axe de la table. Sur ce bras, est articulé un levier qui tourne dans tous les sens autour de son axe, s’abaisse et remonte, se rallonge et se raccourcit à volonté et est fixé facilement au moyen de vis de pression. Ce pupitre porte, en haut, un petit châssis courbé, eu tringles de cuivre, pour maintenir les feuilles et exhausser le livre. En bas, sur la planchette du pupitre, on trouve aussi un petit verrou pour marquer les feuilles. Ce meuble pour malades est un de ceux qui ont mérité les plus grands éloges à l’Exposition.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le professeur T.-M, Ilroy de New-York a exposé une table chirurgicale.

Une table allongée d’anatomie, de dissection, en bois; le dessus garni d’un plateau métallique, et monté sur un axe, tourne horizontalement avec la plus grande facilité. Au-dessous, l'espace compris entre les pieds, forme l’intérieur d’une armoire dont les parois sont formés par des planches reliant ces pieds. Dans cette armoire, se trouve une balance, d’une grande précision, en communication avec le plateau tournant de la table, de sorte qu’elle peut indiquer la moindre variation de poids depuis 200 kilogrammes jusqu’à une fraction de gramme. Lorsqu’en disséquant, on enlève un organe du cadavre, la balance

INSTRUMENTS ET APPAREILS

indique de suite le poids de eet organe. Il serait désirable de voir une table semblable dans toutes les salles de dissection des hôpitaux.

Dans la même section, M. le Dr Thomas W. Evans a exposé une table roulante pour pansements. Cette table haute de 0m,75, longue de 1 mètre et large de 0m,44 est montée sur trois roues placées en contre-bas. Les deux roues de derrière ont 0m,55 de diamètre et leur axe est supporté par les pieds de la table, qui, au moyen de ces roues, se trouvent surélevés de 0m,06. La petite roue de devant a 0m,20 de diamètre, elle est à double mouvement et se trouve fixée en dehors de la table, sur un demi-cercle en fer de 0m,25 de rayon dont les extrémités sont fixées sur les deux autres pieds de la table. Ces pieds sont également en surélévation au moyen de cette roue. Au-dessus, sur le milieu de la table, on trouve un réservoir en fer blanc, pouvant contenir 25 litres, muni d’un couvercle à double fermeture. A la partie inférieur de ce réservoir on a placé un robinet en cuivre pourvu d’un tube en caoutchouc de Üm,01 d’ouverture terminé par un petit tube en cuivre de 0m,005 de diamètre également muni d’un robinet. Ce tube qui a plus d’un mètre de long, sert pour les pansements et les injections.

A côté de ce réservoir, devant, derrière et tout autour, il y a des compartiments destinés à recevoir des pots en porcelaine de différentes dimensions et des compartiments longs pour recevoir des objets de pansement.

Au-dessous, deux tiroirs, l’un en avant et l’autre en arrière. Dans un de ces tiroirs on avait placé un modèle de chaise à porteurs et deux brochures dont l’une a pour titre : History and description of an Ambulance-wagon , Thomas W. Evans. Le second volume a pour titre: Essais d'hygi'ene et de thérapeutique militaires , Th. Evans. Dans le second tiroir, on trouve un volume ayant pour titre : History of the amer ican ambulance established in Paris during the siégé of 1870-1871, by Thomas W. Evans, President of the ame rican international sanitary committee , 1873.

Sur un côté de la table, une petite avance creuse en bois, au-dessus de cette avance une petite tringle et au-dessous un crochet.

A 0m,t0 au-dessous du fond du tiroir, est établi un fond mobile à claire-voie portant une cuvette à pansements.

Au-dessous, entre les pieds, un espace vide, puis un autre fond à clairevoie qui se trouve à une distance de O03, 45 du premier. Cet espace renferme deux réservoirs carrés en métal, l’un à deux compartiments, hauts de 0m,35 et l’autre, à un seul compartiment, haut de 0m,45. Dans ce dernier réservoir on trouvait une pancarte portant écrit: Exposition universelle de 1867. Ce dernier réservoir porte encore, sur un des côtés, une avance, carrée, oblique, de 0m20 sur 0m,25 pour permettre de verser les eaux dans ce réservoir.

Enfin, au-dessous du dernier fond, entre ce fond et le sol, il y a un espace vide de 0m,06.

Au-dessous du demi-cercle en fer qui supporte la petite roue, un autre demicercle, de même grandeur et également en fer, supporte une cuvette à main eu fer blanc.

La combinaison de cette table est la plus ingénieuse et la plus utile pour le service hospitalier.

France. — Dans la section française, M. Dupont a exposé une table à spéculum d’hôpital, se composant d’un cadre de table sur lequel se trouvent deux plans inclinables à volonté, et devant, deux semelles pour porter les pieds.

Dans la même section, M. Walcker présentait dans la partie réservée au campement, une table-pupitre pour permettre au malade de manger, de lire ou d’écrire dans son lit. Cette table se présente en tous sens devant la personne

583 L’ART MEDICAL

couchée; elle peut également servir de table ordinaire ou de pupitre à musique. Elle est supportée par un seul cylindre muni d’une crémaillère et d'une manivelle qui permet de l’exhausser ou de l’abaisser. Le cylindre est fixé dans une planche aussi longue que la table, très -épaisse, formant pied et montée sur des galets, afin que le malade couché puisse se servir de cette table tandis que le pied se glisse au-dessous du lit. Ce système nous vient de l’Angleterre.

Pays-Bas. — Nous avons vu déjà dans la section des Pays-Bas une boite à pansements pouvant être transformée en table de pansements. Cette table exposée par le Ministère de la guerre et qui se trouvait sous le côté tendu de la voiture-tente d’ambulance du lieutenant-colonel Kromhout, ayant été décrite dans notre chapitre sur les Ressources médico-chirurgicales , page 572, nous renvoyons le lecteur à ce chapitre.

2 Chaises-Fauteuils.

Angleterre. — Dans la section anglaise, M. John Ward,de Londres, exposait un fauteuil roulant monté sur 5 galets et un autre fauteuil roulant monté sur trois roues, deux devant en bois, garnies d’un cercle en cuivre, et une petite roue derrière en cuivre.

Ce fauteuil est à peu près du même modèle que certains fauteuils de la section française, avec la différence que la main courante pour permettre au malade de se diriger lui-même est en bois de forme ovale au lieu d’être ronde et tient ainsi mieux à la main. Les roues présentent aussi cette particularité que leurs rayons sont anguleux au lieu d’être ronds.

Un fauteuil à porteurs, en bois, qui se compose de 7 pièces mobiles. Comme fond, il est pourvu d’un châssis canné supporté par quatre pieds. Derrière ce châssis, on trouve en ligne droite deux prolonges fixes et en avant deux poignées articulées sur le châssis. Ces prolonges et ces poignées sont au même niveau et permettent de porter le malade horizontalement. Les poignées sont réunies par une sangle destinée à soutenir les pieds du malade, elles peuvent se coucher entièrement sur le châssis et se trouvent, à cet effet, en dehors et à côté des pieds du fauteuil.

Le dossier du fauteuil est formé d’un autre châssis articulé qui peut se coucher complètement sur le premier. Entre ces deux châssis, de chaque côté, on trouve un petit châssis mobile servant d’appui-bras; on fixe ce petit châssis sur le dossier à l’aide d’une petite patte en cuivre. Derrière ce dossier, et au milieu à peu près du châssis; on trouve encore, de chaque côté, une poignée articulée en bois qui sert pour porter le malade dans une position inclinée obliquement. Ce fauteuil est Ijê plus confortable et le mieux combiné de tous les fauteuils du même genre.

M., Harris, de Birmingham a exposé la photographie d’un fauteuil roulant. Ce fauteuil monté sur trois roues, deux grandes devant et une petite derrière est pourvu de quatre demi-brancards servant à le porter. Deux de ces demi-brancards sont placés devant, 'horizontalement, les deux autres sont placés derrière en angle de 45°.

Belgique. — Dans la section belge, M* A. Dourdoignede Bruxelles, a exposé un fauteuil mécanique en bois. Ce fauteuil est pourvu de trois manivelles, l’une d’elles commande le dossier, une autre fait avancer le devant destiné à recevoir

(1) Voir chaises à porteurs, page 454.

INSTRUMENTS ET APPAREILS

les jambes, la troisième sert à élever les jambes à la hauteur voulue. Chaque manivelle est pourvue d’un cran d’arrêt qui maintient le mécanisme.

M. Alexandre a présenté, dans la même section, deux fauteuils mécaniques avec porte-pieds. Chaque fauteuil ouvert mesure 2 mètres de long. Un des modèles n'était muni que d’un seul mouvement pour les deux pieds ensemble. Ce mouvement ingénieusement composé est commandé par des manivelles et des boutons.

Le second modèle était pourvu d’un mouvement pour chaque pied.

Espagne. — Dans la section espagnole, on trouvait un fauteuil-pliant en bois, fond en toile. De chaque côté, le long des pieds, le fabricant, par une idée bizarre et originale, a placé une jambe avec pied et articulation du genou, squelette humain en bois, coupe verticale.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le professeur T. Mc. Ilroy de New-York, a exposé un fauteuil spéculum , une chaise pour oculiste , une chaise permettant à l’opérateur de se mettre à genoux pour les opérations de fistules, maladies du rectum ; une chaise tournante et à balançoire.

MM. Wilson jeune et Cie ont exposé clés fauteuils-mécaniques articulés.

Un fauteuil mécanique en fer, articulé, monté sur quatre pieds munis de roulettes. On peut en faire une chaise longue, un lit, etc. La personne assise peut le mettre dans toutes sortes de positions, en tournant une manivelle qui se trouve sur le côté droit du fauteuil. Cette manivelle met en mouvement une vis de 0m,20 de long qui, en glissant horizontalement, déplace un levier courbé en angle; celui-ci a son axe dans cet angle, et, par ce mouvement, allonge la partie correspondante des pieds et pousse en arrière la partie du dossier.

Un autre modèle analogue est monté, de chaque côté, sur une grande roue munie d’une main courante et pourvue d’une petite roue devant et d’une petite roue derrière avec un double mouvement. Ces petites roues offrent un avantage tout particulier; en effet, lorsque le malade, par les diverses positions qu’il prend, déplace le centre de gravité, soit en avant, soit en arrière, il trouve toujours une de ces petites roues qui sert de point d’appui. Le malade ne peut donc jamais être renversé ; ce qui lui donne une très grande sécurité. Le diamètre des grandes roues est de 0m,60 et celui des petites de 0m,10. Les grandes roues sont montées sur un essieu courbé en dessous. Ce fauteuil large de 0m,80 pour pouvoir passer par toutes les portes ordinaires, peut être mis en mouvement par le malade avec une très-grande facilité, à l’aide des grandes roues, 11 est pourvu, pour son inclinaison d’un encliquetage que le malade peut déplacer lui-même. Cet encliquetage est placé sur le côté droit de la voiture, et commande, sur le côté gauche, un cercle denté dans sa concavité.

Deux autres modèles, avec quelques variantes, un surtout, qui a été fait spécialement pour des opérations médicales et chirurgicales.

M. Samuel S. White, de Philadelphie a exposé plusieurs fauteuils pour opérations de dentistes. Quelques-uns de ces fauteuils sont munis d’une roue, pour permettre de creuser les dents, au moyen d’une manivelle. D’autres fauteuils sont munis d’autres appareils pour différentes opérations sur les dents.

Les fauteuils munis de roues, sont pourvus de pédales attachées à ces roues, qui permettent, à l’aide de cordes et de galets, de faire tourner de petites pointes servant à creuser les dents.

France. — Dans la section française, M. Vincent a exposé différents fauteuils pour malades. Un fauteuil roulant monté sur des ressorts à. pincettes c\.

L’ART MÉDICAL

pourvu de trois roues, deux grandes derrière et une petite devant. Le diamètre des roues de derrière est de 0m, 60, celui de la petite roue de devant est de 0m,35; cette petite roue est munie d’un levier pour permettre au malade de se diriger sans le secours de personne. Les deux roues de derrière, sont montées sur un essieu coudé de 0m,10 de coude.

Un autre fauteuil également monté sur des ressorts à pincettes et également pourvu de trois roues; une grande de chaque côté et une petite derrière. Le diamètre des grandes roues est de 0m,65 et celui de la petite roue de derrière de 0m,35. Les deux grandes roues sont garnies d’un cercle à main. La petite roue tourne autour de son axe et autour de Lessieu.

Un troisième fauteuil roulant, monté sur un châssis fixe en fer. Ce fauteuil est muni de trois roues : deux roues placées à côté et derrière les pieds de devant et fixées sur une tringle en fer mobile, et une roue derrière, sans manivelles, ce qui oblige une personne à pousser le fauteuil par derrière. Le diamètre de la petite roue de derrière est de 0m,25 et celui des rouee de devant est de 0m,40. Ces roues sont garnies de fers demi-ronds.

M. Mathieu a exposé un fauteuil automoteur pliant. Ce fauteuil, très -léger, dont le fond et le dossier sont cannés, est muni de trois roues, deux devant et une derrière. Les roues de devant qui sont en bois et ont 35 centim., de diamètre, sont munies d'engrenages; la petite roue placée derrière est en fer, a 12 cent, de diamètre et tourne sur son axe. En haut, devant, sur les appuis, il y a deux manivelles, une de chaque côté, qui tournent horizontalement et commandent les grandes roues

M. Dupont a exposé un fauteuil à spéculum à deux positions. Dans une de ces positions, le malade se trouve étendu, les pieds appuyés sur des semelles en fer. Dans la seconde position, le même siège forme une doublure du dossier; ce dossier est articulé à la hauteur des appui-bras et c'est le milieu du fauteuil qui porte l’articulation. Ainsi articulé pour pouvoir s’étendre, le dossier peut être relevé et forme alors le vrai dossier du fauteuil qui se trouve derrière. Ce fauteuil est muni de deux marchepieds.

Un autre fauteuil à spéculum plus simple. *

Un fauteuil-portoir à pivots mobiles pour que la personne assise soit toujours en équilibre, qu’elle soit portéé sur un plan horizontal ou sur un plan vertical. Ce fauteuil canné est suspendu à deux montants en bois et le point de suspension se trouve à 0m,75 du sol. La profondeur du siège est de 0m,55 et sa largeur de 0m,42. 11 est assis sur une plate-bande de 0m,03 de large et sgn point d’arrêt se fixe au moyen d’une tringle qui le traverse. Devant, il porte une courroie qui supporte une planchette destinée à recevoir les pieds de la personne assise.

Un fauteuil pourvu de deux petites manivelles et de trois roues: deux roues devant munies d’engrenages et une petite roue derrière tournant sur son axe et ayant 0m,12 de diamètre. Les deux roues de devant en bois, sont garnies de cercles de cuivre, la petite roue de derrière est en cuivre. Les roues de devant ont 0m,20 de diamètre.

Un fauteuil du même genre que le précédent mais un peu moins grand.

Un troisième semblable aux deux précédents, mais muni d’une seule manivelle et par conséquent manœuvrant d’une seule main.

Un fauteuil a trois roues: deux grandes devant de 0m,65 de diamètre, garnies de cercles en cuivre et munies de cercles à main en bois et une petite roue derrière également garnie de cuivre et ayant seulement 0m,18 de diamètre. Sur un des bras.de ce fauteuil qui est canné, on a placé un montant pour une tablepupitre.

INSTRUMENTS ET APPAREILS

MM. Mamelzer et Cie ont exposé différents Fauteuils pour dentistes.

M. A.-E. Eliaers a exposé plusieurs chaises et fauteuils pliants , parmi lesquels on remarquait: Un fauteuil s’obliquant et s’allongeant à volonté, un fauteuil pliant, avec pupitre-table, un fauteuil à roues, etc., etc.

Chaise pour enfant paralysé.

Avant de quitter l’Exposition française, nous allons décrire une chaise que nous avons fait construire pour un enfant de 4 à 5 ans affecté de paralysie des muscles de la colonne vertébrale et en partie des extrémités, à la suite d’une méningite.

Cette chaise se compose d’un tabouret à 4 pieds sur lequel est monté un siège sans pieds. Ce siège est adapté à la partie correspondant au dossier au moyen de charnières afin de pouvoir être renversé; il peut être maintenu, à un degré voulu, au moyen d’un 6° de cercle adapté sur chaque côté, fixé dans une douille et maintenu par une vis de pression. 11 est pourvu d’un dossier assez élevé pour recevoir dans sa concavité le dos et l’occiput; il porte des bras à droite et à gauche et est muni en avant d’une planchette mobile sur charnières deslinéc à soutenir les jambes et les pieds et à leur donner la position convenable.

A l’aide de cette chaise, l’enfant peut rester en partie assis, incliné en arrière, sans pouvoir s’affaisser.

Pays-Bas et Indes néerlandaises — Dans la section des Pays-Bas, partie des Indes néerlandaises, on trouvait une chaise de camp pour malades, de l’ingénieur Deelemen de Batavia. Cette chaise, adoptée par les armées des Indes- Néerlandaises ressemble aux chaises que nous appelons à Paris chaises américaines. Elle est en bois dur avec un fond canné, elle a le dossier renversé et le siège incliné en arrière. -—Une chaise inodore du même ingénieur. Cette chaise en bois renferme un vase fermé par un couvercle en porcelaine.

3 Fauteuils et canapés-lits.

Angleterre. — Dans la section anglaise, M. G. -H. Harris, de Birmingham, a exposé un fauteuil en noyer pouvant se transformer en lit. Ce fauteuil-lit composé de deux cadres cannés est tout articulé pour être plié, la tête se soulève mécaniquement et les jambes se plient également mécaniquement. Il est formé de deux séries de cadres ou châssis superposés en bois. Deux cadres inférieurs, longs de 2m,50, sont articulés, à une distance de lra,30 à peu près. Le premier cadre, le plus long, est supporté par 4 pieds et le plus petit par 2 pieds; ces pieds sont munis de galets en porcelaine. Les cadres supérieurs, au nombre de trois, sont cannés. Dans la partie la plus longue, il y a une brisure qui correspond à la partie inférieure du corps et des pieds. La partie supérieure, du côté de la tête, est articulée seulement sur la partie du milieu et les parties brisées sont supportées par des supports en forme de supports de pupitres à crémaillères. La largeur du lit est de 0ra,55, et sa longueur de lm,82. Le châssis supérieur, destiné au tronc, est long de 0m, 75; le châssis du milieu, destiné aux cuisses, est long de 0m 35, et le châssis inférieur, destiné aux jambes, est long de 0m,60. La largeur des deux brisures articulées est de 0m,I2.

Un autre fauteuil du même genre, en acajou, porte, de chaque côté, des bras mobiles en tout sens. Le prix de ce modèle est de 265 francs.

Un autre fauteuil semblable en fer, les châssis sont garnis de fils de fer, formant treillage.

M. W. Halmilton, de Brighton a présenté deux modèles de canapés-lits articulés.

Le premier modèle est construit de manière à s’adapter par un mouvement à vis patenté à toute position désirée. Le cadre est fait en bois dépoli, monté sur de grandes roulettes, fourni des meilleurs ressorts et bourré entièrement en crin. Ce canapé-lit articulé se compose d’un châssis inférieur en bois, non articulé, monté sur quatre pieds munis de grands galets en cuivre de 0^,06 de diamètre. Dans l’intérieur de ce châssis, se trouve, dans la partie correspondant à la tête et dans celle correspondant aux pieds, une traverse qui glisse dans des coulisses creusées dans les bois de ce châssis. Du côté de la tête, la traverse porte, de chaque côté, un levier articulé sur charnières et fixé sur un châssis mobile à l’aide d’un boulon en fer. Du côté des pieds, la traverse porte également un levier articulé et fixé de la même façon. Tout le long du châssis, au milieu, tout du long de l’axe longitudinal, sont placées deux vis de 0m,02 de diamètre qui sont commandées, à chaque extrémité, par une manivelle et qui entraînent, dans leur mouvement, les deux traverses de manière que, par ce mouvement, les vis inclinent ou relèvent les leviers. Ce châssis est surmonté par un châssis brisé en bois, composé de trois parties, une pour le tronc, une pour les cuisses et une pour les jambes et les pieds. Le côté de la tête est articulé sur une petite planchette fixe de 0ra,10 de large. Cette planchette fixe correspond, dans son milieu, â une pièce fixe également et dans laquelle tourne un bout des vis qui commandent les châssis. La partie correspondant aux cuisses s’articule sur la même planchette. Le côté des pieds est articulé sur la partie destinée aux cuisses. Cette dernière partie est soutenue en dessous, par des supports en forme de supports de pupitres, à crémaillères et articulés sur le châssis inférieur.

Le deuxième canapé-lit articulé du même modèle que le précédent, porte des bras mobiles dans tous les sens. Il s’adapte également, par un mouvement à vis patenté, à toute position désirée ; le cadre est en bois poli, supporté par do grandes roulettes à pivot; le coussin indépendant est pourvu d’excellents ressorts et bourré tout en crin. Il est pourvu de bras automatiques et d’un oreiller en forme de coin. Ces canapés-lits présentent tout le confort par lequel les Anglais ont coutume de se distinguer.

France. — Dans la section française, M. Dupont a exposé une causeuse-lit dont une partie rèntre sous le siège et un fauteuil-lit dont la partie antérieure peut se séparer, s’enlever complètement.

M. Walker a présenté un fauteuil pouvant se transformer en lit et chaiselongue.

Dans l’exposition collective ouvrière, nous avons trouvé un lit-chaise-longuefauteuil-tabouret articulé de M. Picot, admis par la Société internationale de secours aux blessés des armées de terre et de mer. Ce lit, ouvert, mesure lm,83 de long, 0m,60 de large et 0m,30 de haut; fermé, il ne mesure que 0m,6o de long, 0m,22 de large et 0m,07 d’épaisseur. Son poids est d’environ 7 kil. 11 se compose de deux bâtons ronds en bois, tenus en écartement à chaque extrémité par deux autres bâtons ronds, mobiles, terminés par des anses en fer destinées à recevoir les extrémités des bâtons longitudinaux. La bande d’écartement qui maintient les hampes du côté des pieds est munie de pieds en fer plats articulés. Ces pieds sont placés en dedans, mobiles et arrêtés seulement par la bande d’écartement. Ce lit est divisé en trois parties; celle du milieu est articulée pour permettre de rabattre sur le dessus les deux parties extrêmes. De chaque articulation part un pied articulé au milieu de sa longueur pour pouvoir être plié le long des hampes. Ces pieds sont tenus en écartement par

INSTRUMENTS ET APPAREILS

une bande en fer, mobile, partant de chaque articulation des pieds et articulée elle-même dans son milieu pour pouvoir être pliée. Quand cette bande doit être tendue, on la maintient dans sa partie articulée au moyen d’un anneau. Toutes les articulations de ce lit sont en fer. La toile qui le garnit est clouée de chaque côté sur les hampes et, à chaque extrémité, elle entoure les tringles d’écartement etest maintenue en dessous au moyen de courroies en cuir. Chaque hampe porte dans son milieu un crochet en fer destiné à recevoir une courroie munie à cet effet à une extrémité d’un œillet garni de cuivre. L’autre extrémité de la courroie est réunie au moyen d’une boucle 'avec une autre courroie fixée sur la tringle qui tient les hampes en écartement du côté de la tête. Au moyen de ces courroies, on abaisse ou on relève à volonté la partie correspondant à la tête.

En étendant complètement ou presque complètement cet appareil, on a un lit ; en relevant la partie correspondant à la tête et en la soutenant au moyen des courroies dont nous avons parlé, on a une chaise-longue. Pour transformer la chaise-longue en fauteuil, il faut plier les pieds fixés sur la bande qui tient les hampes en écartement du côté d,es pieds et coucher l’extrémité inférieure de la chaise-longue sur le siège. Enfin,, en rabattant le dossier de la chaise-longue sur le siège on a un tabouret. Cette combinaison est très-ingénieuse et mérite d’être appréciée, surtout pour le voyage.

Vers la fin de l’Exposition, M. Couette avait placé sous sa tente d’ambulance décrite dans notre paragraphe sur les abris, (page 517), un lit de campementpouvant être également transformé en chaise- longue el en fauteuil. Ce lit-fauteuil, très-ingénieusement combiné, se compose de deux bâtons longitudinaux brisés dans leur longueur, tenus en écartement à chaque extrémité par deux tringles transversales, garnis d’une forte toile et supportés à chaque bout par deux pieds et au milieu par deux croisillons en X. Le tout en bois, articulé et maintenu au moyen de cordes. Le lit tendu a 1^,90 de longueur ; son volume roulé est de 0m,63 de longueur sur 0m,12 de diamètre; son poids es.t d’environ 3 kilogrammes ; son prix est de 13 francs. Il peut entrer dans le couvercle d’une cantine ayant les dimensions et le poids réglementaires ou être divisé en deux parties et enfermé dans deux sacs reliés ensemble, n’ayant pas plus de 0m,07 de diamètre que l’on peut placer, de chaque côté, à l’arrière de la selle d’un cheval.

Ce lit-fauteuil qui a quelque analogie avec le précédent en diffère d’une manière essentielle par la suppression de toute ferrure. En effet, dans sa construction, il n’entre pas un morceau de fer et toutes les articulations sont faites avec du bois et de la corde, ce qui est un grand avantage, puisque ces deux matières peuvent se trouver partout et être ajustées par toute personne; ce qui ne peut avoir lieu avec du fer, car pour ajuster exactement le bois dans une ferrure ou pour faire une charnière, il faut généralement un ouvrier spécial. De plus, toute complication dans le travail des pièces de ce lit-fauteuil, a été évitée, de manière que si, par accident, une pièce quelconque se brisait, tout homme puisse, avec son couteau, la remplacer avec n’importe quel morceau de bois. Ce lit-fauteuil est très-solide et qu’il soit roulé ou tendu, toutes les parties sont d’un seul tenant pour qu’aucune pièce ne puisse être perdue.

4° Lits.

Angleterre. — Dans la section anglaise, M. T. Allen, de Bristol, a exposé un lit d’ hôpital, avec appui-tête portatif.

Ce lit se compose d’un cadre en fer creux, monté sur 4 pieds, deux du côté de la tête, munis de galets, et deux à l’extrémité inférieure, placés dans deux

demi-boules en bois. Le fond du lit se compose de 6 planches libres en sapin, de 0m,12 de largeur et de 0m,012 d’épaisseur. Ces planchettes sont complètement mobiles, et portent, à chaque extrémité, siir une traverse en fer creux. L’extrémité inférieure est terminée par un appui-pieds en bois, et l’extrémité supérieure est surmontée par un demi-cercle en fer creux. Cette extrémité est pourvue d’une potence courbée supportant une chaînette terminée par une poignée transversale en bois, et munie d’une petite boîte mobile. Toutes les pièces de ce lit sont mobiles.

L’appui-tête portatif se compose d’un châssis terminé par des pinces qui se posent sur les montures du châssis du lit, et qui sont arrêtées de chaque côté, par un demi-cercle muni de vis de pression. Sur ce cKâssis est tendue une toile ; il est mobile et peut être enlevé facilement.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, nous avons remarqué : Un lit pour fractures , réductions, etc., de M. le professeur T. Mc. llroy, de New-York, qui exposait aussi un triangle en bois , pour exhausser la tête du malade.

France. — Dans la section française, on remarquait : trois lits d'hôpital , avec tous leurs accessoires : matelas, oreillers, traversins, couvertures, édredons, vêtements d’hôpital, rideaux, vaisselles, tables de nuit, etc.

La maison Sibillat exposait des sommiers et des lits en fer : Un sommier, dit sommier Phénix , cadre en bois, avec double rangée de ressorts à boudin qui se croisent; six boudins longitudinaux et cinq petits boudins intermédiaires à chaque bout. Dans les interstices carrés se trouvent de longs ressorts en spirale placés verticalement, rétrécis au milieu et présentant 0m, 13 d’ouverture à chaque extrémité. Ce sommier est élastique dans toutes ses parties; ses ressorts sont liés entre eux par des attaches en cuir qui empêchent le bruit produit par celles en fer, ainsi que les déchirures qu’elles occasionnent aux couvertures et aux draps.

Un lit avec un sommier Phénix du même genre, mais avec un châssis en fer.

Un lit avec des ressorts du même genre, sans châssis ; les ressorts sont fixés sur le fer du lit.

Un lit en fer, muni de sept plates-bandes en fer placées en long. La largeur des bandes est de 0ra.04 et leur épaisseur de 0m,002.

Un lit en fer pour gâteux, muni d’une galerie qui peut se rabattre, d’une cuvette et d’un vase en fer galvanisé. De même que le précédent, il est monté sur des plates bandes en fer, mais ses côtés sont plus élevés. Il est pourvu de trois paillasses en varech. Au milieu, se trouve un fond concave en fer galvanisé qui s’ouvre dans son centre par un trou de 0m,0o de diamètre, et sous lequel on peut placer un vase. A 0m,20 au-dessous de ce trou, on trouve deux petites tringles en fer pour maintenir le vase.

Un autre lit pour gâteux, dont le fond est muni, au lieu de plates bandes en fer, d’une toile imperméable fortement tendue et percée de petits trous. Audessous de cette toile se trouve un fond en fer galvanisé, destiné à recevoir les vases.

Un troisième lit dont le fond est en fer galvanisé. Ce fond, en pente douce, est percé, dans son milieu, d’une ouverture de 0m,05 de diamètre, au-dessous de laquelle on place les vases.

Un quatrième lit, avec fond semblable, mais monté plus légèrement.

M. Mousset-Grison, exposait un lit garde-robe à centre mobile. — Un cadre en fer, avec pieds en fer, supporte dans son milieu un cadre en bois, avec fond élastique, muni d’une sangle trouée, surmontée d’un matelas également troué, et protégé par un caoutchouc autour de l’orifice. Au milieu se trouve suspendu, au

INSTRUMENTS ET APPAREILS

moyen de courroies qui s’agrafeut au sommier et qui sont fixées sur un arbro actionné par une manivelle, un petit cadre mobile de 0m,30 de long, et de la largeur du lit, qui permet d’en recevoir un second, servant de réservoir pour les excréments. On peut l’abaisser et l’élever à volonté sans déplacer le malade qui se trouve soutenu par une toile lacée, à chaque extrémité et de chaque côté du lit, quand il est besoin d’abaisser cette partie centrale, Le tout est surmonté d’un coussin très-doux pour le coucher du malado.

M. Amédé Lefebvre exposait un lit articulé aèrifdre construit d’après le système d’Haisne.

Ce lit (fig. 52) se compose d’un cadre solide en bois, supporté par des pieds en fer et portant quatre coussins élastiques. Le premier, coussin de tête, à crémaillère, s’élève mécaniquement, de manière à soulever le buste du malade progressivement, jusqu’à la position d’une personne assise. Le

Fig. 52. - Lit articulé aérifère de M. Araédée Lefebvre.

second est un coussin dormant destiné à remplir l’espace qui se trouve entre le premier et le troisième ou coussin de siège, et à soutenir les reins. Le troisième, appelé coussin de siège, se monte et se descend à volonté, suivant les besoins du malade; il favorise les évacuations par un trou percé dans le drap à la place du siège. Le quatrième coussin est destiné à soutenir les pieds. Sur le coussin de siège s’adapte un matelas en caoutchouc, rempli d’eau, destiné à entretenir continuellement une douce fraîcheur sous le blessé, et à le préserver des escoriations qui sont la conséquence d’un séjour prolongé au lit.

Le drap qui recouvre les quatre coussins du lit est monté sur deux tringles en fer, sur lesquelles, au moyen d’un mécanisme, il s’enroule et peut être tendu jusquà la rigidité et donner ainsi de l’air sous le malade, soit pour sa satisfaction personnelle, soit pour les exigences de sa maladie. En tournant les tringles dans un sens opposé, le drap forme un hamac, dont le fond repose sur les coussins combinés de façon à donner au malade le moelleux d’un matelas de laine. Ce drap est divisé en trois parties adhérentes les unes aux autres par des boutons; cette division a pour but de changer le drap de siège, et surtout son alèze, chaque fois que les besoins de la propreté l’exigent, en soulevant seulement le malade, sans avoir besoin de le changer de lit. Des ressorts en acier, posés sur les côtés et au bout du lit, ont une assez grande force de pression pour maintenir la couverture et ne la laisser tomber que lorsqu’elle subit une tension plus forte que la tension ordinaire.

L’ART MÉDICAL

Une galerie en fer avec tringles, (fig. 53) s’adaptant à volonté, permet d’en faire un lit d’hôpital muni de ses rideaux. Le prix du lit est de 280 fr.,un change de drap complet, coûte 18 fr., et un matelas d’eau 60 fr.

Fig. 53 — Lit articulé aérifère avec galerie et rideaux. — Légende: E. Coussin de tête à crémaillère, s’élevant mécaniquement. — C. Coussin dormant pour les reins. — F. Coussin de siège surmonté d’un matelas en caoutchouc rempli d’eau, montant et descendant à volonté. — L. Support du cadre du coussin de siège. — H. Coussin destiné à soutenir les pieds. — M. M. Drap troué recouvrant les 4 coussins. — K. Ressort en acier pour maintenir les couvertures. — D. D. N. Mécanisme.

Sous la tente construite au moyen de voitures-cadres du Dr Olive, la Société française de secours aux blessés avait placé deux lits en sapin à fonds élastiques , modèles du capitaine Le Luyer. L'élasticité est produite par des lattes flexibles parallèles en bois. Ces lattes qui forment le fond sont supportées, à chaque extrémité, par une traverse en sapin qui repose à chaque bout sur un levier de même nature fixé sur une autre forte traverse suspendue par son axe au moyen d’un fer articulé à un bois légèrement cintré. Les pieds du châssis sont pliants.

Un de ces lits était pouvu, du côté de la tête, d’une espèce de pupitre mobile pour l’exhaussement.

Dans la baraque exposée par la Société française de secours aux blessés, se trouvaient sept lits de différents modèles.

Chaque lit était pourvu d’une descente délit, d’une table de nuit, d’une chaise pliante, d’une planchette mobile pour les ustensiles, d’un cadre muni d’une pancarte indicatrice de tout ce qui concerne le malade et sa maladie, et enfin d’un tuyau d’appel à air pour le patient. La sonnerie correspondant à ce tuyau d’appel se trouvait à l’extérieur de la barque.

Parmi les lits exposés dans cette salle, nous pouvons citer 4 lits montés, modèles d’hôpital, tout prêts à recevoir les malades. Ces lits étaient garnis

INSTRUMENTS ET APPAREILS

d’une paillasse, d’an matelas en laine, d’un traversin et d’un oreiller en varech.

Enfin, sous la tente d’ambulance exposée par la même Société, on trouvait 6 lits en fer, dont le fond était formé par des plates-bandes en fer très-minces. Chaque lit, long de lm,90 et large de 0m,80, était garni d’une paillasse, d’un matelas en coutil, d’un traversin et d’un oreiller en laine. A la tête on avait fixé une petite planchette pour les ustensiles nécessaires au malade. Au-dessus, on avait accroché une pancarte pour les indications sur celui-ci et sa maladie. Enfin, à côté, on avait placé une table de nuit, une chaise pliante et une descente de lit.

Dans notre chapitre sur le transport des blessés, partie réservée au transport par eau, nous avons étudié un lit contre le mal de mer, de M. le lieutenant de vaisseau italien d’Amora; nous n’avons donc plus à le décrire ici, c’est pour cela que nous ne faisons que le mentionner, priant le lecteur de se reporter à la page 597.

Lit de transport pour malades et blessés grièvement atteints , ou pour longs voyages .

Pour le transport des malades ou blessés grièvement atteints, ou des malades et blessés qui ont un long voyage à faire, nous nous servons d’un lit spécial que nous avons fait construire avec un soin tout particulier, et quoique ne l’ayant pas exposé, nous nous permettrons d’en donner ici la description.

Ce lit se compose d’un cadre en bois reposant sur deux tabourets élastiques, un du côté de la tête et un du côté des pieds, et dans l’intérieur duquel se trouve en suspension au moyen de caoutchoucs, une couchette très-élastique, mollement rembourée. Avec ce système, les secousses de la voiture ou du wagon qui se transmettent aux tabourets et au cadre, sont amortiespar les caoutchoucs.

Le cadre est en bois dur, placé sur champ; sa longueur est de lm,30, sa largeur de 0m,66, son épaisseur de 0m,03. Sa hauteur sur les côtés est de 0m,07 et de 0m,15 à chaque extrémité. De distance en distance, il est percé de trous dans lesquels passent des cordes à nœuds qui fixent en dedans des tubes en caoutchouc. Il y a neuf tubes de chaque côté, il n’y en a pas aux extrémités. Ces caoutchoucs passent entre le bord de la couchette et le cadre. Us sont maintenus par les cordes qui vont jusqu’au milieu de la couchette et réunis entre eux par d’autres cordes lacées en dessous. Les cordes qui traversent les caoutchoucs sont lâches de manière à permettre une certaine élasticité.

La couchette se compose d’un cadre en bois, à fond sanglé, sur lequel se trouvent des ressorts formant sommier. Elle est garnie d’un coussin mollement rembouré. Son cadre neutralise complètement les secousses qui pourraient encore se transmettre dans les choutclioucs, n’importe dans quel sens. 11 est plus petit que le cadre extérieur et complètement libre dans ses mouvements; il se trouve en outre à une assez grande distance du premier, de manière que les secousses de celui-ci ne lui soient pas communiquées.

Cette couchette se trouve donc en suspension sur des caouchoucs qui euxmêmes sont fixés sur un cadre supporté par des tabourets élastiques, ce qui, par conséquent, donne une triple élasticité. Elle est un peu surélevée du côté de la tête, de manière à donner une pente douce; la hauteur de ce côté est de 0m,30 et la hauteur du côté des pieds n’est que de 0m,20. Le tout est garni par une forte toile.

Des malades placés sur ces couchettes, ont supporté les plus longs voyages en voitures ou en wagons, sans en être incommodés et, loin d’y trouver des inconvénients, se sont plu au contraire beaucoup à en user. Des dames, à tout moment de la grossesse, prédisposées même aux fausses couches, ont pu franchir des distances de plusieurs centaines de lieues, partie en voiture, sur de mauvaises

L’ART MÉDICAL

routes, et partie en chemin de fer, d’une manière très-agréable et sans que cela ait pu, en quoique ce soit, influer sur leur état.

En terminant ce paragraphe, nous renvoyons le lecteur aux lits que nous avons décrits dans notre étude sur les tentes d’ambulance. Nous le prions surtout de se reporter dans la section française, à l’ameublement de la tente Everickx (page 519), et à l’ameublement de la tente Couette (page 517, et de voir également les fauteuils et canapés lits, étudiés pages 591).

5° Voitures pour malades.

Angleterre. — Dans la section anglaise, M. John Ward,de Londres, exposait une voiture pour invalides. Cette voiture se compose d’une caisse longue extérieurement de lm,20 et large intérieurement de 0m,60, suspendue sur 4 ressorts en cercles placés sur un cadre en fer léger qui lui-même est supporté par deux grandes roues derrière de 0m,75 et une petite roue devant, de (H ,45 de diamètre.

La petite roue est munie d’un levier gouvernail pour permettre au malade de se diriger lui-même.

Derrière la voiture se trouve un appui-main pour permettre de la pousser.

France. — Dans la section française, M. Vincent exposait une voiture-lit d’enfant à quatre-roues, deux roues à pincettes derrière, ayant 0m,50 de diamètre, et deux petites roues conjuguées devant, de 0m,30 de diamètre. Ces deux petites roues, montées sur un essieu, tournent simultanément autour de leur axe. Cette voiture-lit d’enfant est surmontée d’un parapluie en soie; elle est entièrement et bien capitonnée. Dans l’intérieur se trouve un appareil pour difformités, pour rachitisme des deux jambes, avec une ouverture au milieu pour la propreté.

Une voiture à trois roues pour malades. Cette voiture est munie d’un siège faisant chaise percée.

Une autre voiture à trois roues pourvue de pédales et deleviers pour la faire marcher soi-même. Les roues en fer sont garnies de cercles en caoutchouc. Deux grandes de 0^,75 de diamètre sont placées en arrière et une petite de 0m,50 de diamètre est placée devant. L’essieu a quatre coudes, deux de chaque côté; le premier près de la roue, sert de point d’appui au levier du bras, le deuxième, près du milieu de la voiture, fournit l’appui des pédales. Derrière la voiture, se trouve une large poignée pour permettre de la pousser. JÊà

Une petite voiture d’enfant à quatre roues : deux roues conjuguées devant et deux grandes roues derrière.

6o Appareils pour lever les malades*

Angleterre. — Dans la section anglaise, MM. Child et Hind de Londres, exposaient un appareil pour lever les malades et les blessés. Cet appareil se compose de deux bâtons en bojs, longs de lm,80 et de 0m,04 de diamètre, tenus en écartement, à chaque extrémité, par une tringle en fer à vis, de manière à former un cadre de lra,80 de long et de 0“,80 de large. Le fond est formé de bandes de toile de diverses grandeurs accrochées à des pointes en fer qui se trouvent de chaque côté des bâtons longitudinaux. Le cadre est suspendu, à chacune de ses extrémités, par deux sangles, qui se réunissent ensuite, à une hauteur de 0m,50, en une seule bande qui s’enroule autour d’une tringle en bois. Celle-ci suit toute la longueur de l’axe, de l’appareil en dessus et

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repose de chaque côté, sur le croisement d’un triangle en bois. Chacun de ces triangles, haut de lm,10, est destiué à être posé sur le fond du lit ou par terre, pour former hamac. La tringle longitudinale, ainsi posée sur le croisement de ces triangles, traverse ensuite une douille en inégal et est terminée, à une extrémité, par une manivelle en bois que l’on tourne pour faire monter ou descendre le hamac. Cette manivelle peut être arrêtée par l’anse d’une sangle qui se trouve fixée sur un des bâtons du triangle. Cet appareil est adopté par la Société française de secours aux blessés militaires et un modèle en a été placé, à la ün de l’Exposition, dans la baraque d’ambulance, exposée par cette Société. Le poids de l’appareil est d’environ 15 kilog. ; le prix est de 66 à 100 francs.

Belgique. — Dans la section belge, M. Alexandre exposait un appareil en bois s'adaptant à tous les lits pour lever ou descendre les malades ou blessés.

Cet appareil se compose de deux châssis en bois, l’un du côté de la tête et l’autre du côté des pieds. Chaque châssis de lm,70 de haut, est formé de deux montants en bois, de 0m,10 de diamètre, maintenus en écartement, en largeur, en haut, par une traverse en bois de 0m,15 de large et de-ô-%05 d’épaisseur, et en bas par une autre traverse de 5 centimètres carrés. (Les montants ne sont pas munis de galets, ils reposent directement sur le solj.

Ces deux châssis sont maintenus en écartement, en longueur et en haut par deux morceaux de bois de 2m,20 de long, 0m,15 de large et 0m,04 d’épaisseur. Ces derniers sont fixés et maintenus, de chaque côté, dans les châssis, par deux boulons en cuivre, à tête hexagonale, de 0m,02 de diamètre.

Au milieu de chacun de ces châssis se trouve une vis verticale de O1», 03 de diamètre et de0m,005 d’entaille, qui tourne au-dessous, et se trouve mise en mouvement par une manivelle en cuivre de 0m,15 de long, fixée dans la traverse d’en haut.

Dans cette vis coule une matrice en cuivre de O^Oi de hauteur. Cette matrice adhère à un châssis en bois à claire-voie, haut de 0m,50, large de 0^,80 et épais de 0m,02, qui glisse dans une rainure de chaque montant et se déplace à mesure qu’on fait descendre ou monter la matrice, qui coule dans le pas de vis.

Au-dessus de ce châssis est fixée de chaque côté une forte potence en cuivre de 0m,i 8 de long, munie de trois entailles. Cette potence supporte à chaque bout un cylindre en cuivre creux de 0m,03 de diamètre, auquel est suspendue, à chaque extrémité, une courroie de 0m,03de large et de0m,60 de long. Chaque courroie supporte dans sa partie inférieure une cheville en bois de 0m,015 d’épaisseur et de 0m,10 de long qui s’agrafe à deux crochets en cuivre ayant la forme d’une charnière.

Sur ces crochets est suspendu un châssis-lit, cadre en bois, mollement matelassé, brisé du côté de la tête, et muni d’un encliquetage pour élever ou abaisser ce côté.

Ce châssis-lit est percé dans son milieu d’un trou allongé, de près de 0m,45 de long et de 0m,25 de large, bien recouvert, bien bouché par un tampon. Audessous de ce trou est placé un tiroir portant un bassin en cuivre étamé qui a à peu près les mêmes dimensions. La partie supérieure de cette suspension peut se mouvoir sur charnière et être fixée à volonté.

En dessous se trouvaient les accessoires du lit : hamac en sangles, et hamac en toile imperméable trouée au milieu. Cet appareil était un des plus élégants et des meilleurs de l’Exposition.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le professeur T. Mc. Ilroy, de New-York, exposait un lit mécanique en bois pour lever les malades. A chaque extrémité et de chaque côté de ce lit, une manivelle enroulant des

L’ART MÉDICAL

sangles, monte et descend un cadre composé de deux tubes en fer de 0m,04 de diamètre tenus en écartement par deux traverses en bois.

France. — Dans la section française, M. Dupont exposait un lit de suspension, ancien modèle favorablement apprécié.

M. Lebrun, de Louviers (Eure), présentait un nouvel appareil pour lever les malades.

Le patient étant couché sur un hamac en toile, chaque extrémité de cette toile est suspendue à deux tringles horizontales en fer, qui maintiennent l’écartement; il y aune tringle horizontale correspondant à la tête, et une autre correspondant aux pieds. Chaque tringle se trouve engagée dans l’extrémité inférieure de deux bras d’un cadre en fer, qui est placé en dessus pour maintenir l’écartement du hamac pendant que le malade se soulève. Les bras, longs d’environ 0^,40, sont munis, à leurs extrémités supérieures, de galets d’angle, destinés à recevoir les cordes qui doivent soulever le hamac et le cadre. A 0m,12 environ au-dessous de cette extrémité supérieure, chaque paire de bras est tenue en écartement par une seconde tringle transversale, et une tringle longitudinale, fixée sur les milieux des deux tringles, tient l’écartement en longueur, entre les bras correspondant à la tête et les bras correspondant aux pieds. Cette tringle longitudinale traverse la tringle transversale qui maintient l’écartement dans la partie supérieure des bras correspondant aux pieds, et se termine par un crochet sur lequel on attache le bout d’une corde dont l’autre bout est fixé au milieu de l’extrémité inférieure delà toile qui forme le hamac. En outre, deux tringles, en croisillon, qui partent de l’extrémité supérieure des bras, à l’endroit où se trouvent les galets, se croisent au milieu de leur parcours pour donner plus de rigidité au cadre. Celui-ci se trouve donc formé par deux paires de bras conjugués, tenus en écartement, transversalement, par deux traverses, une supérieure et une inférieure, et longitudinalement, par une tringle fixée au milieu de chaque traverse supérieure, puis par les croisillons en fer, placés en dessus.

L’appareil destiné à soulever ce cadre est en fer et se compose de deux colonnes en fer creux, de 0m,04 de diamètre et de la hauteur du plafond. Ces colonnes, placées parallèlement, sont fixées au plancher et au plafond, quelle que soit la hauteur de l’appartement.

Pour cela, les colonnes se composent de deux parties; la partie supérieure peut rentrer dans la partie inférieure, au moyen d’un pas de vis qui permet de les rallonger ou de les raccourcir à volonté.

En haut, près du plafond, on a ménagé dans chaque colonne, une entaille rectangulaire de 0m,08de haut et de 0m,01o de large. Ces deux entailles, placées en regard l’une de l’autre, sont traversées par une plate-bande en fer de 0m,01 d’épaisseur, de 0m,06 de hauteur et de2m,50 de longueur.

A 0œ,12 au-dessous de cette plate-bande, les deux colonnes en fer creux sont percées d’une ouverture de 0m,02 de haut et de 0m,0l de large, et à cet endroit une chaîne Vaucanson, fortement tendue et parallèle à la plate-bande, est fixée, enroulée sur les deux colonnes. Sur la plate-bande, roulent deux galets de0m,06 de diamètre, montés sur deux joues en fer distantes l’une de l’autre de 0m,40. Ces galets sont à cheval sur la plate-bande, et la hauteur des joues est de 0m, 15. Dans la partie inférieure, celles-ci sont réunies par deux galets en fer de 0m,06 de diamètre,

A l’extrémité gauche des deux joues, est fixé un carré en fers plats de 10 centimètres carrés, dans l’intérieur duquel coule la chaîne Yaucanson et se meut une roue dentée de 0m,06 de diamètre qui commande cette chaîne.

Cette roue est montée sur un axe qui peut monter et descendre dans l’inté-

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rieur de deux tubes en fer : un tube fixe de Im,40 de longueur et de 0m,02 de diamètre et un autre tube mobile qui peut également monter ou descendre en glissant dans le premier tube, pour augmenter ou diminuer la hauteur à volonté. A 0m,30 environ de l’extrémité inférieure du tube fixe, se trouve une vis de pression qui permet au malade de fixer le tube mobile quand il est élevé à la hauteur voulue. La partie inférieure du tube mobile porte un appareil en fer composé de deux manivelles. La première manivelle, longue deOm,15 fait tourner par un mouvement horizontal, l’axe dont l’extrémité supérieure fait mouvoir la roue dentée qui commande la chaîne Vaucanson et permet le déplacement, de droite à gauche, des joues’et des galets parallèlement à la plate-bande pour que le malade puisse sortir du lit.

La deuxième manivelle, longue de 0m,I2, se meut verticalement et fait tourner une roue dentée de 0^,20 de diamètre, sur l’axe de laquelle s’enroule une corde qui sert à lever et à baisser le cadre auquel est suspendu le hamac qui porte le malade. Ce cadre, que nous avons décrit plus haut, est alors suspendu au moyen de quatre cordes.iixées, par une de leurs extrémités, à quatre crochets solides qui se trouvent placés, deux au-devant des joues qui portent les galets, à une distance l’un de l’autre de 0m,2o, et deux autres derrière, en face des premiers. Ces cordes descendent ensuite, roulent autour des galets qui se trouvent à chaque angle du cadre en fer auquel est accroché Je hamac, puis remontent pour se réunir au milieu, au-dessus du cadre, où elles sont accrochées à une poulie mobiie.

Le hamac et le cadre se lèvent et s’abaissent alors ensemble au moyen de la corde qui s’enroule autour de l’axe de la roue dentée dont nous avons parlé tout à l’heure, et qui est mise en mouvement au moyen de la manivelle qui se meut verticalement. Cette corde, dont une extrémité est fixée à droite, sur les joues, descend pour entourer la poulie mobile qui reçoit une des extrémités des cordes de suspension du cadre et du hamac, remonte ensuite pour passer horizontalement par dessus les galets qui réunissent la partie inférieure des joues et descend parallèlement et à côté du tube qui soutient la roue commandant la chaîne Vaucanson, pour entourer l’axe de la roue sur laquelle elle s’enroule.

Pour faire usage de cet appareil, le malade ayant fait descendre jusqu’à la hauteur du lit, le tube mobile à l’extrémité duquel se trouvent les manivelles qui doivent lui servir, se soulève au-dessus de son lit en faisant monter le cadre et le hamac au moyen de la manivelle verticale qui fait tourner la roue dentée autour de l’axe de laquelle s’enroule la corde supportant ce cadre et ce hamac. Il arrête alors la roue au moyen d’un encliquetage, et fixe le tube mobile au moyen d’une vis de pression.

Il fait ensuite mouvoir la manivelle horizontale commandant l axe qui fait tourner la roue dentée agissant sur la chaîne Vaucanson, et il va de droite à gauche, c’est-à-dire sort du lit.

En faisant mouvoir en sens contraire la manivelle horizontale, le malade revient au-dessus de son lit et redescend au niveau de celui-ci à l’aide delà manivelle verticale.

Le prix de l'appareil est de 330 francs avec colonnes, et de 300 francs, sans colonnes.

L’inventeur a réussi à résoudre avec succès un problème important, puisqu’un malade paralysé des jambes, ou impotent, peut se soulever et se déplacer seul, pourvu qu’il lui reste un bras sain.

M. Gras, professeur à l’École Navale de Brest, exposait un cadre à suspension pour l’application des appareils inamovibles.

Tout l’appareil est en bois. Il se compose de deux montants placés en dehors TOME VIII. — NOUV. TECH. 40

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du lit, un du coté des pieds et un du côté de la tête, réunis en haut et en bas par des bâtons longitudinaux de la longueur de celui-ci, lixés aux montants pour maintenir l’écartement en longueur. A0m,60 du sol, une autre traverse longitudinale supporte le cadre destiné à recevoir le malade. Chaque montant, placé sur deux pieds qui ont0m,50 d’écartement, a une hauteur totale de lm,65. A chaque bout, en haut, passe, sur des poulies, une corde de 0m,01 d'épaisseur, qui est fixée d'une part à l’extérieur au moyen d’une clef, et qui se termine d’autre part à l'intérieur par un crochet. A ces crochets est suspendu un cadre en bois à clairesvoies de 1 rn ,45 de long et de 0m,45de large. Sur ce cadre, et sur les branches des claires-voies sont suspendues, tout autour, des courroies mobiles s’agrafant sur des bandes de toile ouatée qui doivent soutenir le malade. 11 y a une bande de toile ouatée pour la tête, une autre pour la nuque et le dos, uue troisième

Fig. 54 — Lit mécanique permettant à une seuie personne de lever les malades et les blessés.

pour le bassin, et deux autres pour les extrémités inférieures. Ces bandes sont munies d’anneaux en cuivre pour pouvoir être attachées aux courroies qui ellesmêmes sont bouclées. Du côté de la tête et du côté des pieds, on trouve, dans ce cadre, des cylindres en bois de 0m,05 de diamètre et de 0m,50 de long, qui le traversent et sont terminés chacun par une poignée, et percés pour recevoir des chevilles, des cordes, enlin différentes attaches. Ces cylindres, au nombre de trois de chaque côté, peuvent servir, à un moment donné, comme point de dépôt, pour soutenir le malade et permettre de le déposer sur le cadre qui se trouve au-dessous et qui est garni d’une toile trouée au milieu. Ce second cadre est soutenu par la traverse longitudinale qui réunit les deux montanls et qui se trouve, comme nous l’avons dit, dans leur partie inférieure, à 0m, 60 au-dessus du sol.

On peut monter et descendre le malade au moyen du premier cadre et à l’aide des cordes qui le soutiennent.

Cet appareil ingénieux et très-simple, peut être utilement employé dans toutes les ambulances et dans tous les hôpitaux.

Nous avons fait construire un lit mécanique qui permet à une seule personne de lever les malades ou les blessés.

Ce lit mécanique (lig. 54) long de 2 mètres, large de lm,04 et haut de lm,20, est

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constitué au moyen de quatre cadres, un du côté de la tète et un du côté des pieds, réunis par deux cadres longitudinaux, un à droite et l’autre à gauche. Ces quatre cadres sont mobiles, afin qu’on puisse démonter facilement le lit, et ù. cet effet, les cadres extrêmes sont percés de rainures qui reçoivent les extrémités des cadres longitudinaux; on assujettit ensuite le tout, au moyen de crochets. Le lit est monté sur quatre galets qui tournent dans tous les sens, de manière à permettre de le rouler dans le sens de la longueur et dans le sens de la largeur, suivant le besoin. Chaque cadre extrême est surmonté par un cylindre en fer creux sur lequel s’enroulent les sangles destinées à lever le malade, et chaque cylindre porte, à une de ses extrémités, une roue d’angle dentée. Un autre cylindre en fer creux muni, à chaque extrémité, d’une roue d’angle dentée correspondant avec les autres roues d’angle, repose sur un des cadres longitudinaux.

lies quatre roues d'angle sont mises en mouvement par un levier situé à une des extrémités du lit. L’axe de ce levier commande une petite roue dentée, qui elle-même commande une autre grande roue également dentée, fixée sur l’axe longitudinal. Par cette disposition, le levier fait mouvoir la petite roue dentée qui elle-même met en mouvement la grande roue dentée qui commande les roues d’angle, de manière qu’une seule personne puisse lever ou abaisser, avec la plus grande facilité, le malade ou le blessé couché sur un hamac en sangles.

Le levier est pourvu d’un cliquet qui commande un rochet, de manière à arrêter le mouvement afin qu’au besoin, la personne qui soulève le malade, puisse quitter l’appareil sans craindre que le poids du corps ne lasse descendre celui-ci. Ce cliquet ne gêne pas le mouvement d’ascension, mais sans rien toucher, arrête et empêche le mouvement de descente du malade ou du blessé couché sur le hamac. Il est enoutre pourvu d’un frein de sûreté, monté lui-même sur un petit levier. En appuyant sur ce dernier, on peut arrêter tous les mouvements avec ou sans cliquet, soit les mouvements d’ascension, soit les mouvements de descente. Il peut donc remplacer le cliquet, mais il arrête en plus le mouvement ascendant.

Avec ce lit, une seule personne peut soulever, avec la plus grande facitité, les personnes les plus lourdes; elle peut soulever plusieurs centaines de kilos. Pour des personnes légères, on peut remplacer le cadre de côté qui ne porte pas de cylindre, par une simple tige en bois dur que l’on fixe aux cadres extrêmes.

Pour se servir de l’appareil monté, il suffit d’enlever cette tige ou le cadre de ce côté et de le rouler de manière à encadrer complètement la couchette où repose le patient. Si l’appareil est démonté, on place les cadres tout autour de la couchette; on les réunit et on les assujettit au moyen des crochets dont ils sont pourvus. On glisse ensuite sous le malade des sangles terminées par des anses à chaque extrémité. Ces sangles en nombre variable, suivant le besoin, sont glissées les unes après les autres, de manière à déranger le malade le moins possible. On fait passer ensuite, de chaque côté, dans les anses de ces sangles, deux sangles longitudinales dont on accroche les extrémités à des têtes de vis qui se trouvent fixées sur les cylindres surmontant les cadres extrêmes. Ces sangles sont maintenues en écartement par deux petites traverses en bois. On constitue ainsi un hamac en sangles sur lequel la personne couchée est levée à la hauteur que l’on veut, puis redescendue dans son lit, avec la plus grande facilité, et sans la moindre secousse, par une seule personne manœuvrant le levier qui commande les roues de l’appareil.

En faisant rouler le lit mécanique au moyen des galets dont il est pourvu, on peut également changer le malade de place, toujours avec une très-gran de facilité et sans secousse.

Cét appareil se distingue des autres analogues, en ce qu'une seule personne

L’ART MÉDICAL

peut le faire manœuvrer avec la plus grande facilité. Le malade lui-même peut, au besoin, soulever le hamac sur lequel il repose. A l’aide de ce lit, une seule personne a soulevé des malades pesant plus de 200 kilogr.

Italie. — Dans la section italienne, M. Angiolo Menici, de Livourne, présentait un appareil pour soulever les malades. Cet appareil se compose d’un cadre en bois dont le fond est formé de 12 sangles attachées chacune, de chaque côté, par deux rubans, et dont chaque extrémité est suspendue au moyen d’une corde. Ces cordes se réunissent sur une potence en fer, où elles tiennent le cadre en suspension. Cette potence est placée sur un genou enfer, fixé dans un bois vertical assujetti à un pied également en fer très-solide. Ce pied se trouve enfermé dans une boîte allongée, montée sur un essieu pourvu de deux roues de 0m,30 de diamètre. Le cadre peut être démonté et placé dans la boîte. On peut aussi retirer les roues de la boîte et la glisser, ainsi que le pied, sous le lit. Le levier qui supporte les cordes de suspension, se termine à l’autre extrémité par une fente qui reçoit l’extrémité d’une vis de 0^,50 de long. Cette vis se meut dans une matrice fixe reliée au moyen de ferrures au montant qui porte le levier. L’autre extrémité de la vis se termine par une roue de 0m,30 de diamètre, pourvue d’une manivelle. Cette vis, en montant et en descendant, fait basculer le levier afin de faire monter et descendre l’appareil. On trouve jointe à cet appareil une espèce de lame en feuille de cuivre de 0m,50 de long, de 0m,04 de large, dans sa partie la plus large, et arrondie au bout. Cette lame recouverte d’une peau peut être passée dans une petite courbe en cuivre qui se trouve à une des extrémités des sangles pour permettre de les glisser une à une sous le malade, sans le blesser.

Le prix de l’appareil est de 200 francs, et de 2o0 avec caisse et roues.

Cet appareil est très-simple et très-commode, et fait honneur à son inventeur.

7° Cantines à vivres. Caisses d’officiers. Appareils de cuisine.

Angleterre. — Dans la section anglaise, MM. Leoni et Cie, de Londres exposaient des dessins de grands appareils construits pour les hôpitaux, asiles et autres grands établissements et suffisant pour faire la cuisine pour 5 à 600 personnes.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, M. le Dr Thomas W. Evans, exposait une caisse pour officiers. C’était une grande caisse en bois renfermant tous les ustensiles de table ou vaisselle de campagne à l’usage des officiers. On trouvait dans cette caisse : plats, assiettes, gobelets, flacons, etc.* en fer-blanc.

France. — Dans la section française, MM. Artd et Cie, de Lyon, présentaient des fourneaux de cuisine pour hôpitaux.

M. Corlieu, fournisseur des hôpitaux civils et militaires, exposait toutes espèces d'ustensiles en étain pour hôpitaux et ambulances.

MM. Delaroche et ses neveux présentaient un appareil de cuisine pour les hôpitaux.

M. L. Malen, fournisseur de l’armée et de la marine, exposait un grand nombre de cafetières , adoptées par le Ministère de la guerre. On remarquait parmi ces cafetières : des cafetières de table, des cafetières à circulation, des cafetières à circulation et à tube mobile et de grandes cafetières pouvant contenir deux hectolitres.

MM. Le Juste et CiB exposaient un grand nombre de cafetières et bains-marie.

INSTRUMENTS ET APPAREILS

MM. Cail et Cie présentaient une cuisine portative, à foyer intérieur et four amovible, spécialement destinée aux ambulances, système F. de Coutard.

L’intérieur du fourneau était garni en bois.

M. E. Croppi du Havre présentait des fourneaux de cuisine de différentes grandeurs, à l’usage des troupes, des navires, etc.

M. Grimonprez, chef de bataillon au 69e de ligne, exposait une marmite de campement pour la cuisine d’un groupe de 4 à 5 hommes.

La gamelle individuelle sert de couvercle à cette marmite de troupes.

M. Walcker exposait un modèle de cantine à vivres sans compartiments. Un modèle de marmite occupe toute la hauteur de la cantine, trois bouteilles sont adossées contre elle et le tout est maintenu par un piton placé de chaque côté, dans l’intérieur de la cantine; sur ce piton s’adapte une tringle en fer. La marmite se divise en trois parties: 1° La partie supérieure formant soupière contient trois boîtes à provisions; 2° La partie du milieu, qui sert de marmite, contient tous les ustensiles de cuisine et une lanterne ; 3° la partie basse formant plat, contient un gril en fer.

Détail :

1 marmite à trois compartiments, 3 boîtes à provisions, 2 bouteilles en ferblanc, 1 lanterne, 1 bougeoir, 1 moulin à café, 1 gril en fer forgé, 1 timbale, 1 salière en bois, 1 poivrière, 1 bouillotte, 1 poêle à frire, 1 écumoire, \ cuillère à pot, 5 assiettes, 5 couverts, 1 couteau de cuisine, 5 couteaux, 1 tire-bouchon, 1 tringle et 2 pitons pour maintenir le tout.

Dans la salle de ravitaillement de son ambulance de gare, la Société française de secours aux blessés militaires a exposé un appareil de cuisine en fer , de MM. Establie frères. Ce fourneau-cuisine a lm,05 de long, 0m,90 de haut et 0m,50 de large. Il est recouvert d’un couvercle étamé, plat, légèrement creusé vers le centre, solidement fixé sur le fourneau par six vis en fer à oreilles. Les tringles qui terminent ces vis sont fixées d’une part sur le fourneau au moyen de charnières, et d’autre part s’engagent dans une patte en fer, entaillée, qui surmonte le couvercle. Au-dessus de ce couvercle, du côté du tuyau de dégagement de la fumée, on trouve un petit tube de dégagement de la vapeur de 0m,10 de haut et de 0m,025 de diamètre, recouvert à son extrémité supérieure par une petite calotte très-mobile percée de quatre trous.

Au milieu de ce grand couvercle, se trouve un autre couvercle également étamé, convexe, qui recouvre une ouverture de 0m,45 de long et de 0nl,35 de large. Dans le milieu de ce dernier, un pied à deux branches permet la fermeture au moyen d’un levier qui se trouve en dessous.

Sous ces couvercles est placée une grande marmite, allongée, de 0m,48 de profondeur et de 0m,45 de largeur. C’est une marmite d’une contenance de 100 litres, à retour de flamme, donnant l’ébullition en 3o minutes. A une extrémité de cette marmite se trouve un passe-bouillon, qui recouvre l’extrémité d’un grand robinet s’ouvrant à l’intérieur.

Au-dessous de la marmite, du côté du robinet, deux fours superposés s’ouvrent au dehors, et de l’autre côté un vaste foyer est surmonté d’une grille pour faire rôtir la viande.

Ce foyer se ferme par une porte à double battant, au-dessous de laquelle se trouve, pour le dégagement de la fumée, un tuyau plat de 0m,30 de large, sur 0m,60 de profondeur.

Cet appareil est muni de barres de séchage servant de poignées et de garan-

L’ART MÉDICAL

ties. Si cet appareil était établi sur une suspension il pourrait, placé dans une voiture, servir comme marmite roulante.

Norwège. — MM. Jacobsen et Hermenstrôm de Stavanger, exposaient des bouilloires à pétrole et des bouilloires à l’usage de navires en temps d’orage,

8° Alimentation.

France. — M. Masson avait placé dans les vitrines de la Société française de secours aux blessés militaires des échantillons d q légumes conservés par voie de dessiccation et de compression.

Des potages variés , sous forme de tablettes de 200 gr., d’une surface de 10 centimètres carrés et d’une épaisseur de lo millim. Ces potages donnent, après immersion et cuisson dans sept fois leur poids d’eau, un poids de lk,400, que l’on divise en 7 rations de 200 gr., revenant chacune à 0 fr. 10. Une boîte de 10 centim. cubes contient 50 de ces rations.

Suisse. — Dans la section suisse, la Société des usines de Vevey et Montreux a exposé les aliments suivants: aliments lactés , soupe lactée œtelli, soupe zeas M. Durieu, fabricant à Vevey, a exposé des biscuit composés de fleur de farine, sucre et double-crème , pour être pris avec le thé, le café, le vin, etc. Le fabricant a donné à son biscuit le nom de Zwiback.

9° Tissus, vêtements, fourniment.

France. — Dans la section française, nous avons remarqué le cuir-liège , les tissus-liège de MM. de Beerski et Cie. Le tissu cuir-liège est imperméable à l’eau de mer et à l’eau douce. Les rayons du soleil ne peuvent le pénétrer, il repousse la chaleur et garantit contre le froid. La maison de MM. de Beerski et Cie en est arrivée à pouvoir préparer le liège en feuilles si minces, si souples et si résistantes en même temps, qu’elle peut l’appliquer à toutes sortes d'étoiles, draps, toiles, lainages, etc., de toutes nuances et de toutes épaisseurs, en plaçant ces •plaques entre deux étoffes quelles rendent ainsi imperméables à la chaleur et à l’humidité, sans leur faire perdre de leur moelleux ou de leur légèreté. Le cuir-liège s’applique à tous les usages comportant les tissus ou les cuirs. Les tissus-lièges peuvent être appliqués aux tentes-abris, bâches pour voitures d’ambulances et autres, stores, draps, manteaux, couvertures, tabliers, parapluies, etc. Le cuir-liège s’applique aux harnais et aux aticles de sellerie, aux équipements militaires et à la marine, enfin à toutes les fournitures en cuir. Employé comme courroies de transmission de machines, avec un tissu métallique à l’intérieur, il ne se rétrécit ni ne s’allonge, et, étant fabriqué avec un produit imperméable, il peut remplacer les courroies en caoutchouc employées dans les endroits où il y a beaucoup de vapeur ou bien sous l’eau. On s’en sert également pour toutes sortes de tuyaux et pour d’autres usages.

Le tissu cuir-liège, admettant la lumière, mais repoussant la chaleur du soleil, convient spécialement aux pays tropicaux, car il ne peut être attaqué par les insectes. Une autre variété de liège, préparée par la même maison, c’est le bois cuir-liège, qui, grâce à une préparation spéciale, se prête aussi à une foule d’usages. Il s’emploie dans la carosserie et pour les wagons de chemins de fer. Il se courbe facilement et recouvert de divers placages peut représenter tous les bois tout en étant plus solide et plus léger que les bois massifs. On peut s'en servir pour construire des bateaux de sauvetage, de petits navires de

INSTRUMENTS ET APPAREILS

régates, de courses ou de plaisance et un bateau pouvant contenir deux personnes ne pèserait pas plus de 20 kilos; un tel bateau serait absolument insubmersible. On peut Remployer pour tous les meubles, enveloppes de chaudières et boîtes à vapeur, décors imperméables de cabines de vaisseau, etc. Il diminue les bruits causés par les vibrations et en cas d’accident, en raison de sa légèreté, empêche d’être gravement blessé par les éclats de bois.

M. Walcker a exposé un veston hygiénique en peau mégissée perméable à l’air, imperméable à l’eau.

M. Pouplier-Bedier de Fives-Lille a présenté des cottes de mailles en acier de 1 centim. d’épaisseur, souplesse voulue pour suivre tous les mouvements du corps, à l’épreuve de la balle et de la baïonnette.

M. Hippolyte Judée exposait un mannequin avec un nouveau système de fourniment.

Ce nouveau système se compose de deux cartouchières, comme celui qui a été admis par décision ministérielle du 6 mars 1877. Seulement, ces cartouchières, au lieu de se placer l’une en avant, l’autre en arrière, se portent toutes les deux en avant, de chaque côté de la plaque du ceinturon. Chacune d’elles, haute de 0m,10, large de 0m,12, et épaisse de 0m,03, contient 3 paquets de cartouches (nouveau modèle), c’est-à-dire autant que celles qui viennent d’être adoptées par le gouvernement, bien quelles soient beaucoup plus petites. Leur intérieur, en temps ordinaire, est complètement rempli par une espèce de forme en bois percée d’un certain nombre de trous destinés à recevoir les cartouches libres dont dispose le fantassin en temps de paix. Le but de cette pièce de bois qui a exactement la forme de la cartouchière est d’empêcher, qu’en garnison, elle ne se détériore et ne se déforme promptement; on la fait disparaître toutes les fois qu’on veut remplir de cartouches les cartouchières. Chacune de ces dernières est maintenue au ceinturon au moyen de deux passants en cuir.

10° Moustiquaires, parasols.

France. — Dans la section française, M. Walcker exposait : 1° une moustiquaire, en tulle mobile et portative, montée sur une tige de parapluie. Cette moustiquaire a 2m,20 de haut et est garnie de rideaux qui ont 6 mètres de tour. Le tout se renferme dans un sac en toile.

2° Un parasol en coutil de 2m, 60 de diamètre avec une table et une causeuse (meuble en rotin à trois places). Sur un des côtés de ce parasol se trouvait un rideau en coutil d’une largeur de 4m,20;

3° Un parasol avec table et rideau faisant le tour.

La Corderie Centrale a aussi exposé un grand parasol muni d’un rideau et d’une table.

11° Sauvetage.

Nous signalerons rapidement, toujours en suivant l’ordre alphabétique des pays, les différentes parties du matériel de sauvetage sur terre et sur mer qui ont particulièrement attiré notre attention à l’Exposition.

Angleterre. — Dans la section anglaise, nous avons remarqué le modèle d’une hanche de vaisseau avec appareil pour la mise à l’eau des canots de sauvetage; des canots de sauvetage brisés ou pliants; un chevalet à trois pieds portatif, sans roues, pour lancer deux fusées à la fois et porter une corde de la terre à un navire ou d’un navire à la terre ; des appareils de natation ; un modèle de radeau brisé ou pliant à trois quilles; différents appareils de sauve-

L’ART MÉDICAL

tage; ceinture de sauvetage de nuit; lit de navire flottant mobile, pourvu d’une ceinture de sauvetage et d’un coffre à provisions et à eau ; une pompe portative pour navires.

Le modèle d’un extincteur pour magasin ou théâtre et pour navires, des signaux perfectionnés, fusées pour mer, signal de brume, lumières perfectionnées; différents extincteurs, extincteurs portatifs, etc. ; différentes pompes d’incendie : pompes automatiques, pompes à incendie à double action avec tuyau complet, pompes à incendie à vapeur, pompes à incendie munies d’un appareil à locomotion automatique; seaux et appareils de sauvetage pour domicile, bouche à incendie, seaux, boyaux et accessoires d’incendie; un avertisseur électrique d’incendie.

Des modèles de wagons de chemin de fer munis d’un appareil à éclairer d’un bout à l’autre d’un train et à signaler; modèle fonctionnant de chemin de fer, avec signaux et autres appareils de sûreté, des signaux indicateurs pour mines et chemins de fer, et enfin des soupapes et contre-soupapes de sûreté au mercure.

Autriche-Hongrie. — Dans la section austro-hongroise, nous avons remarqué différentes pompes à incendie et des balises de sauvetage; un attelage de sûreté pour wagons de chemin de fer; le plan topographique de la partie montagneuse du premier chemin de fer de Transylvanie, avec dessin de quelques appareils de sûreté contre le glissement des terrains montagneux.

Belgique. — Dans la section belge, on trouvait un modèle de bateau insubmersible inventé, breveté et communiqué par M. Cambressy-Dompierre, en 1853. Ce bateau est entièrement construit en tôle et peut servir de bateau de sauvetage. On peut convertir une partie des vides en magasins de vivres, de manière qu’il porte toujours de quoi nourrir pendant quelque temps les personnes qu’il contient. Il peut être également utilisé comme chaloupe à bord des navires, car il est muni sur ses côtés de ressorts qui le garantissent contre les chocs.

Nous signalerons encore dans la même section, un appareil de sauvetage en cas d’incendie; un modèle d’éclielle de sauvetage pour les incendies; divers appareils extincteurs contre l’incendie , des tuyaux pour pompes à incendie; des modèles d’appareils de sauvetage; un projet de sauvetage pour naufrages, et des ceintures de natation.

Une bride de sûreté, un appareil pour dételer instantanément les chevaux emportés; le dessin d’un frein automoteur pour chemin de fer; un dromoscope ou appareil indicateur de la vitesse des trains des chemins de fer; des fermetures de sûreté automatiques pour portières de wagons et voitures; un système de signaux pour chemin do fer ; enfin des signaux électriques.

Espagne. — Nons noterons dans la section espagnole différents appareils pour éteindre les incendies.

Etats-Unis. — Dans la section des États-Unis, nous avons remarqué diverses lampes pour phares, des signaux de nuit, une trompette pour temps de brouillard; un diagramme indiquant la force réclamée pour la traction d’un train de chemin de fer et un système de fermeture hermétique contre le gaz.

France. — Comme appareils de sauvetage sur terré et sur mer, nous citerons dans la section française :

Pour la terre ; des pompes à incendie de différents modèles, pompes it vapeur, etc.; des appareils protecteurs et de sauvetage pour les incendies : échelles, descenseur à spirale, chariots, tonneaux, sacs, seaux; de nouveaux

INSTRUMENTS ET APPAREILS

appareils avertisseurs et extincteurs; un matériel de secours clans les incendies : accessoirs, tuyaux imperméables pour pompes A incendie, signaux de sécurité, signaux aériens; appareils de feu de cave; un nouveau système de plateau élévateur permettant d'élever des engins de sauvetage et môme des hommes en cas d’incendie; des avertisseurs pour chemin de fer; un indicateur et avertisseur téléautomatique des convois de chemin de fer pour prévenir les accidents; un modèle de wagon chasse-neige pour routes et chemins de fer; un appareil contrôleur de la marche des trains; un système de tableau indicateur de la marche des trains; un vérificateur des voies ferrées, appareil donnant promptement et exactement les dévers et l’écartement des rails de chemins de fer; Je dessin d’un appareil automatique destiné à prévenir les collisions des trains; des signaux pour chemins de fer; le dessin d’un frein automoteur pour voitures de chemins de fer et de tramways; le dessin d’un système de transmission automatique de signaux électriques aux trains en marche; des dessins explicatifs d’un système automatique de déclenchement par l’électricité, permettant d’appliquer tous les freins d’un train en marche, soit de l’intérieur d’un des véhicules du train, soit d’un point quelconque de la ligne parcourue, sans l’intervention du mécanicien; un tachymètre électrique, à enregistrement direct, mesurant exactement la vitesse de marche d’un train, avec dessin explicatif; des manomètres spéciaux pour locomotives et des vaporisateurs inexplosibles pour chauffer ces locomotives par le gaz ou]le pétrole et les voitures et wagons par la vapeur.

Pour l’eau, différents appareils de sauvetage : lignes, matelas-ceintures» corsages, ceintures, vareuses, sacs, bouées avec leurs accessoires; un vêtement de sauvetage composé de tubes en caoutchouc; une poulie de sûreté pour sauvetage ; un bateau et un radeau de sauvetage ; des fanaux d’éclairage électrique, des appareils de signaux pour navires, des phares flottants, feux lenticulaires, feux de direction; des panneaux en tôle pour démontrer une méthode électro-chimique de préservation des carènes en fer et des cuirasses de navires blindés et un produit toxique pour combattre les coquillages et plantes marines qui s’attachent aux bâtiments en fer.

La Société centrale de sauvetage des naufragés clont le siège est à Paris, rue du Bac, 53, exposait un canot de sauvetage monté sur son chariot avec tout son matériel d’armement et des ceintures de sauvetage; un canon et fusil porteamarres avec chariot; matériel et engins de sauvetage.

Pour la terre et pour l’eau : un appareil électrique pour prévenir des commencements. d’incendie dans les navires et magasins ; des fanaux et signaux électriques de terre et de mer ; un contrôleur de la marche des machines, et. enfin des appareils pour ouvrir et fermer automatiquement les conduites d’eau.

Italie. — La section italienne nous offrait différentes ceintures et appareils de sauvetage et un canon de sauvetage modèle pour la marine-marchande, avec affût, projectiles, amarres, etc. ; un avertisseur pour machine d’extraction de minerai; un instrument indiquant automatiquement la vitesse d’une machine à vapeur; le modèle en petit d’un appareil appelé avertisseur mécanique, acoustique, optique, pour modérer les mouvements des trains de chemin de fer sur toute la ligne (dessin de l’appareil et monographie explicative), et un indicateur et un avertisseur tôléautomatique des convois de chemin de fer pour prévenir les accidents. Nous avons remarqué surtout dans cette section, un chariot à quatre roues supportant une échelle de sauvetage pour les incendies ayant au moins 30 mètres de hauteur et un tableau de signaux de nuit par temps de brouillard adaptés au code international des signaux et à tout autre code.

L'Ait T MÉDICAL.

Norwège. — Dans la section norwégienne, nous avons à signaler des fanaux de poupe, d'arrière et de hune; des signaux de nuit et une boussole de redressement.

Pays-Bas. — Nous avons remarqué dans la section des Pays-Bas : des ceintures de natation; des modèles de bouées et de balises; un modèle de bateau de sauvetage ; des signaux optiques pour bateaux de mer, avec machine pour allumer sans feu ; un chariot chargé de tôle servant à bloquer et à dompter l’incendie avec appareils et accessoires, un signal acoustique pour chemin de fer et le modèle d un appareil contre le déraillement des convois de chemin de fer.

Russie. — Dans la section russe, nous signalerons : un bateau de sauvetage; un appareil pour éviter les oscillations latérales des locomotives et un dynamomètre pour essayer les ressorts des voitures.

Suède. — Nous avons remarqué dans la section suédoise : un appareil pour reconnaître les phares dans l'obscurité et par les temps brumeux; une pompe aspirante à incendie: un appareil destiné h donner l’alarme en cas d’incendie ; des appareils de télégraphie électrique pour communication avec les trains en marche et les stations; un appareil pour filtration de l’eau en voyage, et enfin un appareil électrique pour arrêter les chevaux emportés. Cet appareil était présenté par Mme A. Engstrom. Par un système fort ingénieux, le mors d'un cheval emporté est mis en contact instantanément par son conducteur, à l’aide d’un fil métallique invisible traversant les guides, avec une petite pile électrique placée dans le coffre du siège. Aussitôt que ce contact a lieu, un cheval emporté au plus haut degré, surpris d une sensation étrange, s’arrête, et dès que le contact cesse ne montre aucun indice de douleur ou d’un autre phénomène qui pourrait faire supposer des suites fâcheuses. Des expériences multiples ont été faites pendant l’Exposition avec plein succès.

Suisse. — Nous noterons enfin dans la section suisse : un extincteur perfectionné pour incendie, des extincteurs portatifs pour étouffer le feu, un chariot portant 4 extincteurs et une pompe à incendie à vapeur.

12° Plans, projets.

Nous ne ferons que citer quelques plans et projets, car ne pouvant en donner la reproduction à nos lecteurs, c’est à peine si nous osons leur en rendre compte.

France. — Un plan de crémation, de MM. Muller et Fichet, ingénieurs.

Un programme sur les questions des inhumations sur les champs de bataille avec dessins et plans, exposé par M. Hugedé, de Paris. Le même exposant présentait en outre un tableau des recherches faites par lui sur le champ de bataille de Châtillon (bataille du 19 septembre 18“0), pour déterminer l’identité des soldats morts pendant le siège de 1870-1871 et un projet pour l’utilisation industrielle des mutilés de la guerre.

INSTRUMENTS ET APPAREILS. 612

Fi ' 1, 2, 3 et 4. — Brancard réglementaire de Ministre de la guerre

(France) (i)

Fig. 2. — Brancard roule.

! cxm

Fig. 4. — Plan indiquant le mécanisme de la traverse. O®,!!) pour un i mètre. 1/10.

(1) Voir pages 458 et 612.

612 INSTRUMENTS ET APPAREILS

France. — Brancard règlementaire du Ministère de la guerre (fig. 1, 2, 3 et 4, p. 611). — Nous n’avons pu nous procurer le dessin du brancard réglementaire de l’armée française que trop tard pour pouvoir le placer à côté de son texte. Obligés de le mettre à part, car nous ne voulons pas en priver le lecteur, nous prions celui-ci de vouloir bien se reporter à la description qu’il trouvera p. 458 et 459 et de nous permettre de rectifier et de compléter ici cette description. Ainsi les traverses d’écartement sont placées sons et non pas sur les hampes, comme il a été imprimé. En outre, chacune d’elles est fixée à une hampe^ par une de ses extrémités, au moyen d’un boulon qui sert comme axe pour son déplacement et l’autre extrémité est terminée par une entaille qui vient s’engager sous la tête d’un boulon fixé à l’autre hampe. La figure 4 fera parfaitement comprendre le mécanisme de cette bande d’écartement.

Enfin les dimensions du brancard réglementaire du Ministère de la guerre sont :

Longueur . 2m,20

Largeur . 0m,50

Hauteur . 0m,15

Son poids est de 7k,500 grammes.

Ce modèle des mieux réussis et des mieux combinés est un des plus favorablement appréciés par les hommes compétents à cause de sa solidité, de sa simplicité et de sa légèreté (1).

Docteur Gruby.

~ (1) Le dernier chapitre de ce rapport qui devait renfermer l’historique des Sociétés de secours aux blessés, le compte-rendu des Congrès, etc., n’a pu être publié ici, cet article ayant déjà de beaucoup dépassé les limites que nous lui avions assignées. Il sera publié ultérieurement dans un ouvrage spécial, où il trouvera plus utilement sa place.

Note de l'éditeur.

E RllAT A

Page.

Planches,

ligne. lire. au lieu de :

1 fig. 2 et 3, brancards avec pieds, écartement en fer et couvertures — fig. 4, tente rectangulaire.

sous

sur.

cannés

cannelés.

lire suivant Taxe longitudinal et

adaptés

adaptées

p. 557 et 572

p. 565 et 586.

(fig. 4 p. 451)

(fig 25, p. 515).

Evans

Ewans.

Fig. à retourner, p. 576

hyswen

hyswn Sen.

Fig.

Docteur Léfort

M. Guillot,

Evans

Ewans.

à roues

à roue.

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NOTES COMPLEMENTAIRES

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