DES CUVES A EAU
par «pVC. Eugène MARTIAUX
Lorsqu’un réservoir d’eau se trouve à une certaine dislauce de la source d’alimentation, il est important que l’agent chargé d’entretenir cette alimentation, soit averti rapidement qu’il doit ou la cesser ou la reprendre. Nous donnons ci-après une description de quatre appareils qui, avec l’électricité, fournissent des signaux optiques ou acoustiques, ou l’un et l’autre à la fois et remplissent le programme ci-dessus.
I. — Système Lartigne. — Cet appareil qui figurait à l'Exposition universelle repose sur l’emploi du commutateur à 'mercure, dont nous avons déjà parlé pour la pédale et le contrôleur d’aiguille; il a pour hui d’indiquer seulement, que le niveau de l’eau a atteint dans le réservoir une hauteur maxima et que l’alimentation doit être arrêtée.
L’appareil se compose d’une longue bascule A (lig. I, pi. XXVII), portant à l’une de ses extrémités, disposée en forme de fourche, un entonnoir B à orifice étroit et placé au-dessous du réservoir du trop plein de la cuve ; à l’autre extrémité se trouve un contre-poids C, qui maintient la bascule dans la position horizontale, en temps que l’entonnoir n’est pas rempli d’eau : d, d' sont deux buttoirs qui limitent le jeu de la bascule. Enfin, le commutateur E est placé au milieu de la bascule et les contacts sont disposés de façon à n’être immergépar le mercure que lorsque celle-ci est inclinée d’une manière convenable.
Lorsque l’eau a dépassé dans la cuve la hauteur maxima, elle tombe dans l’entonnoir qu’elle remplit et le fait basculer ; le commutateur à mercure en s’inclinant, forme le circuit d’une pile M, qui fait fonctionner une sonnerie N située près de la machine d’alimentation, ou mieux encore un sifflet électrique à vapeur O, placé sur la machine elle même. Dès que l’entonnoir est vide, l’appareil entraîné par le contre-poids reprend sa position première, prêl à donner un nouveau signal.
Cet appareil se recommande par sa simplicité : mais remarquons qu’il ne peut indiquer, ainsi que nous le disions plus haut, que la hauteur maxima du niveau de l’eau; l’inventeur s’est du reste renfermé dans le programme qui lui a été donné au chemin de fer du Nord, où l'appareil a été principalement appliqué aux réservoirs d’alimentation des machines.
II. Système autrichien. — Le chemin de fer Impérial-Royal-Charles* Louis en Galicie, a exposé un indicateur électrique de niveau d'eau, fondé sur le principe suivant : au moyen du flotteur, on fait tourner une roue qui règle l’intensité du courant selon la quantité d’eau présente dans la cuve: la hauteur maxima et minima du niveau de l’eau est signalée par une sonnerie Lremhleusc; en d’autres termes le niveau de l’eau dans la cuve est indiqué par un appareil électrique, dont le fonctionnement est basé sur la résistance plus ou moins grande qui peut être successivement intercalée dans le circuit.
L'appareil se compose d’une roue A (flg. 2), ayant une périphérie égale à la