TOME 1. — NOUV. TECH. I o
LES CHEMINS DE FER
Lorsque la pédale est à mi-course , elle dépasse le niveau des boudins des roues : quand un train passe , la pédale doit donc être rabattue et l’aiguille exactement appliquée contre le rail. De plus, on ne peut toucher à l’aiguille tant que le train ne l’a pas complètement dégagée (fig. 17).
Fig. 17. — Pédale de calage et verrou d’aiguilles.
En outre, l’cntretoise c qui réunit les leviers mobiles de l’aiguille porte deux gorges, a et b dans lesquelles peut s’engager un verrou I) dépendant du levier de manœuvre de l’aiguille, et disposé de telle manière que si la lame n’est pas
Fig. 18. — Verrou d’aiguilles à double action.
exactement appliquée contre le rail, l’enclenchement n'a pas lieu, ce dont l’aiguilleur s’aperçoit par la résistance du levier de manœuvre.
On substitue encore à cette disposition un verrou à double action. A cet
APPAREILS DE SÉCURITÉ
effet, on pratique une seule gorge a dans l’entretoise et le verrou porte deux redans opposés B, G, qui pénètrent dans la gorge de l’entretoise lorsque l'aiguille occupe chacune de ses positions extrêmes (fig. 18).
Quoi qu'il en soit, ces appareils perfectionnés n’ont ni la même valeur pratique, ni la même précision que le contrôleur électrique qui a été décrit dans le chapitre des Signaux.
11 en. est de même du contrôleur électrique exposé dans l’annexe de l’École militaire, par la Compagnie de l’Ouest.
Dans cet appareil, le contact est établi entre un levier dépendant de la tige de transmission de l’aiguille, et deux lames communiquant avec la source d’électricité et la sonnerie : lorsque l’aiguille est entre-bâillée, ce levier auxiliaire ne touche aucune des doux lames, et la sonnerie se fait entendre.
Ce système est évidemment inférieur à celui de la Compagnie du Nord, qui repose sur l’emploi du commutateur Lartigue, placé près des lames de l’aiguille. En effet, plus le contact est rapproché des lames, plus on est garanti contre toutes les chances d'erreur qui peuvent résulter du jeu des mécanismes.