‹ Études sur l'Exposition de 1878Chapitre 81 sur 174 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

NOUV. TECH

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LES CHEMINS DE FER

et elles produisent un effet utile de 12 à 15 degrés. Le prix de revient du chauffage est, d’ailleurs, évalué à 0 fr. 50 c. par voiture à quatre compartiments et par heure.

Ce système présente tous les inconvénients du chauffage par l’air chaud : il suffit qu’il y ait une fissure dans les parois de la caisse en tôle ou dans les joints, pour rendre un compartiment inhabitable: en outre, plus d’une heure avant le départ du train , les briquettes doivent être rangées dans les paniers et allumées à la flamme de becs de gaz, dans un appareil breveté par MM. Kiénast et Schützc.

Malgré ces inconvénients, ce mode de chauffage est adopté par le chemin de Berlin à Potsdam et à Magdebourg, par celui de Berg-Marche, par les chemins royaux de Saarbrück et de Westphalie et par les chemins rhénans. Seuls, les prix sont assez variables , à cause de la qualité des briquettes employées.

Toutefois, les appareils de Saarbrück présente une disposition spéciale, pour assurer le tirage, quel que soit le sens de la marche du train. A cet effet, la porte de chargement est munie d’une tubulure dirigée dans un sens, et à l’autre extrémité, le tuyau vertical qui, dans le système de Berlin-Anhalt, servait à l’arrivée de l’air, est terminé par un coude dirigé en sens inverse. Il en résulte que l’alimentation de l’air et l’échappement des produits de la combustion peuvent se faire alternativement par l’une ou l’autre extrémité , et que le sens de la circulation des gaz dépend de celui de la marche du train. Cette disposition assez ingénieuse méritait d’être signalée.

D'un autre côté, dans les voitures des chemins rhénans et de Westphalie, les deux caisses placées sous une même banquette sont renfermées dans la même enveloppe en tôle, et le tuyau de fumée de l’une longe l’autre caisse , ce qui a l'avantage de donner un peu plus de longueur à la circulation et, par conséquent, de mieux utiliser la chaleur.

Appareil de la Compagnie du Nord. — Le premier des types que la Compagnie du Nord a essayés pour le chauffage de ses voitures de troisième classe, de préférence à l’emploi des bouillottes mobiles, reproduit, à très-peu près, la disposition des appareils du chemin de Berlin à Anhalt.

Comme l’indiquent les fig. 13 et 14 de la PI. XXV, une seule caisse, munie de deux paniers, chauffe deux compartiments. La banquette sous laquelle est placée cette caisse, est protégée par un simple écran et l'air à échauffer, après avoir circulé entre cet écran et la caisse en tôle qui renferme le panier à combustible, s’échappe dans l’un des compartiments, par huit ouvertures percées dans l’écran , et pénètre librement dans l’autre compartiment. A vrai dire , la portion antérieure et percée de trous de l’écran sert surtout à protéger l’appareil contre les pieds des voyageurs. L’air nécessaire à la combustion pénètre par une double manche il vent et il sort par un conduit vertical, placé à l’extrémité opposée de la caisse en tôle.

Le combustible employé est la briquette Grandjean et Lefranc, du prix de 30 fr. les 100 kilogrammes; cet aggloméré est bien supérieur à la briquette de M. Berghausen. Celte dernière ne coôte que 25 fr. les 100 kilogrammes; mais comme on en emploie 6ks,720 par voiture, tandis qu’on n’emploie que seize briquettes Grandjean, du poids de 5ks,440, le chauffage revient encore à meilleur compte avec celles-ci , soit à 1 fr. 63 c. par voiture à cinq compartiments et pour une durée de dix heures environ; c’est donc un prix de revient de 0 fr. 163 par voiture et par heure, tandis que le chauffage par bouillottes mobiles reviendrait, pour une voiture de troisième classe et pour la durée d’un même voyage, à 0 fr. 180.

Les essais que la Compagnie a déjit faits de ce mode de chauffage ont donné des résultats assez satisfaisants. Les premiers ont été faits sur un train de Paris h

APPAREILS DE CHAUFFAGE. 215

Calais, chauffé par les briquettes Berghausen; nous donnons ci-dessous le tableau des résultats obtenus :

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