‹ Études sur l'Exposition de 1878Chapitre 88 sur 174 · COMPARÉE A I.A LUMIÈRE BLANCHE A UNE DISTANCE DE · texte numérisé non relu

COMPARÉE A I.A LUMIÈRE BLANCHE A UNE DISTANCE DE

2 mètres.

4 mètres.

6 mètres.

8 mètres.

/ à l’argent ordinaire. .

\ à l’argent ordinaire. .

Rouge ! à l’argent foncé. . . .

J au cuivre ordinaire . .

| au cuivre foncé .

Vert ordinaire .

Vert foncé .

Bleu .

Ce tableau prouve d’abord qu’à distance égale, le feu rouge ordinaire absorbe moins de lumière que le feu vert, et ce dernier, moins que le feu bleu; en outre, plus on s’éloigne du feu, moins le feu rouge absorbe de lumière, tandis que c’est le contraire pour les couleurs verte et bleue.

Ce dernier résultat est, d’ailleurs, confirmé par des expériences qui ont été faites à de grandes distances : ainsi, à 500 mètres, une lumière blanche a cessé d’être visible tandis qu’un feu rouge de même intensité était encore très-vif; à 750 mètres, le feu rouge au cuivre foncé donnait encore une sensation distincte à l’œil. Il est vrai que certaines brumes modifient absolument ces résultats en décolorant les feux.

Nature et forme des réflecteurs. — Le prix élevé des matières métalliques, employées comme réflecteurs et donnant le meilleur rendement en lumière réfléchie, avaient conduit plusieurs Compagnies de chemins de fer allemandes et l’État Belge à essayer la tôle ou la terre cuite émaillées; ma s ces matières ont un faible pouvoir réfléchissant en raison des aspérités que présente leur surface et les réflecteurs s’écaillent et se fendillent rapidement. Il est vrai que l’emploi du gaz pour l’éclairage des lampes de voitures interdit l’emploi de l’argent pour les réflecteurs de ces lampes parce que les émanations sulfureuses de la combustion du gaz noirciraient bientôt la surface de ces réflecteurs. Pour les lampes à l’huile, on emploie généralement le cuivre avec une épaisseur de 0m/m 4 à0m/m 7, plaqué d’argent sur une épaisseur de 0m/m 010 à 0 m/m 017.

Malgré la supériorité incontestable de cette espèce de réflecteurs, on se sert quelquefois de laiton ou de cuivre, recouvert d’une mince couche de nickel. Mais le pouvoir absorbant de ces matières nuit un peu à leur effet utile; d’ailleurs, la couche de nickel se ternit rapidement à l’air. Aussi l’économie réalisée par la substitution du nickel à l’argent (l’écart est de 7 fr. les 100 kilos au lieu de 220 fr.) est-elle en partie compensée par la durée qui est moindre, par l’entretien qui est plus coûteux, par l’effet utile qui est loin d’être comparable à celui de l’argent, et enfin par le travail du polissage qui est plus difficile que le brunissage de l’argent.

La forme des réflecteurs est obtenue par un emboutissage sur un modèle dont la coupe est généralement une parabole, une ellipse ou une hyperbole, suivant les cas. 11 résulte des essais récemment entrepris, à ce sujet, par la Compagnie du Nord, que la forme qui parait être la plus avantageuse, pour l’éclairage des compartiments de voiture, est celle d’un segment de tore ellip-

LES CHEMINS DE FER

tique, obtenu en faisant tourner une ellipse autour d’un axe perpendiculaire à son grand diamètre et passant par l’un de ses foyers.

En plaçant à ce foyer un point lumineux, on arrive 4 obtenir un éclairage égal pour toutes les parties du compartiment, jusqu’à une certaine hauteur pratique.

Cette forme de réflecteurs, appliquée aux nouvelles lampes à bec rond a donné les résultats les plus satisfaisants.

Position des lampes dans les compartiments. — Los lampes des voitures sont, le plus souvent, fixées au milieu du pavillon, au nombre d’une pai compaitimcnt pour les voitures de première classe et los nouvelles voitures de deuxième classe, dune pour deux compartiments dans les anciennes voitures do deuxième classe, et de deux par voiture dans celles de troisième classe,

Cette position des lampes présente un inconvénient : elle nécessite que les lampistes montent sur le pavillon de la voiture, pour nettoyer, allumer ou éteindre les lampes, et qu’ils sautent d’une voiture à l’autre. Aussi a-t-on imaginé de placer les lampes latéralement, sur les parois verticales des compartiments, au nombre de deux par compartiment. Cette disposition est employée sur le chemin de fer de Vincennes et sur les chemins de fer suédois comme on a pu le voir sur les voitures exposées au Champ do Mars. Do cette façon, les lampistes n ont plus qu’à circuler sur les marchepieds, ce qui est plus rapide et moins dangereux, surtout en cas de gelée, et ce qui permet, en outre, de visiter, d allumer ou d’éteindre les lampes pendant la marche, si le train s'arrête peu de temps , ou très-rarement.

Conclusion. Le tableau suivant donnera une idée assez exacte des résultats comparatifs que fournissent les divers modes d’éclairage dont nous avons parlé :

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