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THÉORIE CENTRALE DES I. C

et offrent comme une poussière, des germes d’hallucinations.

Ordinairement faibles devant les objets réels, elles peuvent les vaincre, les masquer, les effacer, se substituer à eux, devenir états forts.

Des objets inaperçus donnent des images consécutives conscientes, et des images consécutives évanouissantes provoquent de frappantes métamorphoses dans des images perçues. Encore un bon terrain pour la germination hallucinatoire.

Les images consécutives ont du relief, et un relief changeant, avec toutes ses ambiguïtés, phénomène hallucinatoire qui leur est commun avec les perceptions les plus légitimes.

Quelques images d'objets complexes semblent en atteindre et dépasser la complexité, et donnent au regard le plus soucieux d’objectivité les plus vives impressions de richesse, de rigueur et de beauté géométriques; impression fausse, « Ergänzung » illusoire, mais qui n’en appartient pas moins au monde de la perception.

On peut vouloir, soit compromettre l’hallucination en la rattachant à l’image consécutive — décomposition, et non résurrection de la sensation —, soit préserver au contraire l'originalité de l’hallucination en lui annexant l’image consécutive. Pour tenter de montrer qu’il n’y a pas trop d’arbitraire à appeler la post-image une hallucination, la première chose à faire serait de l’enlever à la rétine et d'établir qu’elle est l’œuvre immédiate des centres, et se verrait encore si la rétine — après la fixation de l’objet — était soudain anesthésiée, exclue, supprimée.

11 y a trois grands arguments en faveur de l’origine centrale des post-images. Ils ne valent rien, mais ils peuvent être, au moins deux d’entre eux, l’occasion de quelques remarques.

C’est d’abord « Le transfert » de l’image consécutive !!, Ce mot, qui fait penser au « transfert » des hallucinations hypnotiques, désigne ce qui se passe lorsqu'on a obtenu une image monoculaire, avec le seul œil gauche par exemple ; l'œil droit la voit. L’œil gauche s’étant fait la post-image

11. Voir par ex. Franz, Psych. Rev., Monograph., III, 2, 1899. V. aussi Parinaud, la Vision, p. 104.

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