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I. C. NÉES D'HALLUCINATIONS

la voie optique, est venue dessiner quelque chose d'ellemême sur la rétine, La rétine n’aurait pas fait l’hallucination, mais elle ferait son image consécutive, interdite ainsi à une foule d'aveugles. En admettant que ce soit cela, et que l’image consécutive à une hallucination soit bien rétinienne, la théorie sensorielle, matérielle, de l’hallucination en recevrait un nouveau lustre. C’est si bien une perception, dirait-on, qu’elle modifie tout l’appareil visuel, rétine comprise, exactement comme ferait un objet.

Malheureusement, si on néglige les hystériques — pour les retrouver bientôt —, les observations de post-images post-hallucinatoires sont rares, et anecdotiques. Et puis, les hallucinations mères de post-images ne sont-elles pas déjà de simples images consécutives transformées par la rêverie et l’état hypnagogique ? On s’hypnoïdise sans avoir vu l’image consécutive présente, et une vision apparaît; on se réveille, on ouvre les yeux à la lumière, et l’image consécutive reparaît, cause et non effet de l’hallucination, rendue à son aspect initial par le réveil, par l’ouverture des yeux et par la lumière. Des faits paraissent pourtant irréductibles, le cas de Downey par exemple. Downey, dans de longues recherches, n’a trouvé qu’un sujet satisfaisant, mais il était remarquable. C’était une jeune femme de vingt et un ans, parfaitement ignorante de la psychologie expérimentale en général et des images consécutives en particulier. Elle réussissait assez bien à se donner des hallucinations volontaires de couleurs. Ces lumières subjectives étaient même assez réellement des perceptions pour faire, avec les couleurs objectives, des mélanges, des substitutions et des contrastes. Elles laissaient enfin d’elles-mêmes, sans doute quand le sujet suspendait ou détendait son effort de création, des images consécutives négatives et complémentaires, images que la jeune femme subissait passivement sans pouvoir en modifier le ton. Parfois même la métesthésie précédait la couleur que le sujet voulait se représenter. Et ces post-images post-hallucinatoires, quelquefois peut-être préhallucinatoires, étaient précisément identiques à celles que fournirent, dans un deuxième temps prudemment retardé, des couleurs non plus imaginaires mais objectives. Downey, sans y insister beaucoup, semble

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