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CONTRÔLE DES MÉTESTHÉSIES PAR LES IMAGES

avoir fait de son mieux pour éviter la suggestion, mal qui ne répandait cependant pas la terreur au temps de cette observation. C’est ainsi que nous voyons sa jeune fille remarquer : « Je ne vois pas à quoi peuvent servir de pareilles expériences », « les résultats ne sont pas deux fois les mêmes ».

Rares, isolés, un peu trop éloignés dans le temps pour qu'on ne s'inquiète pas du terrain scientifique où ils ont germé et ont été recueillis, de tels faits ne peuvent pourtant pas être dédaigneusement écartés. Maïs tant qu’ils ne sont pas confirmés, ils restent en réserve, exclus du matériel scientifique utilisable, Après eux, la question qu'ils prétendent résoudre reparaît sans cesse tout entière : une métesthésie post-hallucinatoire est-elle possible? Des hallucinations ou des représentations purement endogènes, sans le soutien d’un point de repère objectif ou d’une image consécutive déjà constituée, peuvent-elles, une fois détendu l’effort central et oculaire de leur évocation, laisser d’elles une image consécutive identique à celle qu’aurait laissée la perception de l’objet ?

Autre exemple de fait en sommeil ; Haines et Williams croient avoir montré que les images consécutives peuvent être largement « contrôlées » par les représentations visuelles, celles-ci prolongeant, saturant, neutralisant ou modifiant jusqu’à se substituer à elle l’image consécutive contrôlée. Ils multiplient les précisions, les chiffres et les graphiques pour conclure que si la victoire d’une couleur volontairement évoquée sur une image consécutive est un événement rare, les sujets les moins visuels arrivent à prolonger, par un effort d’évocation, la durée de leurs postimages, J’ai cherché ces faits chez dix normaux et dix oniriques guéris, sans obtenir autre chose que les résultats classiques : l’image mentale d’une couleur, même violemment sollicitée à s’objectiver par la fixité du regard, par un encadrement et un point de fixation objectifs, par l’appât d’un anneau concentrique réel de la couleur voulue, même résolument extériorisée, ne s’objective pas, reste mentale,

13. The relation of perceptive and revived mental material as shown by the subjective control of visual after-image. Psych. Rev., 1905, 18-40.

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