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DÉFORMATIONS HALLUCINATOIRES ET MÉTESLIHÉSIQUES

thème, ou tout autre phénomène que la perception objective, des hallucinations ont surgi qui ont refusé de se soumettre, et que leur rareté n’autorise pourtant pas à négliger hallucinations qui se dédoublent, hallucinations qui se laissent parcourir par le regard, hallucinations qui laissent d’elles une image consécutive. Toutes les fois qu’un critère est donné qui assure le réel et sa perception contre les menaces de l’hallucination, une vision contre-attaque et prétend de nouveau que l’hallucination c’est la perception, et que la perception peut être un rêve.

Mais ces hallucinations irréductibles sont fragiles, et malgré les hallucinations mères d'images consécutives, le vieil exemple des hallucinations hystériques est là, pour rappeler que les visions, et les plus près en apparence d’être des perceptions sans objets, ne sont peut-être au fond que des conduites hallucinatoires, des pseudo-hallucinations, de simples représentations, séparées par un abîme des perceptions avec ou sans objets, des images consécutives et des hallucinations parfaites dont on rêve.

Les images consécutives nous donnent souvent des objets une vision très déformée : or, entre les hallucinations où tout est tache de couleur et géométrie, et les visions de figures et d'objets supérieurement normaux, il y a des hallucinations qui nous imposent des étrangetés, des bizarreries, des déformations, des caricatures, des grimaces, des horreurs. [image consécutive, qui affiche la prétention de rendre compte des couleurs et de la géométrie hallucinatoires, peut-elle rendre compte des hallucinations bizarres, caricaturales, grimaçantes, celles qui font penser aux miroirs déformants, à des dessins animés, au gros bout de la lorgnette ?

Un cercle est tracé au milieu d’un écran vertical et froutal, debout en face de nous. L’écran tourne autour de son diamètre vertical, comme un disque de chemin de fer, et le cercle devient un O de plus en plus allongé, une ellipse à petit axe horizontal de plus en plus court. C’est tellement vrai que si on figure la perspective correcte d’un écran qui vient de tourner ainsi de quarante-cinq degrés ou plus, le tracé d’un cerele sur la perspective fuyante de l’écran

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