DÉFORMATIONS MÉTESTHÉSIQUES DES OBJETS
réel, la forme réelle de perceptions sans objets, d’images consécutives connues depuis de longues années #, Quand la post-image d’un cercle est emportée par un plan frontal qui tourne autour de son diamètre vertical, cette image consécutive, de circulaire devient bien elliptique, mais ce n’est pas du tout par raccourcissement de son axe horizontal ; son axe horizontal s’allonge. Et si l’image consécutive est assez grande, il arrive même, — à mesure que l’écran tourne et que se réduisent ses dimensions transversales —, que l’ellipse s’allonge jusqu'aux bords verticaux du carton, les dépasse et s'achève dans le vide. Et pourtant, l’écran qui tourne et finira bientôt par ne plus nous montrer que sa tranche, ne paraît pas se raccourcir, il paraît plutôt s’allonger à mesure que sa perspective se fait plus fuyante; l’écran et l’ellipse, l’objet et l’image consécutive paraissent s’allonger simultanément,
L’achèvement de cette ellipse dans le vide, quand elle déborde l’écran, nous fournit d’ailleurs un moyen de rendre à l’ellipse sa forme circulaire, sans redresser l’écran. Quand, celui-ci ayant suffisamment tourné et l’ellipse s’étant assez allongée pour le déborder, on fait une obscurité qui « affaiblit » la forme de l'écran, qui estompe ses bords et réduit la perception de son obliquité, l’ellipse tend à rompre sa solidarité avec lui, elle tend à retrouver sa forme circulaire et la retrouve quelquefois, malgré l’écran, sa rotation et son obliquité.
Mêmes observations, naturellement, pour la post-image d’une croix
rectangulaire, La croix, Image consécutive d’une croix rectan-
gulaire projetéé en haut et à gauche VUE SUT un plan oblique, sur plan frontal. subit des variations de
ses bras et de ses angles que nous percevons difficilement. Sa post-image nous les montre, comme la post-image d’un cercle oblique nous a montré son ellipsité. Les variations d’obliquité de l’exes-