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A, B. ET MOUVEMENTS DE L'ŒIL ET DE LA TÊTE

dant 3 à 30 secondes, des mots hébreux, des mots Assyriens, des tableaux de caractères phéniciens, de signes quelconques, de groupes de points, de couleurs, et il reproduit tout très exactement, ou avec de rares fautes, qu’il peut généralement corriger. Après deux ou trois épreuves diverses où un quart d'heure de récréation, il reproduit, sans nouvelles présentations et sans erreurs, le dessin des mots ou des tableaux de l’épreuve initiale. Après plusieurs mois, il les retrouve partiellement. —— Quand on lui signale : « il y à une erreur », il ferme les yeux, regarde, ouvre les yeux, et corrige.

Il confirme parfois l’opinion de Urbantschitch sur l’opposition entre la représentation mentale et l’image eidétique. D’autres fois Kiesow a l’impression qu’il reproduit le dessin d’après la seule mémoire. Dans tous les cas, sa plume, sur le papier, ne recouvre pas les traits de l’image, il ne calque et ne copie pas, ne cherche pas l’image sur le papier, Pour l’obtenir, 1l lève les yeux, les ferme, ou regarde dans le vide. Les traits ou les couleurs lui apparaissent çà et là, et il les reporte sur la case voulue.

4° Rapports avec les mouvements de l'œil. — Les rapports de la représentation avec l’espace ne peuvent être discutés ici, mais on sait avec quelle fidélité l’image consécutive suit les mouvements de l'œil. Le centre de la fovea est rivé au point de fixation du dessin. Le moindre mouvement de l’œ1il lance l’image dans sa direction, l’œ1il croit indéfiniment la poursuivre et la rattraper ; et si l'attention peut tenter de parcourir l’image, celle-ci s'échappe dès que c’est l’œil qui essaie de l’immobiliser pour la parcourir. Avec l’image eidétique, les résultats sont divers; tantôt elle obéit volontiers aux déplacements du regard, tantôt elle reste à sa propre place, comme un objet, et l’enfant l'y retrouve; tantôt, et le plus souvent, elle suivrait, non les mouvements des yeux, maïs, plus exactement, ceux de l’attention. Je n’ai pas trouvé de précisions satisfaisantes sur ce qui me paraissait l’essentiel : quel est le propre de l’image eidétique ? Montre-t-elle une soumission absolue aux mouvements de l’œil, ceux-ci la lançant dans toutes les directions, comme une simple image consécutive ?

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