DESTRUCTIONS DIFFUSES ET PARTIELLES
une tumeur se développe dans la profondeur du lobe occipital et détermine une hémianopsie pure, sans agnosie., On détruit la tumeur, et, pour y parvenir, on excise une partie du pôle occipital, en l’abordant par sa face externe. Excellent résultat chirurgical mais au prix d’une cécité verbale. La tumeur comprimait radiations optiques et rétine corticale, mais respectait écorce et fibres d’association de la face externe, d’où une hémianopsie sans agnosie. L’intervention a lésé écorce et fibres d'association de la face externe, d’où une agnosie. Cas impressionnant, mais non expérience cruciale, Ces cas sont rares et, presque toujours, tout le lobe occipital est intéressé, Bien des situations physiologiques seront dès lors très difficiles à réaliser : irritation isolée du pli courbe en relation normale avec la calcarine; destruction isolée du pli courbe, les radiations optiques et la calcarine restant normales ; isolement du pli courbe par lésions sous-corticales,
La règle sera la destruction simultanée du pli courbe et des radiations optiques. Ces destructions, par une complication supplémentaire à peu près constante, sont presque toujours partielles, et il n’y a pas une pièce d’autopsie établissant qu’un halluciné visuel ait perdu, dans la profondeur du lobe occipital, toutes ses radiations optiques et, à la face externe du cerveau, toute l’écorce supposée spécialement intéressée à la mémoire et à la perception visuelle. On pourra toujours prétendre qu’il restait assez d’écorce occipitale externe ou de radiations optiques pour refuser ou accorder à celle-là ou à celles-ci la paternité des hallucinations.
Les lésions occipitales sont enfin souvent unilatérales, tandis que leurs hallucinations ne sont pas souvent hémianopsiques. L'histoire de l’hémianopsie cesserait dès qu’on dépasse la rétine corticale, et les lésions unilatérales sus-jacentes ne détermineraient plus de syndrome unilatéral. L'intervention de l’hémisphère opposé serait alors inévitable et indiscernable ; aucun déplacement latéral des visions ne trahirait son action.
Supposons pourtant qu'on ait réussi à détruire, à la face externe du lobe temporo-occipital, toute l'écorce sup-