L, F. ET HALLUCINATIONS
confus par un humble phosphène, il y aurait ainsi plus qu'une lointaine ressemblance de physionomie, il y aurait analogie de mécanisme.
Malheureusement, quand il faut désigner les centres modérateurs exclus et les centres libérés, on se retrouve en pleine confusion, et il n’y a pas lieu de revenir ici sur ce qu’on à vu à propos des centres sensitifs et imaginatifs :
Faut-il attribuer l’hallucination à la libération de la rétine corticale, normalement inhibée par les centres visuels de la face externe du cerveau, la rétine corticale échappant au contrôle de quelque pli courbe, les perceptions sans objet échappant au contrôle d'images ?
Faut-il au contraire renverser la théorie, et de même qu’on à parfois fait contrôler l’écorce par la couche optique, attribuer l’hallucination à la libération de l’écorce occipitale externe, privée du contrôle de la rétine corticale détruite ?
Faut-il enfin — on y à pensé — aller chercher les centres de l’hallucination beaucoup moins haut, dans les régions de la rigidité décérébrée ? On s’est parfois demandé si certaines lésions pédonculaires ne pourraient parfois suffire à déterminer certains troubles psychiques %, et, plus récemment, mais en l’absence de faits précis, on a parlé d’hallucinations pédonculaires 5!. A la base du cerveau, dans lP’infundibulum, il y aurait des centres hypniques, oniriques peut-être; et, dans un travail récent, l’âme, sans revenir à la pinéale, vient hanter les parois du IIT° ventricule *.
Il n’est pas indifférent de voir des auteurs isoler, libérer plus ou moins un centre tel que le corps genouillé, et lui donner le pouvoir d'imposer à un malade des hallucinations, d’autres auteurs exigeant au contraire l’action concordante, pathologique ici, normale ailleurs, de toutes les parties du cerveau ; comme si l’âme, indivisible et simple, ne pouvait
50. Claude et Quercy, Syndr. de la calotte protubérantielle, R. N. 1914, I, 840. Camus, troubles psychiques par lésions extra-corticales, Paris- Médical, 28 octobre 1922. — 51. Ludo van Bogaert, Hallucinose pédonculaire, R. N. 1927, I, 608, et Soc. Neurol., 10 janvier 1924. Lhermitte, R. N. 1922, 1363, et Bull. Soc. Opht., mai 1925 : l’hallucination, perturbation du sommeil, fonction des noyaux de la base. — 52. Ladilas Haskovec, nouvelle contribution au psychisme sous-cortical, Encéphale, décembre 1929. « C’est autour du Ille ventricule qu’il faut chercher le centre psychique, le siège de la conscience centrale et de la volonté, de l’âme ».