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AFFIRMATIONS DU RÊVEUR

suggestionneur discret, en dehors du rêve, comme la faim qui fait rêver rassasiement et, dans un autre domaine, le motif musical qui éveille une ample synopsie.

Le rêve en est parfois une. Quand cette bonne, profondément endormie, ne veut pas entendre le bébé qui hurle, plutôt que de se réveiller elle crée un rêve ?, où l’enfant utilise comme il convient le bord du trottoir, d’où un ruisseau, un fleuve, la mer, un canot, un chaland, un vaisseau de haut bord. C’est une opsiphonie où la matière auditive, réelle, est refusée par la conscience, et où la matière visuelle a une source inconnue.

Le rêveur sait que l’aveugle a des rêves visuels illimités et que le phosphène le plus humblement mécanique à déjà lignes, formes, couleurs et masse, « Mon rêve, persiste-t-il, est l’exaltation d’une fonction inhibée, mais déjà présente, à l’état de veille, et qui s’y manifeste par les phosphènes mécaniques, les images consécutives, les photopsies des migraineux, etc., etc. Je crée la lumière, la forme, les couleurs, le relief, toutes les perceptions de la vue. Pendant la veille, j'attends les incitations extérieures pour sentir, et je modèle mes créations sur les circonstances du dehors et les nécessités de la vie, Pendant le rêve, la fonction inhibée, maintenant plus ou moins libérée des entraves, des obligations et des directives utilitaires, s'exerce spontanément, automatiquement et amplement. Elle tolère et utilise encore quelques excitations externes, mais c’est surtout avec les ressources de la mémoire et de l’imagination qu’elle construit des perceptions pures, parfaites et arbitraires, où le dehors, les excitations périphériques et les organes des sens ne sont plus pour rien ».

Attaqué de divers côtés, débarrassé de quelques positions avancées, le rêve prétend rester intact. Il fait leur part aux excitations externes, aux objets, aux sensations d’origine périphérique, aux images consécutives et aux phosphènes. Il accepte sans crainte l’accompagnement, contingent et peu fréquent d’une certaine activité motrice. Il retrouve en soi tous les actes psychiques de la veille. Il distingue,

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