VISIONS, INSOMNIES, TRAVAIL
le dimanche a la sainte Messe je vis la Sainte Vierge elle etait d’une beaute admirable. et de son Cœur sortait trois grande lumieres. sur lesquelles était ecrite ces paroles. Puissance, Sagesse Miséricode! a ses pieds. elle etait entouré de chaque cote de deux Saints. je crus bien reconaître Saint Jean. et Sainte Marie Madeleine cette fois elle ne me causa pus. car elle semblait bien heureuse et mor j'ai assez a admire sa beauté et en meme temps sa Bonte. il me faudrait un temps tres long pour vous donner. entretiens de chaque vision et aussi il me faudrait une solitude tranquille. je dois vous dire que mañintenant sans voir le bon Dieu. je sens continuellement sa presence, 1l me guide a chaque instant. et je puis ajouter qu.il me comble de delicatesse et de graces. j'espere quand je m'en retournerar aupres de mes Parents je pourrais plus facilement. vous faire un rapport mieux suivie. D'abord il faudra une fors avoir quitte ici en faire un expres pour mon Directeur de conscience. je suis a votre dispositions pour repondre aux paroles que vous tiendrez de savoir sur ce que j'ai ecrit.
Recevez mes Sentiments en N. Seigneur.
La première vision a eu lieu une semaine environ après la « guérison ». Amélie, cette nuit-là, n’a pas dormi, et, le lendemain, par le plus terrible orage dont la région garde le souvenir (pluie et tonnerre pendant quarante heures), elle se rend, sur l’ordres exprès du Christ dans un Monastère de capucins. A bicyclette, en chemin de fer, en bateau, à pied, elle y parvient et le père qui la reçut m'écrit : « Je me suis entretenu avec elle pendant une demi-heure. Elle ma paru tout à fait normale, très calme. Mais elle m'a écrit quelques jours après une lettre de folle ». Elle revient chez elle trempée et boueuse, mais sans éprouver aucune fatigue. L’orage, dont la population parlera encore longtemps, l’a laissée parfaitement indifférente. C’est évidemment une manifestation de la colère céleste mais elle n’intéresse pas particulièrement ses visions, locutions et missions. De retour, elle travaille, dîne, travaille encore, se couche et se remet à ses visions et à son insomnie.
Le jour, travail très actif, et, disent les témoins, parfait de rapidité, d’abondance, et de fini; mais, dit-elle, « je ne pouvais rester longtemps au même ouvrage ». Elle visite les malades, panse les plaies, console, ensevelit, n’éprouve ni dégoût, ni fatigue. La nuit : visions. Malheureusement, à l’église, elle ne se borne pas à prier. Elle chante et joue de l’harmonium. Or, elle ne sait ni l’un ni l’autre, et on s’en aperçoit ; mais trois mois après, purement normale, elle est convaincue que Dieu lui a infusé un moment la science du déchiffrage et du elavier. Il fallut lui interdire harmonium et église ».
« J'étais vexée, m’explique-t-elle, que l'Eglise m'ait été fermée ». Elle semble avoir crié son indignation dans la rue,