‹ Études sur l'hallucinationChapitre 160 sur 366 · VELLÉITÉS QUALITATIVES · texte numérisé non relu

VELLÉITÉS QUALITATIVES

La réalité est un continu où nous découpons arbitrairement des choses sous l’action de nos besoins vitaux 2,

Les éléments psychiques ne sont pas des atomes mais des phénomènes, des changements, des mouvements 3%.

En se groupant, les éléments se transforment, le tout conditionne les parties, et le moi n’est pas un polypier, mais un tout 24,

Le système nerveux n’est pas une machine à penser mais, écorce comprise, une machine à réflexes #5,

L'élément moteur a une importance psychologique considérable. Une image est un ébranlement en même temps qu’une lumière #%, et chacune à des tendances pour effets. C’est grâce à celles-ci que se forment les idées générales, ces images : Quand des objets, plus ou moins divers, provoquent une même impulsion motrice, c’est la conscience de cet élément commun qui constitue la première ébauche de l’idée générale ?7.

Autre témoignage du rôle capital de l’élément moteur : le passage d’un souvenir de l’inconscient au conscient a lieu quand le courant nerveux parti des centres d'images, s’abouche dans un courant moteur; au moment, dira Bergson, où une action s'organise dans l’écorce #8.

Tous les souvenirs se conservent ?.

L’image cérébrale n’est pas un cliché; c’est un mouvement qui, la sensation passée, va et se propage de neurone à neurone #, assurant ainsi conservation et réveils du souvenir.

L’écorce, réserve faite de la frontale ascendante et du pied de la troisième frontale, ne comporte pas de localisations ; elle est homogène, tous les éléments y ont même fonction, une lésion localisée n’y détermine pas un trouble local et systématisé mais une dépression psychique générale #1.

L'image cérébrale, non localisée et non fixée dans une trace, se meut dans d’autres régions cérébrales que la sensation. Centres de la sensation et centres de l’image sont « antagonistes ».

Les représentations mentales sont d’une autre nature que les sensations 22.

L'hallucination n’est qu’une interprétation, le rêve est constitué par la coïncidence entre certaines images du rêveur et ses sensations actuelles, il y a enfin des hallucinations, dites « psychiques », radicalement distinctes des hallucinations sensorielles 33.

92. I, 344-345, ch. sur l’éduc. des sens. — 923. II, 6, 65, etc. — 24. Ibid. — 95. I, 306. — 26. I, 40. — 27. I, 40. Bergson, Matière et Mémoire, 173-174. — 98. I, 279-282. Tout Matière et Mémoire. — 99. I, 13%. — 30. I, 275, 311. — 31. I, 240, 271-275. C’est Bergson, et non Taine, qui est localisateur. — 32. 1,7, 8,183-84. — 33. II. 920; IT, 22; II, 223-226.

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