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LE SCHÈME MOTEUR

sance est d’abord la conscience d’un accompagnement moteur de la perception. Le corps doit jouer la reconnaissance pour que l’esprit puisse l’imaginer. Ces mouvements naïssants, qui suivent la perception et préludent à la reconnaissance constituent le schème moteur.

Dans les paralysies, les anarthries, les apraxies, les aphasies motrices, l’impuissance des mouvements n’empêche pas l’organisation du schème à,

Celle-ci se fait en deçà des circonvolutions dites motrices et exige l’intégrité de centres dits, à tort, sensoriels, le « cuneus » par exemple, ou région calcarinienne, centre « perceptif » visuel #.

En cas d’altération du schème moteur, de la réaction motrice qui s'organise en réponse à la perception, en cas de lésion du cuneus, les souvenirs indispensables à la reconnaissance restent bloqués dans l’inconscient psychologique. Le corps n’a pas joué la reconnaissance, l'esprit ne l’imagine pas, le malade est agnosique.

Voici maintenant les faits qui fondent ces affirmations.

Il n'existe pas une observation établissant qu’à telle lésion cérébrale répond la destruction de tel stock d'images : verbes, substantifs, noms propres, mots allemands, mots écrits, chiffres, etc. Les amnésies systématiques sont sans lésion et curables, les amnésies avec lésion montrent un affaissement, une détente fonctionnelle, un affaiblissement général de la fonction et non une extirpation de souvenirs °.

À part cette constatation générale, 1l faut bien reconnaître que les arguments cliniques de Bergson sont faibles.

1° Il cite des agnosies avec conservation des souvenirs inutilisables; mais aucun des faits qu’il a ou aurait pu citer n’a pareille portée.

Cas de Sérieux $ : l’auteur conclut à l’intégrité des souvenirs auditifs dans une surdité verbale pure. Pourquoi ? Parce que parole spontanée et lecture sont peu touchées, et parce que nous parlerions et lirions avec nos images auditives. Point n’est besoin d’insister sur cette erreur.

Cas d’'Arnaud?7 : Surdités verbales où les malades

83. M. M., 116, 121. — 4. III, 139, 266. — 5. 1295. — 6. Rev. de Médecine, 1893, p. 733. — 7. Arch. de Neurologie, 1887.

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