‹ Études sur l'hallucinationChapitre 358 sur 366 · FOI, SCIENCE. CERTITUDE IMMÉDIATE · texte numérisé non relu

FOI, SCIENCE. CERTITUDE IMMÉDIATE

lâme ne doit jamais vaciller sur un point de la foi. « Si elle ne trouve pas en soi cette fermeté, et si les consolations et visions n’ont pas pour effet de la faire croître, on ne doit pas les tenir pour sûres ». Dieu enfin « ne permettra jamais au démon de tromper une âme qui par suite de cet attachement inspiré directement de Dieu et qui rend la foi vive et inébranlable, s'efforce constamment de se conformer à la croyance de l’Eglise; une âme si ancrée dans sa foi que toutes les révélations imaginables, vît-elle les cieux ouverts, ne la feraient pas dévier d’une ligne de la pureté de sa doctrine » &.

La certification par Dieu et la foi! Il n’est pas de plus hauts arguments, Nous nous rappelons que la foi n’est pas un système verbal auquel nous nous laissons aller à croire plus ou moins. C’est une infusion surnaturelle, une greffe, un organe, une modification substantielle de notre âme, une puissance intellectuelle supérieure, indifférente aux violences affectives ou aux prétentions rationnelles. Son contenu paraît n'être qu’une parole, maïs dont le croyant seul — celui qui a l’expérience de la foi ® - peut déceler et comprendre la parfaite originalité : elle est révélée et révélatrice, elle est quod et quo creditur. Et quand Dieu nous dit : « c’est moi qui te parle », un acte de foi s’accomplit que la raison regarde avec hébétude, que Thérèse permet aux autres de traiter de folie, mais que le croyant appelle une science.

Nous tenons la principale « raison » thérésienne de la croyance en la divinité des visions et locutions; c’est une certitude immédiate. Les considérations et les arguments la confirment: ils ne la font pas. « Quand je suis en oraison, tous les théologiens et toutes les saintes âmes auraient beau se liguer contre moi, et j'aurais beau faire tout au monde pour les croire, ils ne me convaincraient pas... À la première vision, tous les doutes s’en vont en

64 XXV. — 69. Litterarum sensum extra ecclesiam neutiquam reperiri, neque ab iis tradi posse qui, verae fidei expertes, Scripturae non medullam attingunt, sea corticem rodunt. Léon XIII Providentissimus. Cf. Visions et ascèse, p. 321-325; Foi et Dons, 335-338; Foi, 246

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