PROPOSIPIONS FONDÉES SUR LA XVII
« Ce que nous imaginons qui mène à la joie, nous nous efforçons de l’imaginer, c’est-à-dire de le considérer comme présent. »
47 : Notre joie au malheur d’un ennemi ne va pas sans tristesse.. Scolie : « Cette proposition peut aussi se démontrer par le Corollaire de II, 17. Chaque fois qu’il nous souvient d’une chose, bien qu’elle n’existe pas en acte, nous la considérons cependant comme présente, et le corps est affecté de la même manière. »
56 : …. Nous pâtissons dans la mesure où nous imaginons, c’està-dire où nous sommes affectés d’une affection qui enveloppe la nature de notre corps et celle d’un corps extérieur.
32° définition : le Souhait frustré... « Quand il nous souvient d’une chose, nous sommes par cela même disposés à la considérer dans le même sentiment dont nous serions affectés si elle était là présente; mais cette disposition ou cet effort est le plus souvent inhibé pendant la veille par les images des choses excluant l’existence de celle dont il nous souvient. »
IVe PARTIE. — Propositions. 1 : « Rien de ce qu’une idée fausse a de positif n’est ôté par la présence du vrai en tant que vrai ». Quand nous connaissons la vraie distance du soleil, l’erreur est ôtée, non l’imagination qui nous le montre à deux cents pas... De même quand « nous l’imaginons comme s’il était dans l’eau, encore que sachant le lieu où il est vraiment »... « Les imaginations ne s’évanouissent pas par la présence du vrai en tant que vrai, mais parce qu’il s’en offre de plus fortes qui excluent l’existence présente des choses que nous imaginons, comme nous l’avons montré en II. 17. »
7: « Une affection ne peut être réduite ni ôtée sinon par une affection contraire et plus forte que l’affection à réduire. » Spinoza ne cite pas II, 17.
9 : « Une affection dont nous imaginons que la cause est présente est plus forte que si nous n’imaginions pas la présence de cette cause. » « Une imagination est une idée par laquelle nous considérons une chose comme présente. »
13 : « Affection relative à une chose contingente... » « Quand nous imaginons une chose avec une relation au passé, nous sommes supposés imaginer quelque chose qui la ramène à la mémoire ou en éveille l’image, et fait par suite que nous la considérions comme si elle était présente. »
62 : « En tant que l’âme conçoit les choses suivant le commandement de la raison, elle est également affectée, que l’idée soit celle d’une chose future ou passée, ou celle d’une chose présente. » Spinoza ne cite pas II, 17.
Ve PARTIE. — Propositions. 7 : Les affections tirant leur origine de la raison sont plus puissantes que celles qui se rapportent à des choses considérées comme absentes.