VI PRÉFACE
Ces études ont été ébauchées dans des conférences publiques organisées par l'académie impériale de Metz en 1863, et dont le programme comprenait une partie historique qu'on nous avait fait l'honneur de nous confier. Nous voulons, pour acquitter une dette de reconnaissance, rappeler en peu de mots ce qui se rapporte à cette institution dans notre cité.
L'exposition générale des arts et de l'industrie qui a eu lieu à Metz en 1861 avait donné accidentellement à cette ville, comme annexe des édifices temporaires élevés à cette occasion, un vaste amphithéâtre où furent en quelque sorte improvisées des conférences que le public goûta beaucoup. On s'y porta en foule pour entendre M. Perdonnet sur les chemins de fer, M. Barrai sur l'agriculture, M. Nicklès sur la combustion, M. Alf. Terquem et M. Crova sur les propriétés de l'électricité, M. Maurice Meyer sur des questions de langage et de littérature, M. Aderer sur le théâtre de Molière. Cet empressement montrait qu'on pouvait s'avancer avec confiance dans la voie où l'on venait d'entrer. L'académie impériale de Metz n'hésita pas à s'y engager. Elle comptait déjà parmi ses titres d'honneur l'institution des cours industriels d'où sont sorties nos excellentes écoles municipales1. Il lui appartenait de prendre l'initiative pour la création nouvelle dont l'opportunité se manifestait si clairement. Le 27 mars 1862 elle était saisie d'une proposition formelle à
l. M. Perdonnet, dans sa conférence du 24 juillet 1861, rappelait que les cours industriels de Metz avaient servi de modèle aux cours institués à Paris pour la classe ouvrière par l'association polytechnique, dont il était le président.